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Histoires insolites

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fradinette



BalanceChien
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Ven 19 Sep - 5:48

- MUTILATION DE BÉTAIL -

Un étrange phénomène toujours inexplicable



Il est hors de tout doute que nombre de bestiaux domestiques et animaux sauvages furent victime de mutilation. Ces événements ont été rapportés un peu partout de par le monde, mais principalement au Mexique et aux États-Unis. Seulement aux USA, environ 2000 cas de mutilation sont rapportés chaque année. Prédateurs naturels, rituels satanistes ou forces inconnues… le mystère reste entier.



Ces évènements troublants ont généralement été associés aux ovnis, à des expérimentations gouvernementales étranges ou encore à des mouvements religieux très motivés. Il est important de noter que ces mutilations ne se limiteraient pas qu'au bétail, mais aussi à des animaux sauvages. Les mutilations donc il est question ici sont le sectionnement de parties du corps, généralement les pis, la langue, le cœur ou les muqueuses des animaux avec une précision intelligente, généralement entourée de circonstances déconcertantes.

Snippy, le prélude d'une longue série de massacres

Un effroyable série de mutilation de bétail fut la mort mystérieuse, en 1967, d'un cheval nommé Snippy. Ce hongre de trois ans était la monture préférée de Mr. Et Mrs. Berle Lewis, d'Alamosa (Colorado, USA); il pâturait dans le ranch du frère de Mrs. Lewis à quelques kilomètres de là.

C'est le soir du 7 septembre qu'on vit Snippy pour la dernière fois. Quand, le lendemain matin, in ne vint pas au ranch chercher sa ration de grain et d'eau, on eu quelques inquiétudes. Le surlendemain, on entreprit des recherches. On le trouva mort dans un pré, à environ 400 mètres de la maison. Snippy gisait sur le flanc gauche, dans un état effroyable. Il semblait que son cou avait été coupé tout autour jusqu'à l'os. Au-dessus des épaules ne restait aucune trace de chair. De la tête ne subsistait que le crâne décharné.

Sur le sol, au sud-est et au nord-ouest du cadavre, on remarqua plusieurs taches sombres. Près du cheval, deux buissons avaient été écrasés, et, à coté de l'un d'eux, de petits trous semblaient avoir été perforés dans le sol. Sur l'un des buissons, Mrs. Lewis retrouva une partie de la crinière de Snippy.

Ce qui fut le plus inexplicable, c'était l'absence totale de trace, même de celle de Snippy, dans un rayon d'environ 30 mètres autour du corps. Des empreintes sur le sol semblaient indiquer que deux cheveux avaient dû courir avec lui jusqu'à un point, puis avaient fait demi-tour simultanément vers le ranch. Au-delà, les traces de Snippy continuaient sur une courte distance, puis s'arrêtaient à une trentaine de mètres de l'endroit où sa carcasse avait été retrouvée.

Selon les descriptions données par ceux qui ont examinés la dépouille du cheval, le cadavre aurait été vidé de son sang et de son liquide céphalorachidien, les tissus cérébraux et les organes internes avaient disparu. Il est normale que le liquide céphalorachidien se liquéfient rapidement par temps chaud, mais en septembre, dans cette vallée, la température était plutôt froide. Et, à part deux coyotes venus rôdés autour du cadavre huit jours après sa découverte, il n'y avait pas de trace d'animaux charognards. De plus, il semblait absurde que des oiseaux, fourmis ou d'autres prédateurs se nourrissent uniquement de la tête au cou.

L'autopsie fut pratiquée par le Dr Robert O. Adams, de l'Institut de médecine vétérinaire et de science biomédicale de l'université du Colorado. Il déclara premièrement qu'il ne trouvait rien d'anormal à la disparition des organes internes du cheval. Les petits animaux charognards s'introduisent souvent par les orifices naturels des animaux pour aller dévorés ces parties du corps. Le sang avait simplement coagulé et les tissus cérébraux avaient subit la liquéfaction et l'évaporation naturelle du processus de décomposition.

Mais le Dr Adams découvrit des traces d'une grave infection dans le flanc droit du cheval et constata que la peau, près de l'épaule, « avait été incisée ». Il supposa qu'une personne avait dû trouver l'animal en proie à d'atroces souffrances et lui avait tranché la gorge pour mettre fin à son agonie. Les prédateurs naturels auraient fait le reste.

Peu après, les restes furent remis au Dr Wallace Leary, vétérinaire privé à Alamosa. Celui-ci, examinant le squelette, eut la surprise de découvrir dans l'os pelvin, des lésions causées indubitablement par des balles. Convaincu qu'on avait tiré sur Snippy, il supposa que l'animal avait dû galoper jusqu'à épuisement et se jeter dans une clôture de fils barbelés, qui lui avait infligé ses blessures. Cependant, la véritable cause de la mort de Snippy reste un mystère.



Chirurgie géométrique

Durant l'automne 1974, un fermier du Minnesota (USA), trouva une de ses vaches morte dans son pré : il lui manquait le pis, les organes sexuels et les oreilles. Pour prélevé le pis, on avait pratiqué une incision en forme de losange.







