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Histoires insolites

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fradinette



BalanceChien
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Mer 3 Sep - 5:24

D'ÉTRANGE DÉCÈS -

Des accidents inhabituels


Eschyle et la torture

En 456 avant J.-C., Eschyle, le père de la tragédie grecque, est âgé de 69 ans. Il vit à Gela, en Sicile. Un jour, se promenant dans les environs, il voit un aigle planer au-dessus de sa tête, à la recherche d’un rocher pour briser la carapace de la tortue qu’il tient entre ses serres. Mais prenant apparemment la tête chauve d’Eschyle pour une pierre, il lâche la tortue dessus. Le poète est tué instantanément. Ses amis se souviennent alors que l’oracle avait prédit qu’Eschyle serait tué d’un coup venant du ciel.

Le Ballon de la mort

En 1785, Jean-François Blanchard, le pionner français du ballon, est le premier homme à traverser la manche par voie aérienne. Sa femme, tout aussi intrépide, et également aéronaute de renom, fait un grand nombre de montées en ballon pour célébrer des évènements nationaux, en particulier le mariage de Napoléon en 1810. Sur cette gravure du XIX e siècle (à droite), Mme Blanchard plonge vers la mort après que les feux d’artifice ont enflammé son ballon en 1819. Son mari a été tué en 1809 alors qu’il utilisait un parachute de son invention.


Les raisins de la colère

Calchas fut, dit-on, l’un des plus grands devins de la Grèce antique. Les récits sur sa mort racontent qu’un autre devin, le voyant en train de planter ses vignes, lui prédit qu’il ne boirait jamais de son vin. Une fois les vignes mûres, Calchas fabrique son vin. Puis il invite son rival à une fête pour démentir la prédiction, que son hôte répète encore au moment où Calchas porte la coupe à ses lèvres. Calchas est saisi d’un fou rire, et meurt d’étouffement.


Roue de l’infortune

En septembre 1927, la danseuse Isadora Duncan admire une Bugatti de course qui appartient à Benoît Falchetto, un propriétaire de garage à Nice. Comme celui-ci espère que cet intérêt se transforme en achat, il lui propose d’essayer la voiture. La danseuse est très légèrement habillée, et n’a qu’un foulard de soie sur les épaules ; Falchetto lui propose sa veste de cuir, mais elle refuse.

« Adieu, mes amis, je pars pour la gloire !», crie-t-elle, lançant théâtralement son foulard derrière elle pendant que la Bugatti démarre. Quelques secondes plus tard, le long foulard, traînant par terre, s’emmêle dans une des roues de la voiture, et Isadora est étranglée.


Coup dur

La magicien Harry Houdini présente dans son spectacle le tour suivant : il contracte tant les muscles de son ventre qu’on peut lui donner des coups de poing sans que cela lui fasse mal. Le 22 octobre 1926, Houdini est couché dans sa loge du Princess Theater de Montréal, lorsqu’il reçoit la visite du boxeur amateur Joselyn Gordon Whitehead. Celui-ci lui demande s’il peut vraiment supporter les coups de poing dans le ventre. Le magicien a à peine le temps de répondre que Whitehead lui assène quelques coups féroces sur l’abdomen.

Le lendemain, Houdini se sent mal. À Détroit, le lundi suivant, il s’effondre sur scène : rupture d’appendice et péritonite. Il meurt six jours plus tard.



Le bâton du chef

En 1687, Jean-Baptiste Lully, directeur de l’opéra de louis XIV, dirigeant un Te Deum pour le roi, bat la mesure au moyen d’un grand bâton. Par accident, il fait tomber la lourde baguette sur son pied. Celui-ci s’infecte et Lully mourra peu après.






La fin et les moyens

Le riche et avare fabriquant de vin français Samuel Tapon n’a que deux passions dans la vie : ses étendues de vignoble à Cognac, où il possède aussi quelques châteaux, et l’argent. En octobre 1934, il perd environ 75000 dollars dans une tentative de spéculation. Inconsolable, il se rend dans un village et achète un morceau de corde – après l’avoir longuement marchandé. Puis, il rentre chez lui et se pend, laissant une fortune de deux millions de dollars.





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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Jeu 4 Sep - 4:56

- LA MALÉDICTION DU DIAMANT DE L'ESPOIR-

Découvrez la troublante histoire d'un diamant qui porta malheur à tous ses possesseurs.




Si l’on en croit la légende, le fabuleux diamant connu sous le nom de diamant de l’Espoir, qui ornait jadis une idole indienne, aurait été dérobé par un prêtre hindou. On raconte que le pauvre prêtre aurait été torturé et mis à mort pour son crime.

La pierre précieuse, censée porter malheur, réapparut en Europe en 1642 entre les mains d’un contrebandier français du nom de Jean-Baptiste Tefernier. Il la vendit avec d’énormes bénéfices mais laissa son fils prodigue dépenser le plus gros de sa fortune. Il devait finir déchiqueté par des chiens enragés aux Indes, où il était parti reconstituer sa fortune.

La pierre entra ensuite en possession de Louis XIV qui la fit tailler à nouveau, la ramenant ainsi de 112,5 carats à 67,5 carats. Cette réduction ne lui ôta pas son sort maléfique. Nicolas Fouquet, qui l’avait emprunté pour un dîner officiel, fut reconnu coupable de détournement de fonds et emprisonné à vie. Il mourut dans sa prison. La princesse de Lamballe, qui portait souvent le diamant, tomba plus tard sous les coups d’une foule parisienne enragée. Le roi lui-même mourut ruiné et politiquement affaibli, son royaume épuisé. Louis XVI et Marie-Antoinette qui héritèrent ensuite du diamant finirent leurs jours sous le couperet de la guillotine.

En 1830, le bijou, désormais historique, fut acheté par un banquier londonien du nom de Henry Thomas Hope, qui le paya 150 000 dollars. Il connut rapidement des revers de fortune et l’un de ses petits-fils devait mourir ruiné. Un de ses derniers héritiers se débarrassa enfin du bijou en le vendant. Dès lors, pendant seize ans, la pierre passa de main en main.



Dans celles, entre autres, du Français Jacques Colet qui se suicida et du prince russe Ivan Kanitovitch qui mourut assassiné. En 1908, le sultan turc Abdul Hamid paya 400 000 dollars pour l’Espoir qu’il s’empressa d’offrir à sa concubine préférée, Subaya et fut lui-même renversé. Ce fut Simon Montharides qui en devint ensuite propriétaire. Sa voiture se renversa, le tuant sur le coup en même temps que sa femme et sa petite fille.

Le diamant traversa ensuite l’Atlantique et tomba entre les mains du magnat de la finance Ned Mc Lean qui l’acheta pour la somme dérisoire de 154 000 dollars. Son fils Vincent se tua peu de temps après dans un accident de voiture et sa fille mourut d’une overdose. La femme de Mc Lean s’adonna à l’héroïne et lui-même finit ses jours dans un asile. Il mourut en 1947, laissant le douteux héritage à ses petits-enfants, dont la petite Evalyn, âgée de cinq ans.

Deux ans plus tard, la famille Mc Lean vendit le diamant à Harry Winston, un marchand de pierres précieuses. Winston en fit don au Smithsonian Institute où il se trouve encore. Sa malédiction n’agit peut-être pas sur les institutions comme sur les individus ou est peut-être venue d’éteindre avec Evalyn Mc Lean, l’un des six petits-enfants de Mac Lean, que l’on trouva morte dans son appartement de Dallas le 13 décembre 1967. Elle avait 25 ans et l’on n’a jamais su la cause réelle de son décès.

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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Ven 5 Sep - 5:21

- LE MANOIR BALLECHIN-

Maintenant détruit, le manoir Ballechin était connu comme l'endroit le plus hanté d'Écosse. Hanté autant par des fantômes d'humains que par ceux des anciens chiens d'un des propriétaires, cette maison fût abandonnée pendant près de trente ans.



Le manoir de Ballechin fut construit en 1806, sur l’emplacement d’un vieux manoir qui était déjà détenu par la famille Stewart (Stuart) depuis plus de trois siècles. C’est d’ailleurs cette année là, dans cette nouvelle maison, qu’est né Robert Stewart, celui qui allait entrer dans la légende. Il parti pour les Indes en 1825, avec la Compagnie des Indes orientales et en revint 25 ans plus tard, en 1850, avec un grade de Major.

À son retour, il retourna à Ballechin, dont il avait hérité 16 ans auparavant. Comme la maison avait été louée à des locataires, il habita quelque temps dans un petit cabanon en attendant que leur bail expire.


La population locale le considérait comme excentrique, car bien que profondément religieux, il avait développé plusieurs croyances pendant les vingt-cinq années qu’il avait vécu en Inde. Il avait aussi un grand amour pour les chiens, il en possédait quatorze. Vers la fin de sa vie, il avait presque complètement raillé la compagnie des hommes, préférant ses animaux. Sa seule amie était sa femme de chambre, Sarah, qui décéda mystérieusement dans la chambre du maître, en 1873, à l’âge de 27 ans. Cette chambre allait d’ailleurs devenir la pièce la plus hantée de la maison.

Le Major Stewart croyait fermement en la transmigration des âmes et avait déjà déclaré vouloir revenir, après sa mort, dans la peau de son chien favori, un épagneul noir. Il mourut dans son manoir, en 1874 (1876 selon certaines sources), et fut enterré aux cotés de Sarah.

Nul ne sait vraiment si le major réussit à transmigrer son âme dans le corps de son épagneul, mais si ce fut le cas, il dû avoir une surprise car, lorsque son neveu, qui hérita du manoir de Ballechin, arriva dans sa nouvelle demeure, il fit abattre tous les chiens, en commençant par l’épagneul noir.

C’est peu de temps après que le premier phénomène paranormal se produisit. La femme de John Stewart, le neveu du major, était dans le bureau de son mari alors qu’elle sentit une très forte odeur de chien, la même qui régnait autrefois en ces lieux. Soudainement, elle fut heurtée par un animal invisible. Les évènements ne tardèrent pas à se multiplier; des bruits étranges, des coups, des grattements, des détonations, des voix se disputant, alors qu’il n’y avait personne.

Vers la fin de 1878-79, la situation était devenue tellement inquiétante que la gouvernante quitta le manoir. Un prêtre jésuite, le Père Hayden, avait souvent été hébergé à Ballechin et y entendu des sons et des cris à de nombreuses reprises. À une occasion, il a entendu le bruit de ce qui semblait être un chien frottant et grattant à sa porte, mais lorsqu’il ouvra la porte, il n’y avait rien. Plus tard, lorsqu’il rencontra l’ancienne gouvernante de la famille Stewart, complètement par hasard, lorsqu’elle lui révéla qu’il avait dormi dans les deux pièces les plus hantées du manoir.

Au cour du mois de Janvier 1895, John Stewart était en train de discuter avec un associé, dans l’ancien bureau du major, lorsque qu’ils furent interrompus par trois fortes voix, provenant de l’intérieur même de la pièce. Cela pouvait être un présage, car peu de temps après, John Stewart est mort dans les rues de Londres après avoir été renversé par un fiacre. En 1896, la maison fût louée à une famille pour une période d’un an. Le nouveau propriétaire de la maison était un capitaine de l’armée qui n’avait aucun intérêt pour la succession.

Cette famille devait quitter la maison après onze semaines, laissant derrière eux neuf mois payés d’avance, après avoir entendu de nombreux coups dans les murs et des querelles qui semblaient venir d’outre tombe. Certains d’entre eux prétendirent avoir vu un fantôme vêtu d’un habit de soie ainsi avoir été reniflés et poussés par des animaux invisibles. La literie avait quelques fois été enlevée des lits et des présences se faisait sentir dans leurs chambres.

Une des filles de la famille était terrifiée, une nuit, alors qu’elle entendait des bruits de pas boitant, allant et venant, tournant en rond alentour de son lit. Elle dormait dans cette chambre, où mourut la femme de chambre en 1873. Il est aussi intéressant de noter que le major Stewart est rentré des Indes avec une blessure permanente à une de ses jambes.


Le marquis de Bute et Mlle Goodrich-Speer


Lorsque le marquis de Bute entendit parler de Ballechin, il eut envi d’aller voir ce qui s’y passait. Adepte de spiritisme, il était membre de la Psychical Research Society. Il se rendit au manoir avec le colonel Le Mesurier-Taylor et Mlle Goodrich-Speer, pour mener une enquête plus approfondit. Le marquis invita donc trente-cinq personnes, au début du mois de février 1897, officiellement pour un long séjour. Presque aucun des invités n’était au courant de la réputation de Ballechin, mais ils n’allaient pas tarder à comprendre comment elle lui était venue.

Le séjour débuta par des cognements étranges, à intervalle régulier, suivit de plusieurs sons insolites, des grattements, des coups dans les murs et dans les portes ainsi que des échos de dispute ou de services religieux. Nombreux sont ceux qui entendirent des bruits de pas dans des pièces vides. Au début, les nombreux invités croyaient que ces bruits étaient produits par des chouettes, les domestiques et les gouttières. Lorsqu’il devint évident que tous ces bruits n’auraient pu être produit, même par une armée de domestiques, de façon naturelle, les invités commencèrent à s’accuser mutuellement. Finalement, les hommes passèrent la nuit debout, armés de tisonniers et de pistolets.

Pendant la nuit, un épagneul noir qui sorti de nulle part et qui disparut tout aussi mystérieusement fût aperçu par presque tout le monde. Durant les jours et les nuits suivantes, plusieurs invités se plaignirent de se faire frapper par des queues de chiens, de s’être fait reniflés ou poussés par des créatures invisibles. Une femme qui dormait avec son animal dit avoir été réveillée par des gémissements de se dernier. Suivant le regard de son chien, elle vit deux pattes appuyées sur la table de nuit, qui ne semblait pas avoir de corps. Une religieuse fût aperçue à plusieurs reprises et un homme vit flotter une main, tenant un crucifix, au dessus de son lit.

À la fin du séjour, tous les invités, sauf un, affirmait que le manoir était hanté. Au cour d’une des enquêtes menées, deux religieuses furent aperçues près d’un ruisseau, l’une pleurant et l’autre la réconfortant. Après une séance de spiritisme durant laquelle une planche spirite Ouija était utilisée, une personne du nom de "Ishbel" commanda aux enquêteurs de retourner au ruisseau, où ils avaient observé les religieuses. Une fois sur place, ils virent clairement une religieuse, marchant lentement et qui disparut sous un arbre. La même religieuse fût aperçue à de nombreuses reprises avant la fin de l’enquête.

La maison resta inhabitée de 1932 à 1963, date à laquelle elle fût démolie.




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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Sam 6 Sep - 6:42

- LA MORT EN DIRECT -

Une vie sacrifiée au spectacle


Le 23 mars 1918, l’illusionniste Chung Ling Soo, « le merveilleux prestidigitateur chinois », donne une représentation dans un théâtre de Londres. Le spectacle, qui l’a rendu célèbre, consiste à échapper aux balles d’un peloton d’exécution.

Une petite troupe d’assistants, habillés en Boxers (les nationalistes chinois qui se rebellèrent contre la domination étrangère en 1900), arrive au pas de marche sur la scène. Vêtu de somptueux habits orientaux, Soo invite deux membres du public à venir inspecter une paire d’anciens fusils que l’on charge par le canon. Pendant ce temps, la femme de Soo, Suee Seen, demande à deux personnes d’inscrirent à l’aide de leurs ongles leurs initiales sur deux balles de plomb. Puis elle les place dans un gobelet et les rapporte sur la scène.

Après avoir inspecté le chargement des fusils, les deux spectateurs volontaires serrent la main de Soo et retournent à leurs places. Puis le prestidigitateur place une assiette de porcelaine contre sa poitrine ; deux de ses assistants s’avancent, prennent les fusils, épaulent et visent le magicien. Au signal, ils font feu.


Miracle en l’air

Lors de représentations antérieures, il semblait que Soo arrêtait miraculeusement les balles en plein vol en les attrapant sur l’assiette. Il les offrait ensuite au public pour qu’il les identifie. Mais cette fois-ci, les choses se passent différemment.

Les assistants font feu, et le prestidigitateur s’effondre sur la scène. Le sang coule d’une blessure de balle à la poitrine. On l’emmène d’urgence à l’hôpital; le lendemain, il est mort. La fin tragique de Soo fait les gros titres des journaux à sensation. Petit à petit, des rumeurs se répandent selon laquelle il aurait été assassiné, ou même qu’il se serait ; les balles auraient mystérieusement disparu. Mais cette fois, la vérité est bien plus que banale.

Lors de l’enquête, Suee Seen explique que son mari cachait toujours les balles marquées d’initiales dans une main : une fois les coups partis, il les présentait au public comme s’il les avait attrapées au vol. En fait, d’autres balles identiques étaient placées dans le canon des fusils; un mécanisme secret les empêchait d’être tirées. Son mari n’avait jamais permis à quiconque d’inspecter les armes; il était le seul à connaître leur fonctionnement.

On convoque un armurier expert, Robert Churchill, et c’est lui qui révèle pour la première fois le secret du numéro de bravoure de Soo. Le canon de chaque fusil est bouché, rendant impossible l’allumage de la charge de poudre. L’amorce est détournée dans le refouloir en dessous du canon, où elle allume une charge de poudre inoffensive que Soo y a placée secrètement.

L’étincelle fatale

En cette soirée fatidique du 23 mars, un des fusils est si usé qu’une petite quantité de poudre entre en contact avec la capsule de détonation. Quand le tireur appuie sur la gâchette, l’étincelle allume en même temps la charge à blanc du refouloir et la charge mortelle à l’intérieur du canon. La balle transperce alors le corps du magicien; la police la retrouvera plus tard sur la scène. Le coroner évalue toutes les données de l’affaire et conclut qu’il s’agit d’une mort accidentelle.

Chung Ling Soo n’est pas la première victime du numéro d’interception des balles. Au moins dix illusionnistes sont déjà morts en présentant ce numéro sous diverses formes, et la confrérie des magiciens reconnaît unanimement ses dangers. Le célèbre Harry Houdini a autrefois averti Soo :

« Faite attention avec ce numéro car votre méthode est assez risquée. »

Chung Ling Soo a cru en sa chance juste une fois de trop.


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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Dim 7 Sep - 6:03

LE CAUCHEMAR DE LA COMTESSE TOUTSCHKOV -


L'histoire ce déroule en 1812, alors que les troupes de Napoléon font la guerre en Russie. La femme du comte Toutschkov, un général russe, fit un songe terrifiant.
Dans ce rêve, qu'elle décrira en détail à son mari après l'avoir rêvé deux autres fois, elle se trouvait dans une chambre d'auberge, quelque part dans une ville qu'elle ne connaissait pas. Son père entra alors dans sa chambre, tenant par la main le jeune fils de la comtesse. La mystérieuse apparition lui apprenait une terrible nouvelle, son mari venait de se faire tuer: «Il est tombé ! Il est tombé à Borodino!»

La comtesse et son mari décidèrent d'examiner les cartes mais, ne purent nullement découvrir le nom de Borodino.

Le 7 septembre 1812, les troupes russes se décidèrent à affronter les Français. C'était dans un petit village nommé Borodino, à environ 110 kilomètres de Moscou. La comtesse, son mari (alors commandant en chef des troupes de réserve de l'armée russe) et le reste de sa famille avaient été logés dans une petite auberge située à quelques kilomètres seulement du champ de bataille.

Le lendemain matin, le père de la comtesse entra dans sa chambre en tenant son jeune fils par la main. «Il est tombé, dit-il. Il est tombé à Borodino». La prémonition qu'elle avait eu à trois reprises s'était avéré véridique.