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fradinette



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Sam 20 Sep - 5:23

- LA MALÉDICTION DES SEAFORTH -

La légendaire histoire du sorcier de Braham


On l’appelait parfois le Sorcier du Glen et parfois le Voyant de Braham. Son vrai nom était Coinneach Odhar en gaélique, ou Kenneth Mackenzie en anglais. Il vivait en Écosse, au XVIIe siècle. L’avenir lui apparaissait à travers le trou d’une pierre blanche. On dit qu’il annonça la sanglante bataille de Culloden de 1746 et le percement du canal Calédonien, qui, à travers de l’Écosse, du Loch Linnhe jusqu’au Firth Moray, relie l’Atlantique à la mer du Nord – et qui fut découvert en 1822. Mais c’est surtout à la « malédiction des Seaforth » que Mackenzie doit sa renommée.

L’histoire de cette malédiction remonte à 1660, date à laquelle le comte de Seaforth se rendit à Paris, laissant dans son château de Brahan son épouse Isabelle, aussi laide que fruste et emportée. Le temps passa. La date prévue pour le retour du comte arriva, sans ramener le châtelain à Brahan. Isabelle commença à se dire que son mari avait dû trouver à Paris une compagnie plus agréable que celle qu’il goûtait auprès d’elle sur ses terres.

Jour après jour, avec sa conviction que le comte la trompait, se renforçait sa jalousie. Un soir de réception, alors qu’une foule d’invités se pressait dans la grande salle du château, elle fit venir le voyant et lui demanda s’il était capable de voir son mari à travers sa pierre percée. Mackenzie porta la pierre à son œil et fut prit de fou rire, sans vouloir en dire la raison. Isabelle, furieuse, finit par lui arracher l’aveu qu’il voyait le compte, avec une femme sur ces genoux, pendant qu’une autre lui caressait les cheveux.

Folle de rage, Isabelle ordonna à ses domestiques de se saisir du mage. Selon certains récits, elle le fit pendre au château de Brahan sans autre forme de procès; selon d’autres, elle le traduisit en justice pour pratiques de sorcellerie, et il fut condamné à être brûlé vif dans un tonneau de goudron.


Monument commémoratif du sorcier de Brahan

Quoi qu’il en soit, on rapporte qu’avant sa mort, en 1663, Mackenzie proféra la célèbre «malédiction des Seaforth» en ces termes :

« Je lis dans l’avenir et je vois la malédiction s’abattre sur la race de mes oppresseurs. Peu de générations passeront avant que l’ancienne lignée des Seaforth ne sombre dans l’extinction et le malheur. Je vois un chef, le dernier de la famille, sourd et muet. Il engendrera quatre beaux garçons, qui tous le précéderont dans la tombe. Il vivra rongé de soucis et mourra dans le deuil, sachant la gloire de ses ancêtres à jamais éteinte, nul autre chef des Seaforth ne règnera sur Brahan ou sur Kintail. Après avoir pleuré le dernier et le plus prometteur de ses fils, il descendra à son tour au tombeau. Une jeune femme à coiffe blanche, venue de l’Orient, héritera du reste de ses domaines, et elle tuera sa sœur. En signe avant-coureurs de ces évènements, à l’époque du dernier chef sourd-muet des Seaforth, vivront quatre châtelains – Gairloch, Chisholm, Grant et Raasay – dont l’un aura des dents de lapin, l’autre, un bec de lièvre, le troisième, un cerveau fêlé, et le dernier un bégaiement. Les chefs marqués par ces signes particuliers seront les voisins et alliés du dernier des Seaforth : quand il les ra connaîtra, il saura que ces fils vont mourir, que ses vastes domaines passeront en des mains étrangères et que sa lignée s’éteindra pour toujours. »


Au cours des cent trente-cinq années suivantes, les Seaforth connurent des fortunes diverses. En 1668, ils soutinrent le roi catholique Jacques II qui s’enfuit en France, et, en 1715, son fils Jacques Stuart, dit le prétendant – ce qui leur valut d’être déchus de leurs biens et de leur titre. Ils retrouvèrent les faveurs royales au milieu du XIXe siècle.

Après tant d’années, on avait presque oublié la malédiction des Seaforth. Le nouveau lord avait quatre fils et six filles, et, bien qu’il fût, enfant, sourd et muet à la suite d’une fièvre scarlatine ( il avait recouvré la parole par la suite), il semblait improbable que la lignée des Seaforth vint à s’éteindre. Et ce n’était peut-être qu’une sinistre coïncidence si son voisin Mackenzie de Gairloch avait des dents de lapin, si Chisholm de Chisholm avait un bec-de-lièvre, Grant de Grant, le cerveau fêlé et Macleod de Rassey, un bégaiement incurable.

Mais l’un des fils de Seaforth mourut, puis un autre, puis un troisième. La santé du quatrième donnant des inquiétudes, son père l’envoya se faire soigner en Angleterre. En dépit de tout, ce quatrième et dernier fils mourut également. Comme l’avait prédit le sorcier du Glen, le père survécut à ses fils et, à sa mort en 1815, le titre s’éteignit avec lui. La première partie de la prophétie s’est réalisée.

Des domaines de Seaforth hérita la fille de compte, Mary Elizabeth Frederica, laquelle avait épousée l’amiral compte Samuel Hood, qui avait combattu à la bataille du Nil et promu commandant en chef des Indes Orientales. Il était mort à Madras, peu avant Lord Seaforth. Mary rentra en Écosse, portant la coiffe blanche traditionnelle des veuves. Comme l’avait prévue la malédiction, les terres de Seaforth passaient à une « jeune femme à la coiffe blanche, venue de l’Orient ».