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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Lun 8 Sep - 5:40

LA CHASSE AU SORCIÈRES -

La naissance de l'inquisition et la guerre aux hérétiques ont fait naître des vagues de massacres à travers tout l'Europe. Une importante partie de cette période est mieux connue sous le nom de "la grande chasse aux sorcières". Voici un texte très intéressant écrit par une dénommé Véro.

Il y a peu je suis tombée sur un très long texte sur l’histoire du sort qui était fait aux sorcières. Plutôt que de le traduire mot à mot j’ai choisi de vous en faire un résumé.

La première crémation de sorcière a eut lieu en 1275 à Toulouse, donc bien avant la bulle papale d’Innocent VII (1484-1492) qui définissait les termes de la chasse aux sorcières. Pourtant avant ce texte les sorcières étaient reconnues et respectées, il arrivait que des notables louent leurs services, comme par exemple le comte de Kryburg qui en 1382 a embauché une sorcière afin qu’elle cause un orage pour mettre ses ennemis en déroute. L’église considérait alors que ces femmes agissaient avec l’autorisation de Dieu et que par conséquent il n’y avait rien à redire.

Mais avec l’autorisation papale et l’inquisition c’était la porte ouverte à tous les abus. Des millions de personnes ont été les victimes de ce mouvement : hommes, femmes, enfants, sans abris, indigents, mais aussi les personnes riches qui faisaient ombrage à d’autres. Ceux qui ne mourraient pas sous la torture finissaient au bûcher. Le sort des enfants était un peu moins pire : on les saignait dans un baquet (ça me rappelle une histoire de Saint Nicolas) ou on les décapitait dans leur cachot.

Il est remarquable que la chasse aux sorcières ait été particulièrement forte dans les pays germanophones, on estime que dans certaines villes allemandes il y eut 600 exécutions par an, soit deux par jour sauf les dimanches, et dans la région de Wertzberg le chiffre atteignit 900 en un an. Mais il n’empêche que les premiers cas sont recensés en France. Jeanne d’Arc a été condamnée avant la bulle papale (1431 pour ceux qui ne s’en souviendraient pas).

Dans les premiers siècles de notre ère l’église se concentrait essentiellement sur l’extermination des hérétiques, et des Manichéens. En 785 le synode de Paderborn stipulait que « quiconque affirmerait que les sorcières existent, que les croyances païennes existent, serait condamné à mort. » Le texte fut ratifié par Charlemagne. Mais la prolifération de sectes hérétiques fit que l’église changea d’avis. Entre 1000 et 1200 les Manichéens prirent de l’importance Dès 1179 il fut décidé d’œuvrer contre l’hérésie.

1184 marque la naissance officielle de l’inquisition. Cette année là le pape Lucius III déclare que chaque évêque devra visiter deux fois par an chacune des communes de son évêché afin d’y nommer des personnes susceptibles d’aider dans la chasse aux hérétiques et de mettre en place les procès y afférent. Dans certains pays tels l’Angleterre, l’Ecosse ou la Scandinavie, ce système de tribunaux locaux fonctionna sans avoir recours à l’inquisition jusqu’au 15ème siècle. En 1215 un concile décide de livrer les hérétiques à la justice séculière. Le texte fut ratifié par le concile de Toulouse en 1229, en 1231 l’inquisition passa sous la responsabilité papale. Ainsi les inquisiteurs (souvent des dominicains) remplacèrent les évêques. Les tribunaux cléricaux locaux furent annulés en 1235 sur l’initiative de Grégoire IX. En 1375 le pape Jean XXII autorisa que soient poursuivis tous ceux qui pratiquent la magie. Mais, une fois que les divers mouvements hérétiques du sud de la France eussent été réduits à néant l’inquisition eut besoin de nouvelles victimes pour remplir ses caisses. La chasse à la sorcière était donc bienvenue.

Elle s’autofinançait en quelque sorte. Les victimes payaient les frais de justice (veuillez excuser l’utilisation du mot « justice ») ainsi que la corde qui les attachait au pieu, qu’elles payaient également. Les tortures elles mêmes étaient payantes. Un prix avait été déterminé pour chacune d’elles. Il est à noter qu’avant que la torture n’entre en ligne de compte les crémations étaient beaucoup moins fréquentes. Les accusés pouvaient se défendre.

Au milieu du 15ème siècle la chasse aux sorcières se déplaça du sud de l’Allemagne vers le nord. Mais Jacob Sprenger et Henrich Kramer (Henricus Instituoris), deux inquisiteurs, rencontrèrent une certaine résistance parmi les comtes, les évêques et les autorités locales.

Kramer en vint à se plaindre au Pape. Innocent VIII, tout ouïe, édita le 5 décembre 1484 un bulle qui donnait plein pouvoir aux inquisiteurs. Le texte fut imprimé et largement diffusé. Il s’agissait du Malleus maleficarum (1487), en trois parties, 42 chapitres et une FAQ de 35 questions.

A ceux qui parlent de pratiques « moyenâgeuses » je rappellerais que le moyen âge a cessé en 1492 !

A présent les inquisiteurs avaient la part belle. S’il est vrai qu’il y eut essentiellement des victimes féminines, au fil du temps il fallut qu’ils se rabattent sur les hommes. Ils appréciaient aussi les enfants, car ces derniers avouaient bien plus vite ! Ainsi, à Reutlingen, un enfant de 12 ans dénonça 170 personnes (soit 170 nouvelles victimes pour ces messieurs).

Nous avons parlé plus haut de l’aspect pécuniaire de ce mouvement. Il faut ajouter que même les bourreaux ont profité de cette manne. Leurs épouses portaient des vêtements de prix et roulaient en carrosse.

Il fallut longtemps pour que la situation change, c’est avec le siècle des Lumières que l’humain devint capable de raisonner par lui même. Mais en Allemagne il fallut attendre le 18ème siècle. Parmi les réformes importantes des Lumières il y eut la reconnaissance de la liberté individuelle, et l’interdiction des tortures durant les procès.

Mais ce n’est qu’en 1965 que le concile Vatican II renonça officiellement à l’inquisition !

A Ellwangen en 1588, puis entre 1611 et 1618, 450 personnes furent exécutées comme sorcières, parmi elles 350 femmes. Cela représentait la moitié de la population féminine de la ville, et 1 homme sur 6.

Parmi eux Michael Dirr qui avait acquit le moulin du village après que le meunier précédent ait dû le vendre pour payer les frais du procès de sa femme. Lors d’une discussion avec le pasteur Berchtold, Dirr lui avait dit qu’il était convaincu de l’innocence de cette femme. Bien mal lui en prit car il fut enfermé à son tour. Pour éviter la torture il avoua tout ce qu’on voulait et 11 jours plus tard il fut brûlé. Ses frais de justice s’élevaient à 460 Gulden. Quant au pasteur, dans la mesure où il avait trop souvent tendance à penser à l’innocence des prisonniers, il vit sa propre sœur condamnée, afin qu’il comprenne où pouvait être son intérêt. Plus tard seuls les jésuites furent autorisés à rencontrer les prisonniers.

Personne n’était à l’abri dans cette ville. Les juges autorisèrent l’arrestation de 9 collègues du conseil municipal, 12 épouses de conseillers, 6 de leurs filles et 4 de leurs fils.

Le chanoine Georg Mair résista à 8 années de torture sans avouer quoi que ce fut. Il mourut en prison et fut enseveli sous la potence.

Le maire Hanns Blattner qui avait dû faire emprisonner tant de sorcières, dut assister à l’exécution de sa propre épouse en 1615.

Evidemment, la sage femme fut brûlée en 1588.

Le juge communal, dut démissionner en 1615 et quitter la ville avec toute sa famille, car une seule et unique sorcière (le boulanger du village) avait réussi à s’enfuir. On n’avait pas réussi à la rattraper.

Pourquoi tant d’exécutions dans cette seule ville, sous la prévôté de J.Ch von Westerstetten ? Sans doute espérait-il ainsi obtenir la reconnaissance de l’Eglise, et un rang élevé ? Peut-être se considérait-il comme un bon chrétien ? Sous son égide les représentants du tribunal n’étaient que des marionnettes. Il devint finalement évêque de Eichstätt.

Ce ne sera qu’en 1775, avec Anna Maria Schwägel, qu’on verra le dernier procès en sorcellerie officiel d’Allemagne. La Suisse, elle, devra attendre le 18 juin 1782, pour voir exécuter une ultime sorcière : Anna Göldin.





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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Mar 9 Sep - 5:59

LA MAISON DES JEUNES -

Une histoire qui nous vient d'un village du nom de Ste-Eugénie, au Québec


"Cette histoire a débuté par le coup de fil d'une jeune fille de 17 ans, dénommée Carla. Elle me raconte qu'elle fréquente une maison de jeunes située dans un coin isolé du village de Ste-Eugénie. Plusieurs des jeunes fréquentant cet endroit ont ressenti une présence au sous-sol de l'établissement. Des coups frappés ont été entendu et une jeune fille s'est sentie repoussée par une force invisible à quelques reprises. Les jeunes sentent la présence se rendre au premier étage de la maison à chaque nouvelle arrivée puis retourner au sous-sol. Le chien de garde de cette maison isolée, a été vu à quelques reprises battant de la queue devant un individu que personne ne voyait. Après ces quelques informations, rendez-vous est pris pour débuter l'enquête.

Cette maison de jeunes est en fait très "sélect" et seuls quelques jeunes du village la fréquente. Cet endroit, à l'origine, appartenait à un groupe de motard. Il ne semble pas cependant qu'il s'agissait de gens criminalisés, leur réputation révèle plutôt une organisation ésotérique fortement axée sur les messes noires et autres pratiques de ce genre. Le chef fondateur de ce premier club, Adrien Pelletier, semblait un jeune homme assez cultivé et même poète si l'on se fie aux différents poèmes et pensées qu'il avait affiché partout dans cette maison et qui d'ailleurs s'y trouvent encore. Ce jeune homme est décédé suite à un accident de moto à l'âge de 26 ans, accident qui s'est produit devant la demeure de ses parents. Depuis ce premier accident, cinq membres du groupe sont décédés, tous accidentellement, en motocyclette.

Ce qui me frappe lors de ma première visite est la présence continuelle du fondateur de la maison de jeunes. Partout dans ces lieux, on retrouve des photographies de lui, des poèmes de sa composition, même la boîte aux lettres est faite d'une partie de sa moto accidentée et tout cela bien que sa mort remonte à une vingtaine d'années. C'est d'autant plus curieux que même les plus vieux membres actuels du groupe ne l'ont pas connu. Certaines "légendes" également sont véhiculées concernant ce jeune homme, par exemple; sa veste de cuir aurait pratiquement fondue, dans le placard, quelques temps après sa mort. Il aurait été, de son vivant, capable de faire des voyages astraux et divers autres phénomènes de ce genre. On retrouve d'ailleurs, affiché au sous-sol, un poème sur la mort qu'il avait composé peu avant son décès.

Au premier étage de la maison se trouve un bar et une salle de billard, à ces endroits je ne ressens aucune présence particulière. Nous descendons alors au sous-sol. Immédiatement, je ressens une forte impression ( bien que je ne sois pas médium, loin de là), je ressens en fait les curieuses vibrations que l'on perçoit lorsqu'une entité semble présente. Celle-ci semble s'attarder dans un coin précis du sous-sol, près du poème concernant la mort, composé par Adrien. Les jeunes me fournissent quelques objets et des photographies datant de l'époque du premier groupement formé par Adrien. Avec ces objets en main, j'irai consulter quelques médiums. Entre temps, je demande aux jeunes qui m'ont consulté, de s'informer auprès des anciens membres du groupe, de l'histoire la plus complète possible de la maison.

Je rencontrerai d'abord une dame médium qui ne me rapporte que des éléments négatifs et des mises en garde contre cet endroit. Pendant ce temps, Carla m'informe que la situation devient de plus en plus pénible à la maison de jeune, certains deviennent agressifs sans raison apparente. Elle-même a été repoussé par une force invisible sur une distance d'environ trois mètres, de l'intérieur de la demeure jusqu'à l'extérieur de celle-ci. Elle n'a réussi à y entrer de nouveau qu'avec une photographie d'Adrien en main. Certains membres du groupe actuel croient qu'il vaudrait mieux cesser l'investigation. Mais rendez-vous étant pris je m'y présente en compagnie d'une médium, Andrée.


Nous faisons donc le tour de la maison pendant que certains jeunes nous informent des histoires qu'ils ont pu apprendre concernant ces lieux. Andrée ressent bien la présence d'une entité et en discutant nous indiquons aux membres du groupe qu'ils peuvent conserver leur fantôme ou encore nous pouvons tenter de l'envoyer. À cette suggestion nous ressentons la colère de cette présence. Des photographies seront prises sur les lieux qui ne donneront aucune nouvelle information. J'emprunte à nouveau quelques photographies pour d'autres consultations médiumniques. Mais au moment du départ, un dénommé Bob arrive à la maison. Agé d'une trentaine d'année, c'est un individu que je connais de vu, il s'agit d'un jeune homme renfermé, aimable et peu communicatif. Il entre tout bonnement se servir une bière. Je discute alors à l'extérieur avec Andrée et Clara. Nous voyons alors Bob venir à nous précipitamment. Furieux, il me retire le dossier des mains et déclare: "Tout ceci appartient à la maison et personne à part les anciens n'a le droit de les prendre", Il s'empare alors des photographies et de toutes les notes prises jusqu'à présent. Je m'oppose à lui alors qu'il veut fouiller ma voiture où se trouve d'autres dossiers d'enquête en cours. Sur mon affirmation que je ne possède rien d'autre concernant la maison de jeunes, il entre à nouveau. Nous nous consultons tentant de comprendre ce qui vient de se produire. Est-ce Adrien qui l'a fait agir ainsi car ce comportement ne ressemble pas du tout à Bob? De plus, il ne fait pas partie des anciens et n'a jamais connu le fondateur, sa réaction nous semble donc incompréhensible.

Mon dossier est donc vide mais ma mémoire est récente et je pourrai recopier toutes mes notes sans difficultés. De plus, Bob n'a pas vu mon appareil photo et je conserve les clichés que j'ai pris à ce moment. Les jeunes décidèrent par la suite de laisser tomber l'investigation entreprise, Carla pour sa part cessa complètement de fréquenter cet endroit. Ce qui me sembla une sage décision. L'histoire complète de ce cas d'enquête est rapportée dans mon ouvrage: Histoires de hantise, publié chez Louise Courteau."



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Mer 10 Sep - 5:46

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LES MYSTÉRIEUX DISQUES DE CHINE -

Est-il possible que des extra-terrestres aient atterri en Chine il y a très longtemps suite à l'écrasement de leur vaisseau spatial et s'y soient installés ?











Des scientifiques et des archéologues ont étudié des tombes, des restes, et d'étranges objets, un ethnologue en a discuté avec leur descendants, un linguiste a traduit leur récit...

Mais aucune étude récente ne s'est intéressée à cette affaire incroyable, qui pourrait bouleverser tout ce que nous croyons savoir de notre histoire et de notre place dans l'univers.

L'une des histoires les plus extraordinaires relative à des visiteurs extra-terrestres débute en 1938 alors que l'archéologue Chi Pu Tei découvre une série de tombeaux régulièrement creusés et alignés dans des cavernes artificielles des montagnes de Baian Kara Ula près de la frontière Sino-Thibétaine. Entre des décorations montrant de petits êtres coiffées de casques, des étoiles, des planètes et des lignes qui les joignent, il trouva de petits squelettes aux larges crânes. Il fut vite évident que les étranges squelettes n'étaient pas ceux d'une espèce inconnue de singe, lesquels n'enterrent pas leur morts!

On trouva également des objets de pierre contenant des traces de métaux incongrues, parfaitement circulaires et ornée de symboles stellaires et d'une écriture minuscule en spirale. Ce n'est qu'en 1962, qu'un linguiste Chinois réussit à traduire le texte d'un des 700 disques entreposés à l'Académie de Pékin.

Cette traduction nous rapporte l'histoire d'un groupe d'êtres qui se sont écrasés sur la Terre il y a 12.000 ans et qui se sont trouvés incapables de réparer leur vaisseau.


Ce groupe fut d'abord traqué, à cause de son apparence inhabituelle, par la tribu de chasseurs qui occupait les lieux, mais finit à force de gestes pacifiques à se faire accepter et à s'installer en paix. Cette traduction fur largement ignorée ou moquée par les collègues du traducteur, car elle ne cadrait vraiment pas avec les idées que l'on pouvait alors accepter.

En 1938 dans les montagnes de Bayan Kara Ula, dans l'Himalaya à la frontière de la Chine et du Tibet, une équipe d'archéologues Chinois entreprit de fouiller systématiquement une série de cavernes interconnectées.

Leur intérêt pour ces lieux avait été éveillé par la découverte d'une série de tombes alignées avec soin qui contenait des restes de squelettes de ce qui devait bien être un race d'être humains inédite. Leurs corps étaient petits et frêle, leur tête largement plus grande que des têtes normales, au point qu'on crut d'abord avoir découvert une espèce inconnue de singes, jusqu'à ce que l'absurdité de l'idée de singes qui creusent des tombes décorées pour enterrer leur morts exclue cette possibilité.

Etudiant un des squelettes, l'un des membre de l'expédition trébucha sur un disque de pierre enfoui dans le sol poussiéreux de la caverne. L'objet évoquait une sorte de disque phonographique préhistorique. Un trou parfaitement circulaire en son centre, et un sillon spiralant de petits caractères inconnus.

Personne ne put comprendre le sens du texte, le disque fut étiqueté et expédié en compagnie d'autres découvertes vers Pékin, ou quelques experte s'acharnèrent pendant 20 ans sans succès à les décoder, jusqu'à ce que finalement le docteur Tsum Um Nui comprit cette écriture inconnue et se mit à le déchiffrer. L'Académie des Etudes Préhistoriques de Pékin lui interdit de mentionner et de publier son travail, il outrepassa cette interdiction deux ans plus tard.

Le texte racontait l'histoire d'une "sonde spatiale" pilotée par les habitants d'une autre planète qui s'écrasa dans les montagnes de Baya Kara Ula. Leurs intentions pacifiques ne furent pas immédiatement claires pour la tribu de chasseurs troglodytes qui occupaient les lieux, qui tuèrent encore de nombreux survivant, effrayés qu'ils étaient par l'aspect inhabituel de ces êtres.

Ceux-ci se présentèrent comme les "Dropas", et à force de signes finirent par convaincre de leurs intentions pacifiques, expliquant qu'il venaient "des nuages" et qu'ils n'avaient aucun moyen de réparer leur véhicule ou d'en construire un autre.

En 1965, 716 autres disques gravés furent trouvés dans les mêmes cavernes. Les légendes de la région mentionnent des petits hommes jaunes venant des nuages, ayant de grosses tête et des corps très frêles, si horribles qu'ils étaient pourchassés et tués.

Sur les parois étrangement lissés des cavernes, on trouva des dessins précis du soleil, de la Lune, de la Terre et de plusieurs étoiles identifiables telle Sirius, avec des lignes en pointillés qui les joignent entre elles. Ces dessins ont été datés de 12.000 ans avant nos jours.

La zone des cavernes est toujours habitée par deux tribus semi-troglodytes connues comme les Han et les Dropa ou Dzopa. Les deux tribus sont d'apparence très étranges, de corps fragiles, d'une taille dépassant à peine le mètre pour les adultes, des têtes disproportionnées et de grands yeux à l'iris bleu. Ils ne sont ni typiquement Chinois ni Thibétains.