Le domaine de Seaforth se trouvait déjà fort réduit par une mauvaise gestion, des dépenses excessives, les impôts. Mary se trouva contrainte de vendre encore des terres, dont l’île de Lewis. Morceau par morceau, les immenses propriétés des Seaforth passaient à des mains étrangères.

Le dernier épisode de la malédiction s’accomplit quelques années plus tard. Un jour, Mary emmena sa jeune sœur Caroline faire une promenade en voiture dans les bois. Brusquement, les chevaux s’emballèrent et la voiture se retourna. Mary fut blessée, mais Caroline mourut dans l’accident. La jeune femme venue de l’Orient avait tuée sa sœur, ou du moins, avait occasionnée sa mort, exactement comme l’avait prédit Kenneth Mackenzie des centaines d’années auparavant.



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Mer 24 Sep - 5:58

LE GRIMOIRE MAUDIT DE AHRIMAN -

Le mystérieux et légendaire grimoire de Ahriman a-t-il sombré avec le titanic ?










Cela commence il y a fort longtemps, puisque nous sommes sans doute au IXe siècle. Où ? L’histoire ne le dit pas, mais probablement dans quelque pays enveloppé dans les brumes du nord ou de l’est. Allemagne ? Angleterre ? Hongrie peut-être, ou Pologne. En tout cas, il s’agit d’un pays qui croit aux sorcières, et qui les pourchasse avec férocité.

Une sorcière… Comment se nommait-elle ? On l’ignore aussi. Ahriman, peut-être… Elle a été confondue, jugée, condamnée, brûlée. Brûlée en partie seulement, car quelqu’un – un autre sorcier ? – s’est approché après le supplice du bûcher auquel les restes de la sorcière, noircis par les flammes, pendaient encore.

Cette personne décroche le corps de la femme martyrisée et emporte le cadavre, dont le visage calciné montre encore une expression terrifiante de haine et de douleur. Il l’emmène chez lui. Que veut-il en faire ? On n’ose y songer…

Des années plus tard apparaît sur le marché un livre d’aspect sinistre, noirci comme par les flammes d’un bûcher. Quand on l’ouvre, on lit sur les premières pages parcheminées : Grimoire d’Ahriman. Les caractères sont gothiques et le texte est tout entier consacré à des recettes de magie noire. Certains disent que le livre, feuillets et couverture, est entièrement fait de peau humaine : la peau de la sorcière suppliciée. Pour l’instant, nous sommes encore au tout début du IXe siècle, car c’est le couronnement de Charlemagne, à Aix-la-Chapelle. Un magistrat de la ville, dit la légende, offre le volume inquiétant au nouvel empereur. Ses intentions sont-elles amicales, ou hostiles ? Quand on connaît la suite de l’histoire, on ne se pose plus la question.

On raconte que ce livre, cadeau précieux, fut exposé plus tard dans une vitrine fermée. Mais, un matin, on eut la surprise de retrouver le grimoire sur le sol. La vitrine était brisée. Quelqu’un commente :

Ce grimoire n'est pas le grimoire d'Ahriman...


« On dirait que ce livre maudit a cherché à s’échapper, qu’il a cassé la vitrine de l’intérieur. De toute manière, la salle est hermétiquement close, et absolument personne ne peut y pénétrer pendant la nuit. »

On juge plus prudent d’enfermer l’ouvrage noirci dans une armoire de fer. Quelques jours plus tard, celle-ci est découverte, forcée par une main inconnue : quelqu’un s’est emparé du Grimoire d’Ahriman, et uniquement de cet ouvrage. On perd ensuite la trace du livre pendant de longues années.

Il réapparaît, un peu plus noirci encore, quand, des siècles plus tard, la maison d’un brocanteur brûle de fond en comble. Déjà, on peut se demander d’où il tenait le dangereux écrit. Et si les propriétaires successifs avaient ou non souffert de le détenir… Peut-être connaissaient-ils le mode d’emploi ? Peut-être étaient-ils, eux aussi, sorciers et nécromants, héritiers de la sorcière ?

Nous arrivons en 1566, et c’est chez un diamantaire juif d’Amsterdam qu’on retrouve le manuscrit. Cet homme, selon la rumeur publique, possède le grimoire. Et le diamantaire, qui est du genre bavard, raconte une étrange histoire : « J’ai voulu nettoyer mon grimoire. La reliure était toute maculée de fumée. Mais à peine avais-je commencé à le frotter que le livre s’est échappé de mes mains et qu’il a littéralement plongé dans une cuve d’eau qui était devant moi. Cette eau, qui l’instant d’avant était toute fraîche, s’est mise à bouillonner… Incroyable ! ». En tout cas, le diamantaire bavard a sans doute ravivé la malédiction en parlant à tort et à travers car, un peu plus tard, un malfaiteur s’introduit chez lui, le frappe et le laisse à moitié mort. Quand il reprend ses esprits, il s’aperçoit qu’on lui a dérobé… le grimoire.

Pendant deux siècles, le dangereux ouvrage demeure dans un oubli de bon aloi. Jusqu’au jour où, à Prague, ville de sorciers et de nécromants s’il en est, deux frères héritent du grimoire. On le sait, car ils s’en disputent la propriété et leur querelle devient publique. Ils se disputent à tel point qu’ils n’hésitent pas – nous sommes au XVIIIe siècle – à se défier en duel. Et l’un des deux frères tue l’autre. Le vainqueur emporte le manuscrit chez lui, dans la célèbre rue des Alchimistes. Le lendemain, les habitants de la rue font la chaîne et dressent des échelles pour essayer de maîtriser l’incendie qui ravage sa maison. On craint que le sinistre ne se propage à tout le quartier.