En Russie, plusieurs disques furent examinés. Il fut montré qu'ils contiennent de grandes quantité de Cobalt et d'autres substances métalliques. Placés sur une table tournante, Ils émettait un bourdonnement bas, comme s'ils avaient une activité électrique.
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Jeu 11 Sep - 4:50

LE LABOUREUR PROPHÈTE -

Le fou du village qui prédit sa propre mort



Robert Nixon, un paysan visionnaire qui passait pour un idiot de village, naquit en Angleterre, vers 1467, dans une ferme du Cheshire. Dès qu'il fut en âge de travailler, on l'employa comme laboureur, le jugeant trop stupide, apparemment, pour toute autre besogne. Silencieux le plus souvent, il se mettait quelques fois à marmonner des mots inintelligibles, qui semblaient une preuve supplémentaire de sa débilité mentale.

Un jour qu'il labourait un champ, il s'arrêta, jeta des regards étranges autour de lui et s'écria « Alors, Dick? Alors, Harry? Oh, pas de chance, Dick! Oh, bien joué Harry! ». Ces exclamations, moins cohérentes que d'habitude, mais cependant incompréhensibles, intriguèrent les compagnons de Robert, qui en découvrirent le sens le lendemain : au moment même où Robert avait proféré ces mots bizarres, on apprit que le roi Richard III (Dick) avait trouvé la mort à la bataille de Bosworth, et que le vainqueur, Henry Tudor (Harry), avait été proclamé Henri VII d'Angleterre.


Peu après, la renommé du jeune voyant parvint jusqu'au nouveau souverain, qui fut curieux de le connaître. De Londres, il dépêcha un envoyer qui devait amener le paysan au palais. Robert, avant même que le messager que le messager ne quittât la cour, sut qu'on allait venir le chercher et, saisi d'une grande frayeur, coura comme un fou dans les rues du village, criant que le roi le mandatait et qu'il allait le faire mourir de faim.

Henry VII, entre-temps, avait résolu d'éprouver le jeune prophète, et, quand Robert lui fut présenté, il feignit un grand trouble, prétendant qu'il avait égaré un diamant d'une grande valeur. Robert serait-il capable de le retrouver? Le paysan répondit calmement par un proverbe : « Celui qui a caché retrouve ». Le roi, qui avait en effet caché le diamant, fut grandement impressionner et donna l'ordre de consigner tout ce que dirait le jeune homme. Ses paroles, dûment interprétée, prédirent les guerres civiles anglaises, la mort ou l'abdication des rois et la guerre avec la France. Il annonça aussi que la ville de Nantwich, dans le Cheshire, serait emportée par une inondation, mais cela n'est pas encore arrivé.

La prédiction qui concernait la personne même du visionnaire était la plus invraisemblable : il devait mourir d'inanition au palais. Pour le calmer, le roi donna l'ordre de lui servir tout ce qu'il voulait, et quelle que fût l'heure – ce qui fit beaucoup d'ennemis au jeune homme dans les cuisines royales, où on lui enviait fort ce privilège.

Or, un jour, le roi quitta Londres, laissant Robert à la garde d'un chambellan. Celui-ci, pour mettre son protégé à l'abri de la malveillance des domestiques, l'enferma dans le propre cabinet du roi. Mais le chambellan fut à son tour appelé hors de Londres pour une affaire urgente, et il partit, oubliant de laisser la clef et des ordres pour libérer Robert. A son retour, il trouva le jeune homme mort de faim.



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Ven 12 Sep - 5:15








STONEHENGE -

L'un des sites les plus mystérieux du monde





Pendant près de 4000 ans, sur les collines du Compté de Wiltshire, un amoncellement de pierre nommé Stonehenge a dormi sans être importuné par les hommes. Ce bien curieux emplacement est un ensemble composé de quatre cercles concentriques, dont le diamètre total excède les 100 mètres. Un remblai l'entoure, autour duquel court un fossé peu profond. A l'intérieur des cercles, sont entassés des pierres monumentales, hautes d'une dizaine de mètres, tachetées de lichens. Quelques-unes sont posées à l'horizontale, au-dessus des pierres levées; d'autres sont debout ou tombées.

Les voyageurs qui aperçoivent Stonehenge pour la première fois sont souvent déçus. Ils imaginaient souvent l'emplacement plus grandiose, les pierres plus grandes et les cercles plus vastes. Mais généralement, dès qu'ils sont entrés dans le dédale des cercles, ils sont saisis par la magie de ce monument primitif, c'est sans doute le plus fameux du monde après les pyramides d'Égypte.



Selon certaines sources, les 460 pierres composant l'ensemble de Stonehenge représenteraient 460 monuments funéraires élevés à la mémoire de 460 gentilshommes massacrés par les Saxons et donc le roi Aurélius tint à honorer le souvenir. Cette version de l'histoire à cependant ses contrariétés, comme nous pourrons le voir plus loin dans ce texte, plusieurs théories, contes et légendes plus ou moins loufoques tentent d'expliquer l'existence de Stonehenge.

Merlin et le ballet des géants.

Lorsque le roi Aurélius consulta Merlin, magicien et astrologue, ce dernier lui conseilla d'envoyer des hommes chercher le Ballet des Géants. Le roi leva donc une armée et envoya son frère en Irlande afin de dérober le Ballet des Géants. Cependant, les guerriers furent incapables de lever des pierres si lourdes, Merlin lança donc une formule magique et elles devinrent si légères qu'elles furent embarqués sans difficultés et amenées à Stonehenge où elles se trouvent encore.

Cette version resta l'explication populaire pendant des siècles. Ensuite, plusieurs s'intéressèrent à Stonehenge et tentèrent d'élucider le mystère de Stonehenge. Sans nulle doute, plusieurs société secrète et de fraternités druidiques utilisaient ce lieu pour y célébrer des rites, mais il devenait clair pour les chercheurs que ces organisations n'avaient rien à voir avec la création du site.

Les vraies fouilles archéologiques commencèrent sur le lieu en 1801. En 1920, des équipes entreprirent de nouvelles recherchent mais il fallut attendre en 1950, avec la découverte du procédé du Carbone 14 pour finalement véritablement trouver des détails valables aidant à reconstituer l'histoire du monument.

Stonehenge est composé de deux types de pierres : les plus grandes ressemblent au grès dur qu'on trouve en énorme blocs au nord de Stonehenge, à Malborough Downs. Ce sont les « monolithes des Incroyants ». A l'intérieur du fer à cheval formé par les monolithes, se trouvent trois autres cercles plus petits. Au nord-est du cercle, un passage est ménagé dans le fossé. Il est prolongé par une voie d'accès bordée, de chaque coté, d'un fossé et d'un remblai.

Dans cette voie, et à 80 mètres du centre du système, est dressée une énorme pierre, nommée « la pierre-guidon ». La taille et la composition de cette pierre mettent en relief son importance dans la composition de l'ensemble. Au centre est située une pierre-autel. Elle est entourée d'un cercle d'une trentaine de mètres de diamètre, constitué de groupes de trois trilithons (groupe de trois pierres).

Un observatoire astronomique primitif

Tous les chercheurs ont rapidement observés que l'alignement des pierres de Stonehenge correspondaient à des directions remarquables du soleil. Il était évident aussi que les rayons passaient par certains repères coïncidait avec des azimuts solaires particuliers.

La forme circulaire même de Stonehenge conduisait naturellement à la supposition qu'il pouvait s'agir d'une sorte d'observatoire astronomique primitif, peut-être en relation avec le soleil, la lune et certaines étoiles. L'ensemble de la construction s'ouvre sur l'avenue où un monolithe, posé à plat sur la Chaussée, juste à l'intérieur du talus, se nomme « Pierre du Sacrifice ».

En 1901, le directeur de l'observatoire de Kensington, Sir Norman Lockyer, prit soigneusement des mesures sur l'emplacement de ces pierres. Il était convaincu que Stonehenge avait été édifié par des druides adorateurs du soleil et il a calculé à quel endroit ce levait notre astre à l'époque de la construction du site : c'était tout juste dans l'axe de la Pierre-Guidon. Ce monument, même si n'était pas fait à la gloire du soleil, servait donc à mesurer le temps. Compte tenu des variations périodiques amenées par le mouvement de la terre (tous les 40000 ans), Sir Norman Lockyer estimait ce monument comme datant de 1900 à 1500 ans avant Jésus-Christ.

A son tour, près de 50 ans plus tard, Libby, l'inventeur du Carbone 14, analysa un échantillon de charbon prélevé dans un des trous du monument : il indiqua 1848 avant Jésus-Christ. Probablement que les premiers fermiers néolithiques se servaient des indications fournies par ce calendrier pour déterminer la bonne saison pour semer et récolter. Il ne suffisait que de fixer le couchant du solstice d'hiver pour être renseigné sur la saison.

Un astronome américain s'attaque au problème

C'est en 1964 qu'un astronome américain releva avec soin les coordonnées de plus de 200 repères : pierres, trous, fentes, et fit calculer à la machine toutes les directions déterminées par ces repères pris deux à deux.

Dix de ces directions correspondaient à des azimuts solaires, 14 à des azimuts lunaires, et 24 alignements précis indiquait que le soleil se levait exactement au-dessus de la pierre-guidon, au solstice d'été, le 21 juin. De plus, les directions étaient radiales, partant du centre de l'ensemble. C'était maintenant certain, Stonehenge était un observatoire !

Mais l'astronome n'en avait pas fini avec le monument. Il tint alors le raisonnement suivant : Si des marqueurs en pierre ou en bois sont placés dans certains trous et déplacés d'un trou par an, l'arrivé d'un marqueur donné dans un trou donné indique qu'une éclipse aura lieu cette année. Une éclipse peut être déterminé par l'alignement d'un marqueur et d'un trilithon. Stonehenge n'était donc pas qu'un observatoire, mais aussi un calculateur graphique.

Le Ballet livre son mystère…

Le deuxième trou indique la position du soleil après un cycle lunaire, donc de 28 jours.