En tout cas, le grimoire maléfique ne disparaît pas tout à fait puisqu’on en retrouve la trace au début du XXe siècle. Dans un endroit bien différent, puisqu’il s’agit rien moins que des registres de la célèbre compagnie d’assurances Lloyds.

Un passager célèbre a éprouvé le besoin de faire assurer ses bagages avant un voyage transatlantique. Comme il est milliardaire, on peut comprendre qu’il ait des objets de valeur, des bijoux. Mais il fait assurer tout particulièrement le Grimoire d’Ahriman, qui est parvenu jusqu’à lui. Par quel truchement ? On l’ignore.
Le milliardaire se nomme John J. Astor, et le bateau qu’il emprunte pour traverser l’Atlantique n’est autre que le Titanic, que l’on disait insubmersible…

L’orgueilleux paquebot, heurté par un iceberg, disparaît dans les flots glacés avec 1513 passagers, Astor et son grimoire qui depuis, Dieu merci, ne s’est plus manifesté.
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fradinette



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Jeu 25 Sep - 4:55

L'éruption de la Montagne Pelée







En ce mois de mai 1902, la grande affaire des Pierrotins (les habitants de Saint-Pierre à la Martinique) ce n'est pas le volcan qui surplombe leur ville, mais les prochaines élections. La montagne Pelée, que les habitants du cru appellent tout simplement “la Montagne”, ils vivent avec et depuis toujours.

Ce volcan qui culmine à 1 397 m et s'étend sur une centaine de kilomètres carrés à sa base est l'un des neufs cônes actifs de l'arc des Petites Antilles. Depuis la découverte des Antilles par Christophe Colomb, deux éruptions ont eu lieu : la première en 1792, la seconde en 1851. En 1902, Saint-Pierre est une ville prospère de 30 000 habitants. Dans les colonnes du quotidien local les Colonies, l'élection prévue pour le 11 mai vole la vedette au volcan.
Il faut dire que celui-ci fait des siennes depuis plusieurs années sans causer de dégâts et à fortiori sans tuer personne.

Dès 1889, des fumerolles sont signalées dans l'Etang Sec, le cratère de la montagne Pelée. Au début de 1900, il y a deux fumerolles à fort débit, une demi-douzaine en 1901. A partir de janvier 1902, les débits augmentent. Les villages “sous le vent” comme le Prêcheur sont fortement incommodés par l'odeur d'œufs pourris (H2S) des gaz rabattus. Des petites explosions de vapeurs semblent se produire dès la mi-mars. La première explosion phréatique sûre a lieu le 23 avril au soir. Les premières cendres tombent sur le Prêcheur. Des séismes sont ressentis.

Panaches de cendres et de vapeurs, explosions, chutes de cendres, séismes sont de plus en plus fréquents jusqu'au 2 mai. Dans la nuit suivante, des détonations extrêmement fortes sont entendues. Le panache monte à plus de 4 km d'altitude. Des blocs de rochers sont projetés à plus de 2 km du sommet. Des lueurs impressionnantes zèbrent le panache.

Ces signes avant-coureur inquiétants ne sont pas vraiment pris en compte. Le 3 mai, le gouverneur Moutet nomme une commission. Elle rend son rapport le 7 au soir concluant que l'éruption aura les mêmes conséquences que celle de 1851. “Il n'y a rien dans l'activité de la montagne Pelée qui justifie une évacuation de Saint-Pierre. Les positions relatives des cratères et des vallées s'ouvrant vers la mer autorisent de conclure que la sécurité de Saint-Pierre est pleinement assurée”. Pour donner l'exemple, le gouverneur vient s'y installer. 2 000 personnes quittent tout de même la ville mais 2 000 réfugiés venus de la campagne se substituent à eux.

Le 5 mai, signalée par une forte explosion, la masse de cendres volcaniques formant barrage sur l'échancrure de l'Etang Sec qui domine Saint-Pierre cède. Une énorme masse d'eau presque en ébullition se déverse dans la gorge de la rivière Blanche et se rue vers la côte distante de six kilomètres. Elle balaie au passage la sucrerie Guérin. Le lendemain, l'éruption semble redoubler de violence. Le tonnerre des détonations est désormais perceptible jusqu'à la Guadeloupe distante de 160 km. Le sommet de la montagne Pelée s'enveloppe d'épaisses vapeurs et sans arrêt une pluie de cendres file vers le bas recouvrant tout d'une couche grise d'une trentaine de centimètres d'épaisseur.

Dans la rade de Saint-Pierre, seul le commandant du trois-mâts italien Orsolina prend la mesure du danger et préfère appareiller. “Je ne sais rien de la montagne Pelée, annonce-t-il, mais si le Vésuve se présentait sous l'aspect que revêt votre volcan aujourd'hui, je n'hésiterais pas à quitter Naples”.

Dès le 7 au matin apparaissent des petites nuées et le soir des projections de blocs incandescents. A 145 km au sud de la Martinique, la Soufrière de Saint-Vincent entre ce jour-là en éruption faisant 2 000 victimes. Le dernier numéro des Colonies daté du 7 mai accorde une large place au volcan mais la manchette est consacrée à l'élection du 11.