Ce qui représente deux fois 14.

Le treizième trou est ainsi aligné avec la position la plus méridionale du soleil : donc 13 x 14 = 182 jours plus tard. Soit une demi-année.

Le fait qu'il y ait 56 trous s'explique enfin : le soleil traverse 1/56 e de 360° pendant chacun des 14 jours qui sépare la nouvelle lune de la pleine.

Les bâtisseurs de Stonehenge I (parce qu'il y aurait eu trois Stonehenge) vivaient sans doute au temps où la chasse aux têtes et le cannibalisme existaient en Bretagne. Les forêts étaient aussi hantées par les animaux sauvages et ce sont sans doute des fermiers de l'époque qui édifièrent ces camps de chaussée, ce qui serait nos parcs à bétails d'aujourd'hui.

Ce n'est que vers 1650 avant Jésus-Christ que les pierres bleues du pays de Galles furent apportées par les Bretons. Sans doute embarquées sur des pirogues attachées l'une à l'autre, et qui longèrent la côte rocheuse des Galles, elle furent alors traînées au sol jusqu'à Stonehenge et dressées en un double cercle dans les trous.

Pour ce qui en est de Stonehenge II, la construction ne fût jamais achevée. Un siècle environ après le début de sa construction, quelqu'un décida, pour continuer la construction, d'utiliser les gros monolithes des Marborough Downs. La population de l'époque était composée d'Ibères et des premiers envahisseurs aryens « porteurs de la hache ». Les chefs qui voulurent l'édification de Stonehenge III étaient sans doute puissants et redoutés, puisqu'ils purent utiliser ainsi tout le matériel humain nécessaire à une construction aussi difficile.

Mille hommes étaient employés pour rouler une seule de ces pierres, que d'autres façonnaient et taillaient en coupole pour donner plus d'assise à la pierre horizontale qu'elles supporteraient.

Ce fut un ensemble impressionnant que personne aujourd'hui ne se lasse d'admirer. Et malgré toutes les découvertes récentes, Stonehenge restera pour toujours un endroits des plus mystérieux.
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Sam 13 Sep - 6:22

- UNE TSARINE AU COEUR DE GLACE -


L'impératrice Anna Ivanovna, qui commandait à l'époque tout la Russie, était une femme froide et mesquine. En 1740, durant un des hivers les plus froids que la Russie avait connu depuis très longtemps, elle fit entreprendre la construction d'un insolite palais. En effet, il s'agissait d'un palais uniquement fait de glace. Il se composait d'une chambre à coucher, d'une salle de bal et de deux tours. Des centaines d'ouvriers furent engagés pour mener à bien le projet.

Le château faisait 10 mètres de hauteur, 7 mètres de largeur et 25 mètres de longueur. Il fut construit avec de la glace soigneusement choisie à l'avance. Chaque bloc était mesuré à la règle, consciencieusement découpé et ensuite intégré dans le palais. Ils collaient les blocs de glace avec de l'eau, ce qui avait pour effet de solidifier quasiment instantanément pour finalement devenir qu'un seul et unique monument de glace. Alentour, des arbres et des statues avec aussi été sculpté dans l'eau gelé afin de recréer un véritable oeuvre d'art. Le château était aussi équipé de canon, tout son mobilier et même une fontaine en glace.

Le seul élément qui n'était pas de glace était une imposante clôture construite alentour du palais pour tenir les curieux à l'écart... Car ce château n'était aucunement une attraction touristique, il était tout simplement un instrument d'une vengeance que préparait l'impératrice.

En effet, le prince Michel Alexejevitch Galitzine s'était mis à dos la méchante impératrice en épousant, sans l'approbation de cette dernière, une catholique qui était décédée peu après le mariage. Pour le disgracier, l'impératrice en avait fait son bouffon de cour. Bien que l'humiliation fût très grande, elle ne l'était pas assez aux yeux de la tsarine. Cette dernière obligea donc le prince à ce remarier à une servante qu'elle avait personnellement choisie. Cette dernière était très laide. Le malheureux couple fut d'abord promener dans une cage à dos d'éléphant suivit par une grotesque ménagerie composé de porcs et d'ours.

Puis, devant tout le monde, ils mirent le couple au lit dans leur chambre, à l'intérieur du palais de glace, qu'ils devaient habiter pour leur lune de miel. Cependant, cette histoire prendra vraiment une tournure incroyable. Le printemps venu, le palais fondis et disparut rapidement. La cruelle impératrice mourut la même année et finalement, le prince et sa nouvelle compagne se trouvèrent bien assortis et vécurent heureux le reste de leur vie.



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Dim 14 Sep - 5:28

VIOLENCE DANS LE PACIFIQUE -

L'incroyablement sordide histoire d'une mutinerie.



Vingt-quatres jours après avoir quitté Tahiti, le 28 avril 1789, l'équipage du Bounty se mutine, laissant son capitaine, le lieutenant William Bligh, seul avec quelques compagnons dans un canot au milieu de l'océan Pacifique. Bligh survivra, et deviendra plus tard amiral, mais le récit de ce qui arriva au navire et à son équipage est l'un des plus étranges des annales maritimes.

Menés par le second, le lieutenant Fletcher Christian, les mutins espèrent trouver une île pour s'y établir, loin de la Royal Navy, qui parcoure en vain les mers à la recherche des renégats. Les deux tiers de l'équipage insistent pour rentrer à Tahiti. Là, les neuf autres membres kidnappent un groupe d'îliennes et lèvent l'ancre. La compagnie comprend alors, en plus des neuf marins, trois Tahitiens et douze Tahitiennes. L'équilibre des sexes se retrouve boulversé lorsque trois autres indigènes apparaissent.



Une vision extrêmement romantique de la vie sur l'île.


Pendant quatre mois, le Bounty parcourt le vaste océan à la recherche d'un port. Le 15 janvier 1790, au crépuscule, l'équipage aperçoit enfin l'île de Pitcairn, dans le Pacifique Sud. Une fois installés, les mutins décident de faire disparaître toutes les traces visibles du Bounty. Après avoir mis le feu au navire, les neuf hommes blancs divisent la terre entre eux. Les six Tahitiens sont traités en esclaves. De plus, alors que chaque homme blanc a une femme à lui, les Tahitiens doivent se partager les trois autres.



La tention monte

En l'espace d'un an, deux des femmes des rebelles meurent. La tension monte dans la communauté quand les deux veufs enlèvent deux des femmes des Tahitiens, qui doivent donc tous se partager la même. Ceux-ci réagissent en complotant l'assassinat des voleurs. La dispute se terminera pas la mort de deux Tahitiens et la mise aux fers d'un troisième.

En septembre 1793, les quatre Tahitiens se révoltent à nouveau. Deux d'entre eux tuent cinq des blancs alors qu'ils sont en train de travailler dans leurs champs. Fletcher Christian est au nombre des morts. Les intrigues et les disputent continuent jusqu'à ce que les quatre derniers Tahitiens périssent à leur tour.

Après six mois de paix, l'un des matelots découvre un moyen de distiller de l'alcool à base d'un plante de l'île. Il atteint en un an un tel degré d'intoxication que, dans un accès de délire, il se jette d'une falaise.


L'alcoolisme d'un autre conduit sa femme au suicide, et terrorise à tel point les autres Tahitiennes que deux de ses ancients compagnons, Edward Young et Alexander Smith, lui fendent le crâne à coups de haches.

Probablement en réaction à la série d'horreur donc ils ont été témoins, les deux marins survivants établissent un régime sobre et industrieux. Les vingt et quelques enfants élevés par la colonie reçoivent une éducation suivie et des scéances de prière sont tenues deux fois par jour. On mène une vie simple, honnête, telle que l'avait désirée Fletcher Christian.

En 1800, Young succombe à une maladie pulmonaire - la première mort naturelle dans le groupe. Lorsque la petite colonie est découverte en 1808, Smith est le seul rebelle qui avait survécu. Il mourrut de vieillesse en 1829. Aujourd'hui, les quelques habitants de Pitcairn continuent à mener une existance simple et pieuse. Leur dialecte, un mélange d'anglais et de tahitien, est un souvenir encore bien vivant des origines de leurs ancêtres.



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Lun 15 Sep - 5:06

- LA CHASSE AU SORCIÈRES -

La naissance de l'inquisition et la guerre aux hérétiques ont fait naître des vagues de massacres à travers tout l'Europe. Une importante partie de cette période est mieux connue sous le nom de "la grande chasse aux sorcières". Voici un texte très intéressant écrit par une dénommé Véro.


Il y a peu je suis tombée sur un très long texte sur l’histoire du sort qui était fait aux sorcières. Plutôt que de le traduire mot à mot j’ai choisi de vous en faire un résumé.

La première crémation de sorcière a eut lieu en 1275 à Toulouse, donc bien avant la bulle papale d’Innocent VII (1484-1492) qui définissait les termes de la chasse aux sorcières. Pourtant avant ce texte les sorcières étaient reconnues et respectées, il arrivait que des notables louent leurs services, comme par exemple le comte de Kryburg qui en 1382 a embauché une sorcière afin qu’elle cause un orage pour mettre ses ennemis en déroute. L’église considérait alors que ces femmes agissaient avec l’autorisation de Dieu et que par conséquent il n’y avait rien à redire.

Mais avec l’autorisation papale et l’inquisition c’était la porte ouverte à tous les abus. Des millions de personnes ont été les victimes de ce mouvement : hommes, femmes, enfants, sans abris, indigents, mais aussi les personnes riches qui faisaient ombrage à d’autres. Ceux qui ne mourraient pas sous la torture finissaient au bûcher. Le sort des enfants était un peu moins pire : on les saignait dans un baquet (ça me rappelle une histoire de Saint Nicolas) ou on les décapitait dans leur cachot.