Le 8 mai 1902, à 7h52 du matin les aiguilles de l'horloge de l'hôpital militaire de Saint-Pierre s'arrêtent. A cet instant précis, la montagne Pelée explose. Il y a trois ou quatre violentes détonations se succédant rapidement puis deux immenses nuages noirs chargés de matériaux volcaniques jaillissent de la montagne. Le premier monte droit dans le ciel avant de se déployer et de finir par masquer si complètement le jour qu'à Fort-de-France on ne voit plus rien à un mètre. Le second reste accroché au flanc du volcan et fond sur Saint-Pierre suivant l'échancrure en V du cratère. Par la suite, la vitesse du souffle précédant la nuée qui détruira Saint-Pierre est estimée à 130 - 150 mètres par seconde soit 500 km à l'heure, la température de l'écoulement étant supérieure à 500°C. Les observations faites sur les cadavres font penser que leur mort est probablement due à l'onde de choc de ce souffle incroyable.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire 30 000 personnes sont anéanties. On ne retrouvera que deux survivants. Dans la rade seize bateaux chavirent et prennent feu. La Montagne Pelée connaîtra une autre éruption moins catastrophique en 1929 - 1932. Depuis, le volcan sommeille mais les volcanologues sont persuadés qu'un jour ou l'autre, il se réveillera à nouveau.


Sauvés par le cachot et par une table

Le bilan de l'éruption du 8 mai 1902 n'a jamais été officiellement arrêté. On estime à environ 28 000 le nombre de morts. La catastrophe n'a laissé que deux survivants. Le premier, Louis Cyparis, a acquis une telle notoriété qu'il a complètement laissé dans l'ombre le second, Léon Compère. Dans l'ouvrage de fond qu'il a consacré à l'éruption, Alfred Lacroix rapporte le récit des deux rescapés qu'il a pu rencontrer au lendemain de la tragédie.

Louis Cyparis, dit Sanson, est un travailleur du Précheur, tantôt marin, tantôt cultivateur. Un jour, il se prend de querelle avec l'un de ses camarades qu'il blesse d'un coup de coutelas. Arrêté, on le condamne pour un mois à la geôle. Il a presque fini son temps lorsqu'on le conduit en ville pour quelques corvées à remplir. Il apprend qu'il y a une fête au Prêcheur. Il s'échappe, mais le lendemain vient se constituer prisonnier. Il écope de huit jours de cachot supplémentaire. C'est alors que l'éruption du 8 mai s'abat sur Saint-Pierre. “Il était 8h, raconte Louis Cyparis. On n'était pas encore venus m'apporter la ration du jour quand tout à coup un bruit formidable se fit entendre. Tout le monde criait au secours, je brûle, je meurs. Au bout de cinq minutes personne ne criait plus, excepté moi, lorsqu'une fumée se précipita avec violence par la petite fenêtre de ma porte. Cette fumée brûlait tellement que pendant un quart d'heure, je sautais à droite, à gauche, en l'air, tout partout pour l'éviter. Après un quart d'heure, c'était un silence affreux. J'écoutais, criant de venir me sauver. Personne ne répondait. Alors tout Saint-Pierre doit être écrasé sous le tremblement de terre, dans du feu“.
Le malheureux va passer quatre jours et trois nuits dans son cachot, sans manger et n'ayant pour boire que l'eau de pluie qui suinte à travers le grillage. Le dimanche 11 mai dans l'après-midi, trois hommes de Morne Rouge passent dans ces parages. Ils entendent les plaintes de Cyparis. Ils arrivent à le délivrer. Le prisonnier porte des brûlures sur tout le corps. Ses habits ne présentent pas de traces de combustion.

”On a prétendu que Cyparis n'était qu'un pillard brûlé postérieurement au 8 mai en fouillant les maisons incendiées, rapporte Alfred Lacroix. “M. Lacourné, président de la cour d'appel de Martinique, m'a donné l'assurance que Cyparis était bien réellement en prison le 7 mai. D'autre part, la prison se trouvait dans le quartier du centre, tout près et au nord du théâtre et adossé au morne Abel. Elle a été détruite le 8 mai, mais le cachot est resté et est encore debout. Cette construction en pierres voûtées se dressait dans une cour, au niveau du sol. Elle ne possédait qu'une seule porte en bois massif, surmontée par une petite fenêtre grillagée et dirigée vers le sud, c'est-à-dire du côté opposé au volcan. Il n'y a rien d'invraisemblable à ce qu'un homme enfermé dans ce petit réduit ait pu survivre car il n'a pas reçu le choc direct de la nuée, la cendre et la vapeur brûlante n'ont pu pénétrer jusqu'à lui que par petites quantités à la fois et sans force mécanique“. Rétabli, gracié, Louis Cyparis devient une des attractions du cirque Barnum. Présenté comme ”le prisonnier de Saint-Pierre“, il raconte son histoire et exhibe ses cicatrices. Il meurt en 1929.

Léon Compère, lui, est cordonnier. Il habite au pied du morne Abel. Sa maison n'a pas de vue directe sur le volcan, protégée qu'elle est par un repli du morne. Le 8 mai à 8h du matin, Compère est devant sa porte regardant la rade lorsque brusquement il ressent un vent violent venant du nord. Les arbres du jardin sont déracinés. Compère n'a que le temps de rentrer chez lui. Il s'aperçoit alors qu'il est brûlé aux mains, au visage et à la jambe gauche. L'obscurité se fait. Une grande quantité de cendres pénètre dans sa chambre et leur chute sur le toit en tôle fait un grand bruit. Compère, terrifié, se réfugie sous une table. Au bout de vingt minutes, l'obscurité cesse et Compère passe dans la chambre voisine puis passe dans la cour avant de se réfugier à nouveau dans sa chambre jusqu'au moment où la maison commence à flamber. Il se sauve alors par le boulevard. Compère se réfugie à Fond Saint-Denis d'où il est transporté à l'hôpital de Fort-de-France.