Il est remarquable que la chasse aux sorcières ait été particulièrement forte dans les pays germanophones, on estime que dans certaines villes allemandes il y eut 600 exécutions par an, soit deux par jour sauf les dimanches, et dans la région de Wertzberg le chiffre atteignit 900 en un an. Mais il n’empêche que les premiers cas sont recensés en France. Jeanne d’Arc a été condamnée avant la bulle papale (1431 pour ceux qui ne s’en souviendraient pas).

Dans les premiers siècles de notre ère l’église se concentrait essentiellement sur l’extermination des hérétiques, et des Manichéens. En 785 le synode de Paderborn stipulait que « quiconque affirmerait que les sorcières existent, que les croyances païennes existent, serait condamné à mort. » Le texte fut ratifié par Charlemagne. Mais la prolifération de sectes hérétiques fit que l’église changea d’avis. Entre 1000 et 1200 les Manichéens prirent de l’importance Dès 1179 il fut décidé d’œuvrer contre l’hérésie.

1184 marque la naissance officielle de l’inquisition. Cette année là le pape Lucius III déclare que chaque évêque devra visiter deux fois par an chacune des communes de son évêché afin d’y nommer des personnes susceptibles d’aider dans la chasse aux hérétiques et de mettre en place les procès y afférent. Dans certains pays tels l’Angleterre, l’Ecosse ou la Scandinavie, ce système de tribunaux locaux fonctionna sans avoir recours à l’inquisition jusqu’au 15ème siècle. En 1215 un concile décide de livrer les hérétiques à la justice séculière. Le texte fut ratifié par le concile de Toulouse en 1229, en 1231 l’inquisition passa sous la responsabilité papale. Ainsi les inquisiteurs (souvent des dominicains) remplacèrent les évêques. Les tribunaux cléricaux locaux furent annulés en 1235 sur l’initiative de Grégoire IX. En 1375 le pape Jean XXII autorisa que soient poursuivis tous ceux qui pratiquent la magie. Mais, une fois que les divers mouvements hérétiques du sud de la France eussent été réduits à néant l’inquisition eut besoin de nouvelles victimes pour remplir ses caisses. La chasse à la sorcière était donc bienvenue.

Elle s’autofinançait en quelque sorte. Les victimes payaient les frais de justice (veuillez excuser l’utilisation du mot « justice ») ainsi que la corde qui les attachait au pieu, qu’elles payaient également. Les tortures elles mêmes étaient payantes. Un prix avait été déterminé pour chacune d’elles. Il est à noter qu’avant que la torture n’entre en ligne de compte les crémations étaient beaucoup moins fréquentes. Les accusés pouvaient se défendre.

Au milieu du 15ème siècle la chasse aux sorcières se déplaça du sud de l’Allemagne vers le nord. Mais Jacob Sprenger et Henrich Kramer (Henricus Instituoris), deux inquisiteurs, rencontrèrent une certaine résistance parmi les comtes, les évêques et les autorités locales.

Kramer en vint à se plaindre au Pape. Innocent VIII, tout ouïe, édita le 5 décembre 1484 un bulle qui donnait plein pouvoir aux inquisiteurs. Le texte fut imprimé et largement diffusé. Il s’agissait du Malleus maleficarum (1487), en trois parties, 42 chapitres et une FAQ de 35 questions.

A ceux qui parlent de pratiques « moyenâgeuses » je rappellerais que le moyen âge a cessé en 1492 !

A présent les inquisiteurs avaient la part belle. S’il est vrai qu’il y eut essentiellement des victimes féminines, au fil du temps il fallut qu’ils se rabattent sur les hommes. Ils appréciaient aussi les enfants, car ces derniers avouaient bien plus vite ! Ainsi, à Reutlingen, un enfant de 12 ans dénonça 170 personnes (soit 170 nouvelles victimes pour ces messieurs).

Nous avons parlé plus haut de l’aspect pécuniaire de ce mouvement. Il faut ajouter que même les bourreaux ont profité de cette manne. Leurs épouses portaient des vêtements de prix et roulaient en carrosse.

Il fallut longtemps pour que la situation change, c’est avec le siècle des Lumières que l’humain devint capable de raisonner par lui même. Mais en Allemagne il fallut attendre le 18ème siècle. Parmi les réformes importantes des Lumières il y eut la reconnaissance de la liberté individuelle, et l’interdiction des tortures durant les procès.

Mais ce n’est qu’en 1965 que le concile Vatican II renonça officiellement à l’inquisition !

A Ellwangen en 1588, puis entre 1611 et 1618, 450 personnes furent exécutées comme sorcières, parmi elles 350 femmes. Cela représentait la moitié de la population féminine de la ville, et 1 homme sur 6.

Parmi eux Michael Dirr qui avait acquit le moulin du village après que le meunier précédent ait dû le vendre pour payer les frais du procès de sa femme. Lors d’une discussion avec le pasteur Berchtold, Dirr lui avait dit qu’il était convaincu de l’innocence de cette femme. Bien mal lui en prit car il fut enfermé à son tour. Pour éviter la torture il avoua tout ce qu’on voulait et 11 jours plus tard il fut brûlé. Ses frais de justice s’élevaient à 460 Gulden. Quant au pasteur, dans la mesure où il avait trop souvent tendance à penser à l’innocence des prisonniers, il vit sa propre sœur condamnée, afin qu’il comprenne où pouvait être son intérêt. Plus tard seuls les jésuites furent autorisés à rencontrer les prisonniers.

Personne n’était à l’abri dans cette ville. Les juges autorisèrent l’arrestation de 9 collègues du conseil municipal, 12 épouses de conseillers, 6 de leurs filles et 4 de leurs fils.

Le chanoine Georg Mair résista à 8 années de torture sans avouer quoi que ce fut. Il mourut en prison et fut enseveli sous la potence.

Le maire Hanns Blattner qui avait dû faire emprisonner tant de sorcières, dut assister à l’exécution de sa propre épouse en 1615.

Evidemment, la sage femme fut brûlée en 1588.

Le juge communal, dut démissionner en 1615 et quitter la ville avec toute sa famille, car une seule et unique sorcière (le boulanger du village) avait réussi à s’enfuir. On n’avait pas réussi à la rattraper.

Pourquoi tant d’exécutions dans cette seule ville, sous la prévôté de J.Ch von Westerstetten ? Sans doute espérait-il ainsi obtenir la reconnaissance de l’Eglise, et un rang élevé ? Peut-être se considérait-il comme un bon chrétien ? Sous son égide les représentants du tribunal n’étaient que des marionnettes. Il devint finalement évêque de Eichstätt.

Ce ne sera qu’en 1775, avec Anna Maria Schwägel, qu’on verra le dernier procès en sorcellerie officiel d’Allemagne. La Suisse, elle, devra attendre le 18 juin 1782, pour voir exécuter une ultime sorcière : Anna Göldin.





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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Mar 16 Sep - 6:07

COMPLÈTEMENT ÉCHOUÉES -

Suicide ou accident ? Enquête sur les baleines échouées.




En octobre 1986, la plage de Reykjavik, en Islande, est le théâtre d'un apparant massacre: 148 globicéphales (un des plus grands cétacé à dent, similaire au dauphin et fesant environ 8 mètres de long) gisent mort sur le littoral, morts en suivant leur chef, ou pilote. Échoués sur la plage, ils ne peuvent ou ne veulent plus retourner vers la mer. Ce comportement suicidaire est d'autant plus étrange qu'on l'a constaté à de nombreuses reprises.


Ce cétacé mourant s'est échoué lui-même avec 44 autres sur une plage de l'Oregon (USA).


En septembre 1975, par exemple, plus de 200 globicéphales sont retrouvés sur la plage de la baie de Bonavista, à Terre-Neuve (Canada). En janvier 1983, ce sont 87 épaulards qui s'échouent sur une plage de l'est de Victoria, en Australie. Et entre 1963 et 1980, 169 baleines au bas mot, de différentes espèces, restent au sec sur la plage en Afrique du Sud.

L'échouement est un comportement fréquent chez les baleines et les dauphins du monde entier, et les scientifiques ont du mal à s'expliquer pourquoi ces mammifères intelligents se tuent de cette façon, à dessein ou par accident.

Le philosophe grec Aristote, qui écrivait au IVe siècle avant J.-C., mentionnait déjà l'échouement des dauphins, sans en proposer d'ailleurs la moindre explication. Au IIe siècle de notre ère, le poète Oppian de Coryce suggéra que les dauphins agissaient ainsi « dans l'espoir que les hommes les trouveraient et... resteraient pour les recouvrir d'un cairn de galets ». Depuis lors, aucun des théories scientifiques n'a pu être prouvée.

Suicide collectif ?

L'explication populaire la plus en vogue est que les baleines se suicident volontairement: lorsqu'on tente de les détourner ou de les repousser vers les eaux plus profondes, elles continuent à se débattre pour atteindre le littoral. Mais les scientifiques, pour la plupart, rejettent cette idée de suicide. Selon les études menées par l'université de Géorgie, l'échouement serait une réponse primitive au stress, et les baleines suivraient un antique instinct de retour vers la sécurité de la terre ferme, dont, en bons mammifères, elles proviennent. Peu de faits concrets, cependant, viennent étayer cette hypothèse, et d'autres évoquent plutôt un comportement social; selon eux, quand une baleine tombe malade, les autres, inquiètes, la suivent jusqu'au littoral.

Des théories qui désorientent

Les explications de l'échouement sont nombreuses et variées. Certaines invoquent l'environnement, comme de fortes marées et des tempêtes électiques; d'autres insistent au contraire sur la capacité des baleines à se diriger et à communiquer entre elles au moyen d'un « sonar », système nerveux extrêmement sensible à la direction des sons et à l'interprétation des échos. On a avancé l'idée que certaines plages en pente très douces ne renvoient pas un écho fiable, de sorte que les cétacé sont désorientés. Cette perte d'orientation pourrait également provenir d'infections de l'oreille entraînant un mauvais fonctionnement du système de sonar.

Des scientifiques anglais de l'université de Cambridge croient pour leur part avoir trouvé la solution: les baleines s'échoueraient lorsqu'elles sont perturbées par des variations soudaines du magnétisme terrestre. Bien que la puissance de celui-ci varie considérablement d'un endroit à un l'autre, les lignes d'une même force s'étendent sur des kilomètres sous la mer. Les baleines y sont très sensibles et ont tendance à les suivre; or, ces lignes suivent généralement la côte, mais de temps à autre, elles mènent à terre, conduisant les cétacés au drame. Cette théorie s'est d'ailleurs vérifiée en Grande-Bretagne, où les cas d'échouement ont toujours lieu là où les lignes magnétiques mènent à la côte. Mais les cartes de ces lignes sont rares pour les autres parties du monde, et les comparaisons sont difficiles.

Le jeu des devinettes continue

Chacune de ces théories explique partiellement les échouements, mais aucune ne s'est avérée réellement satisfaisante. En 1977, la comission des Mammières marins des États-Unis a fondé un Atelier de l'Échouement pour étudier ce phénomène. Les domaines à explorer ne vont pas manquer !
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Jeu 18 Sep - 5:30










LES ÉNIGMATIQUES LIGNES DE NAZCA -


Avant Christophe Colomb, avant même les Incas, les habitants de la région de Nazca, au sud du Pérou, traçaient d’étranges lignes sur le sol de la pampa. Entre les vagues de l’océan Pacifique et des premiers reliefs des Andes, ils nous ont laissé le témoignage de connaissances géométriques et astronomiques d’autant plus inexpliqués que ces figures ne sont visibles que du ciel. Selon la datation au carbone 14, cette civilisation aurait vécue probablement entre 300 av. J.-C. et 800 après J.-C. Les Nazcans savaient-ils se déplacer dans les airs ? De qui tenait-il leur savoir cosmique ? Un autre formidable mystère de la civilisation.




Quand les premiers conquistadores forcent les portes de l’empire inca, ils ont un instant l’illusion que ces terres plates seront faciles à conquérir. Ils déchantent vite : sous leurs yeux se dresse bientôt une des plus imposantes chaîne de montagnes du monde, la Cordillère des Andes.

Sur notre planète, cette chaîne n’est surpassée que par celle de l’Himalaya. Et tout l’empire inca habite ce contraste entre une plaine côtière plate et semi-désertique et des sommets qui défient l’entendement humain. Là est bien le royaume de la démesure, et l’homme à dû lutter pendant des millénaires avant d’apprivoiser un tel paysage. Les Incas ne sont que le dernier maillon d’un immense effort humain pour survivre dans cette contrée.

Le souvenir des premiers habitants s’est perdu dans la nuit des temps. On a seulement retrouvé les signes que les ancêtres des Incas gravaient dans la pierre, leurs poteries et, parfois, des traces de leur architecture. Ces marques se nomment Chimu ou Chanchan au nord du Pérou, Pachacamac (près de Lima), Ica et Nazca au sud du pays.


C’est dans la région de Nazca, bien connue des archéologues, qu’ont été découvertes les plus belles poteries polychromes des cultures préincaïques ; ainsi que des tissus et des motifs de broderies qui forcent encore notre admiration, tant leur technique est élaborée et tant les dessins sont originaux. Aujourd’hui, les historiens se penchent avec passion sur la culture nazca et cherchent à la reconstituer, tout en lui reconnaissant d’étranges parentés avec celle de Tihuanaco, sur l’altiplano bolivien, non loin de la Paz.

Faire ressurgir ici une histoire oubliée n’est pas chose facile. Les pampas sont d’immenses étendues désertiques de sable et de cailloux, battues toute l’année par des vents qui empêchent la faune et la flore de prospérer. Il est également difficile de croire que des hommes aient pu vivre sur ces terres désolées, y croître et se multiplier. Résumée à quelques éléments, la culture nazca ne passait, jusque très récemment, que pour une culture comme les autres, très semblable aux autres cultures de la bande côtière. Pourtant, les certitudes à son sujet ont fait place au doute.

En 1927, Toribio Mexta Xesspe, un pilote de l’armée de l’air péruvienne, survole la région de Nazca. Il aperçoit soudain, sur le sol, d’incroyables lignes droites et courbes, qui s’enchevêtres sur des kilomètres. Encore plus incroyable, parmi ces lignes, il distingue nettement des figures qui représentent des animaux, des oiseaux et même des hommes ! En plein désert !


L’aventure mystérieuse de Nazca ne fait que commencer. En 1929, Duncan Masson, un ingénieur écossais qui travaille dans la région, remarque d’étranges sillons sur le sol. Intrigué, il loue un avion et effectue une nouvelle reconnaissance aérienne du site. A son tour, il est stupéfait par le complexe réseau de lignes et de figures couvrant le sol…

Voici une remarquable énigme. Scientifiques et historiens se disputent le droit de la résoudre. En 1939, le professeur américain Paul Kosok, venu sur place avec John Kosok, son assistant, et une équipe de chercheurs, relève toutes les figures géométrique de Nazca, non sans difficulté, tant elles sont nombreuses et mêlées. Les dessins apparaissent disséminés principalement entre l’océan Pacifique et la Cordillère des Andes, sur une surface d’environ 500 km², dans les pampas de Villacuri, au sud des villes de Pisco, de Los Castillos, de Huayuri, de Colorada et de Los Corados. La plus forte concentration se trouve entre palpa et Nazca, à proximité du rio Ingenio.

Répertorier ces lignes n’est guère aisé : même d’un avion volant à 2000 mètres d’altitudes, on n’en distingue pas la fin. Cette multitude, cet enchevêtrement et cette apparente confusion peuvent laisser les observateurs pantois. Mais, avec un peu d’attention, on voit soudain ce réseau grouillant s’organiser alentour de quelques lignes dominantes. De sorte que l’on a rapidement l’impression de survoler des pistes d’atterrissage, une sorte d’Orly revu et corrigé par des surréalistes…

Le tout garde un grand aspect de rigueur géométrique. Les figures ne sont pas moins surprenantes. La plus connue, et celle qu’on distingue d’emblée, est une sorte d’araignée géante, longue d’environ 46 mètres de remarquablement stylisée. Les pattes, qui se rattachent à une espèce d’abdomen, paraissent dessinées d’un seul trait. On en compte huit. Plus loin, on distingue un singe d’une centaine de longueur, dessiné en action, sa longue queue se repliant en spirale.


Plus loin encore, on peut voir ce qui pourrait passer pour un condor, long de 180 mètres, donc les lignes parfaites se détachent sur un fond sombre et uni. Vient ensuite toute une succession de figures plus ou moins énigmatiques : perroquets, chats, oiseaux à quatre pattes, sauriens, poissons, fleurs, serpents à plusieurs têtes ou objets sans forme connue. À 6 Km au sud de Palpa, sur la pente d’une colline, on peut distinguer deux personnages à demi effacés, coiffés d’une sorte d’auréole d’où partent des rayons.

Quel est donc le message de toutes ces figures? Que faut-il privilégier des dessins ou des lignes? La première évidence, qui est aussi la plus troublante, c’est que ces figures ne sont pour la plupart visibles que du ciel… Un soir de 1940, Paul Kosok a vu les derniers rayons du soleil s’effacer dans le prolongement d’une des lignes. C’était le 22 juin, jour du solstice d’été. Peut-on parler de coïncidence ?

C’est à Maria Reiche, une astronome allemande, que nous devons l’étude la plus poussée et la plus minutieuse sur Nazca. Elle prend, en 1948, la relève du professeur Kosok et répertorie, à son tour, toutes les figures en prenant soin d’en noter tous les détails. Elle découvre aussi des spirales en forme de bouquet d’étoiles, de nouveaux dessins d’animaux, dont une « baleine » longue de 27 mètres. La pureté du trait des figures et leur précision forcent son admiration.

Maria Reiche est vivement intriguée par la figure du « chancelier », qui s’étale sur 183 mètres de long, sur le flanc d’une colline, et dont les deux branches verticales passent très exactement à 100 mètres du sommet de la colline. Une autre fait la trouble : dans leur majorité, les figures à flanc de colline représentent des hommes. Elle se demande si tous ces dessins ne symbolisent pas les constellations visibles dans le ciel, celle de la Grande Ourse en particulier.

Les photos aériennes lui livre une vue d’ensemble plus large. En bonne mathématicienne, elle en conclue que ces nombres de ces lignes droites sont des arcs de cercles. De plus, l’absence de cassure dans les courbes lui suggère des connaissances géométriques poussées. Une telle rigueur dans les formes dans les formes n’indique-t-elle pas que les Nazcans étaient aptes à une pensée conceptuelle et abstraite? Ce serait un cas isolé parmi les cultures précolombiennes…

Bref, plus l’astronome allemande avance dans ses recherches, plus le mystère de Nazca s’épaissit. Maria Reiche dirige alors ses recherches vers l’analyse géométrique des différentes lignes, et notamment vers la recherche de leur unité de mesure. La plus évidente à ses yeux est l’utilisation de cordes nouées à des intervalles réguliers, qui correspondent aux mesures du corps humain (les deux bras tendus et le tour du torse).

Autre point important : la présence de cercles. Comment les Nazcans n’auraient-ils établi aucun lien entre cette figure et la roue ? D’hypothèse en hypothèse, Maria Reiche a fini par en conclure que l’unité de mesure du site de Nazca était bien inscrite à l’intérieur des figures et des lignes, mais qu’elle était « codée » et, par conséquent, indéchiffrable pour nous. Parallèlement à ces travaux, de nombreux sceptiques viennent se pencher sur Nazca et émettent à leurs tours leurs hypothèses. Le professeur américain Arthur C. Clarke ne voit dans le site aucun mystère, mais le simple désir de l’homme d’inscrire sur le sol des signes qui assumeront une sorte d’immortalité.

Contre cette argument, les objections du plus élémentaire bon sens pleuvent. Il y a bien d’autre chose derrière l’énigme de Nazca. Mais quoi ?
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