Cette terrible catastrophe laissa des cicatrices encore visibles de nos jours et plusieurs des ruines de l'île sont devenues des attractions touristiques.
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fradinette



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Ven 26 Sep - 5:28

- IL DÉCOUVRIT LA GRANDE-BRETAGNE -

Mais Pythéas le Marseillais, beaucoup trop en avance sur son temps, fut traité de hâbleur. Son nom pratiquement inconnu de tous les manuels d’histoire de nos écoles et collèges. Et pourtant, Winston Churchill disait que son périple était au moins comparable à celui de Christophe Colomb ! Surtout quand on pense qu’il a été réalisé environ mille huit cents ans auparavant !




À son retour d’un voyage d’exploration dans l’Atlantique Nord, un navigateur grec décrivit la Grande-Bretagne :

« L’île est fortement peuplée… son climat est extrêmement frais » ; de son peuple, il parle ainsi : « Ils sont extrêmement hospitaliers et de manière aimable… Leur alimentation est bon marché et frugale… Elle (la Grande-Bretagne) a de nombreux rois et potentats qui vivent la plupart du temps en bonne intelligence…

Le peuple de la Grande-Bretagne est de mœurs simples, fort éloigné de la duplicité de l’homme moderne… il ne boit pas de vin, mais une liqueur fermentée à partir de l’orge, qu’il appelle curmi. »

Bien entendu, personne ne le crut. Cela se passait en 304 av. J.-C. Ce navigateur se nommait Pythéas et il était de Marseille. Pendant deux mille ans, les historiens le cataloguèrent comme charlatan, appréciant néanmoins sa relation de voyage, tenue pour un chef-d’œuvre d’imagination.

Pythéas fut pourtant le premier Grec à visiter la Grande-Bretagne, à décrire l’île et son peuple et, probablement, à naviguer en vue de l’Islande et de la Norvège. Les eaux de l’Atlantique Nord étaient alors inconnues des contemporains de Pythéas. Comment pouvaient-ils – familiers seulement avec les eaux tièdes de la Méditerranée - croire que celui-ci avait vu des morceaux de glace flottants plus gros que son bateau ? Ou que, plus au nord encore, la mer était entièrement gelée et que le soleil ne s’y couchait jamais ?


Pythéas fut déconsidéré et, quoique plus tard les historiens aient fait référence à son voyage dans leurs écrits, l’attitude de Strabon (né vers 58 av. J.-C.) à son égard est caractéristique. Il écrivait :

«Pythéas nous raconte que Thulé (qu’on croyait alors être une terre non explorée à l’extrême septentrion) est à un jour de voile d’une mer de glace… et cela, Pythéas l’a vu de ses propres yeux – du moins est-ce ce qu’il veut nous faire croire.»

Ce que Pythéas avait vu était sans doute la côte de Norvège, ensevelie sous ses brumes épaisses. La «mer de glace» n’était peut-être, selon certains érudits, qu’un énorme banc de méduses.

Il ne reste aucun fragment des deux livres de Pythéas, l’Océan et Une description de la terre. Mais ses contemporains ont suffisamment écrit sur lui pour que ses exploits puissent y être reconstitués avec un maximum de précisions. On pense que son voyage, à partir de Marseille, dura six ans. Pythéas fit le tour de la Grande-Bretagne et débarqua en plusieurs endroits, ce qui lui permis d’observer des moissonneurs et des bergers. En Cornouailles, il visita des mines d’étain.



À son retour à Marseille, il affirma que l’Irlande s’étendait à l’ouest de la Grande-Bretagne. Strabon n’était pas de cet avis, il la plaça au nord de l’Écosse… et c’est lui que l’on croyait. Pythéas passa apparemment le reste de sa vie à tenter de convaincre ses contemporains.

En vain.

Le monde tel que vu par Strabon


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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Dim 28 Sep - 7:01






LES PROPHÉTIES DE LA MÈRE SHIPTON -
(1488 - 1561)

[color=yellow][size=18]La Mère Shipton prédit plusieurs événements historiques qui allaient façonner le monde moderne. Voici l'histoire d'une des plus grande prophète de l'histoire, qui marqua à tout jamais l'histoire anglaise.



Ce n’est peut-être pas une coïncidence que les prophètes et les visionnaires soient apparus aux époques les plus troubles, où de grands changements survenaient. C’est aussi durant une période comme celle là, par une nuit d’été de 1488, qu’une jeune fille donna naissance à un bébé illégitime, dans le Yorkshire.

À sa naissance, Ursula Sondheil était infirme, mais elle n’allait pas tarder à faire parler d’elle comme prophétesse sous le nom de la Mère Shipton. Elle était difforme, mais elle avait l’esprit agile. Ainsi, elle avait appris à lire et à écrire beaucoup plus rapidement que la plupart des enfants de son âge. A 24 ans, elle épousa un charpentier ordinaire du nom de Toby Shipton, de Spipton, près de York. Sa réputation de voyante ne tarda pas à se répandre dans toute l’Angleterre et en Europe. Des centaines de curieux se massaient autour d’elle, buvant ses paroles sibyllines.

La légende dit qu’elle serait née dans les cavernes près du château de Knaresborough. Cependant tous les détails entourant la naissance et l’enfance de celle qui deviendra la mère Shipton ont été transmis de bouche à oreille pendant plus de 150 ans, alors personne ne connaît les circonstances réelles entourant ses premières années de vie.


Ce que nous savons cependant, c’est que depuis 1641, plus de cinquante ouvrages ont été écrit à son sujet et que son histoire a marqué l’imagination collective pendant des siècles. Les nombreux récits, parfois peints ou même brodés, nous laisse voir l’impact qu’a eu la mère Shipton sur son entourage.

L’histoire raconte par exemple qu’un jeune noble serait venu consulter la prophète pour savoir quand s’achèvera la vie de son père. Ce dernier avait besoin d’argent, et ne pouvait plus attendre de recevoir son héritage.

La mère Shipton ne lui dit rien. Le jeune homme tomba malade peu de temps après. C’est pourquoi le père de ce dernier vint à son tour consulter Ursula, dans l’espoir qu’elle puisse l’aide à sauver son fils. Cette dernière répondit :

« Ceux qui patiente en espérant la mort des autres,
Leurs propres fins surviennent,
La terre qu’il a tant cherchée, bientôt il aura,
La terre de sa suffisance, dans sa tombe… »

Bientôt après la mort du jeune homme, la nouvelle des circonstances entourant sa mort et de la prédiction de Ursula Shipton ne fit qu’augmenter la crainte entourant cette mystérieuse femme. Cette peur était toujours présente, même longtemps avant son mariage. On raconte en effet qu’elle avait développé des dons de sorcellerie afin de se venger de ceux qui la persécutaient, ceux et celles qui se moquaient de son apparence physique. En effet, plusieurs racontaient qu’elle était la « fille du diable », une sorcière sanguinaire qui représentait un risque pour son village, et surtout pour les enfants.

La naissance et l’enfance de Ursula Sondheil

Selon les rumeurs, la mère d’Ursula se nommait Agatha et était une orpheline lente d’esprit et paresseuse. Elle préférait la prostitution occasionnelle plutôt que de travailler comme ménagère ou cuisinière. La légende dit qu’un homme l’a séduite et qu’il avait consenti à lui accorder un certain confort, en échange de faveurs sexuelles. Elle tomba donc enceinte de cet homme. Les gens ont rapportés que l’homme était aussi froid que de la glace, et qu’il ne semblait pas apprécier la tournure des évènements.

D’ailleurs, lorsqu’elle tomba enceinte, les voisins réclamèrent qu’elle soit poursuivie pour prostitution devant la justice locale. Elle dû avoir beaucoup de courage, car elle n’avait que 15 ans lorsqu’elle et son ventre énorme se retrouvèrent devant le juge. La poursuite fut abandonnée. Son amant, avait, semble t’il, enfanté deux autres femmes du village.

La légende raconte qu’elle naquit quelque part aux alentours du fleuve Nidd, par une chaude nuit de juillet, alors que le tonnerre grondait. Tout près d’un ancien site où l’eau possède des pouvoirs mystiques. La petite Ursula vit le jour dans des conditions misérables. La sage-femme qui l’accoucha aurait rapportée que le bébé était énorme et difforme.

La jeune mère était pauvre, mais son amant continua à subvenir à ses besoins. Nul ne sait comment elle fit, mais elle réussit même à convaincre un prêtre de baptisé son enfant, et ce même malgré l’opposition locale. En effet, si il était rare à cette époque qu’un enfant né illégitimement soit baptisé, celui-là avait également la réputation d’être l’enfant du diable. C’est l’abbé de Beverley qui accepta la demande de Agatha, même si cette dernière habitait à plus de 60 miles de Knaresborough.

Selon les conteurs, sa mère aurait donnée Ursula à une mère adoptive alors qu’elle était âgée de deux ans. Agatha elle, trouvera refuse dans un couvent près de Nottingham où elle passera le restant de sa vie.

Les légendes disent que la petite fille qu’était la mère Shipton était intelligente et malveillante. Une fois, alors qu’elle travaillait à l’extérieur, sa mère adoptive entendit l’enfant crier très fort. Elle tenta d’entrer dans la maison, mais une force invisible l’en empêcha. Elle demanda alors de l’aide de ses voisins, qui firent également incapables de pénétrer à l’intérieur. Un prêtre qui passait par là vit la scène. Il calma les gens et parvint à combattre la force invisible et entra dans la maison. Le berceau était vide, car la jeune Ursula, complètement nue, souriante, était assise devant le foyer. Il est possible aussi que la mère adoptive ait inventée de ces histoires comme celle là pour expliquer certaines de ses négligences.

Ursula grandit et les histoires au sujet de son adolescence et du début de sa vie adulte ne sont qu’un éloge à sa laideur. Elle doit avoir ardemment rêvée, comme toutes les autres jeunes filles de son âge, à un prince charmant. Nul n’aurait pensé assister un jour à son mariage, mais pourtant, un charpentier de métier, nommé Toby Shipton, lui demanda sa main. Plusieurs crurent qu’il avait été ensorcelé, qu’elle avait dû utilisée une poudre d’amour ou un élixir quelconque que pour le faire tomber amoureux d’elle. C’est en 1512, alors qu’Ursula Sondheil était âgée de 24 ans, qu’elle devint Ursula Shipton.

C’était une période importante pour l’Angleterre. Henry VIII, âgé de 21 ans, venait d’être couronné roi et avait déjà conquis le cœur de son peuple. Parmi ses conseillers se trouvait Thomas Wolsey, fils d'un boucher d'Ipswich, futur archevêque de York et cardinal à Rome.

La vie était probablement beaucoup plus facile pour la mère Shipton maintenant qu’elle était mariée. Elle et son mari n’avaient pas d’enfants et vivait plutôt bien. Ce fut un mois après le mariage que, pour la première fois, des voisins virent lui demander conseil. Une chemise et un jupon avaient disparus et ce vol intriguait beaucoup le voisinage car ces articles étaient plutôt dispendieux à l’époque.

Le mère Shipton déclara seulement qu’elle savait très bien qui avait volé les vêtements, et qu’elle ferait le nécessaire pour que ces biens soient rendus. Elle donna quelques indications à sa voisine. Cette dernière, comme prévu, se présenta à la croix du marché dans Knaresborough. C’est là qu’une femme se présenta, avec les vêtements disparus.

L’inconnue se mis à danser et à chanter :

« J’ai volé mes voisins, regarder moi, je suis une voleuse et je vous le montre »

Elle rendit les vêtements, fit une révérence et s’en alla.

Plusieurs évènements mystérieux du même genre ont grandement contribués à la réputation de la mère Shipton. À la même époque, elle prédis la chute du clocher de l’église locale et la mort d’un seigneur en visite dans la région. Sa réputation commença à s’étendre dans tout le Yorkshire.

C’est à cette époque que le roi Henry VIII, encouragé par Thomas Wolsey, parti en guerre et décida d’envahir la France. L’Angleterre n’avais alors aucune armée stable et un recrutement intensif commença dans tous le pays. Ses troupes essuyèrent plusieurs défaites, mais le roi était obstiné et en 1513, avec l'aide de mercenaires autrichiens fournis par l'empereur Maximilian, il remporta sa première victoire importante, bataille surnommée « The battle of Spurs (La guerre des dents) ». La mère Shipton avait d’ailleurs prédit cet évènement :

« Lorsque le lion placera sa patte sur le rivage gallique,
alors les lys tomberons sous la peur.
Les femmes de se pays verserons des milliers de larmes,
car le l’aigle princier et sa bande se joindrons aux forces du lions et renverserons tout ce qui se dressera sur leur chemin.
Bien que plusieurs sagittaires s’uniront pour défendre le pays du lys,
ils se perdront dans la confusion… »

Henry, naturellement, est représenté par le lion, le lys est le symbole de la France et l’aigle princier est l’empereur Maximilian d’Autriche.

Thomas Wolsey, qui avait convaincu le roi Henry de partir en guerre pour trouver la gloire, fut couvert d’éloge et considéré comme étant un des principaux responsables de la victoire anglaise. Pour le remercier de ses sages conseils, il fut nommé seigneur chancelier d’Allemagne et cardinal à Rome. Wolsey voulait devenir pape, et en attendant sa nomination à ce poste, il vécu comme un prince avec de nombreux domestiques. Il se fit construire une demeure encore plus grosse que celle du roi, connu aujourd’hui comme étant la cour de Hampton et à fondé l’université de l’église du Christ.

La mère Shipton le surnommait « le paon taillé » :

« Quand le paon taillé perdra ses premières plumes,
il offrira un grand spectacle à la terre entière – pendant un certain temps –,
mais il disparaîtra après quelques temps et toute sa gloire ne mènera à rien. »

Le cardinal Wolsey était cependant détesté dans tout le pays. Encore aujourd’hui, le chancelier est rarement la personne la plus populaire de son gouvernement car c’est lui qui gère les impôts. Wolsey, en l’absence du roi Henry, était maître de l’Angleterre. Des impôts de plus en plus lourds étaient exigés et la population en souffrait.

C’était des temps difficiles, les nouvelles voyageaient lentement et tout le monde s’interrogeait sur les décisions du nouveau maître du pays et sur la guerre que livrait le roi Henry et de nombreux fils, pères et frères des gens du pays. Les nouvelles ne se répandaient que par le bouche à bouche des voyageurs, les marchands ambulants et les commerçants, et trop souvent, ces informations étaient erronées ou inventés. La mère Shipton, même si elle habitait dans une maison isolée, en savait davantage que tout les autres.
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Dim 28 Sep - 7:02

.... suite de l'histoire ....

Un de ces visiteurs était l’abbé de Beverley, qui, maintenant devenu vieux, commençait à craindre les réformes imposés par Wolsey aux petites communautés. Lors de sa visite, la mère Shipton n’avait pas de très bonnes nouvelles pour lui. Elle lui expliqua comment Wolsey allait affamé le royaume, en particulier les communautés plus isolées, que les pauvres et les malades ne pourrons bientôt plus trouver refuge dans certaines églises et monastère, que plusieurs d’entre eux allaient être privé d’éducation… et que le roi ainsi que son parlement renierai Wolsey au cour des prochaines années et que ce dernier allait mourir dans des conditions misérables !

Wolsey étant devenu l’homme le plus puissant et craint du royaume, plusieurs des prophéties de la mère Shipton parlaient de ses actes futurs et de sa chute. Celui-ci fut rapidement au courant de la réputation de cette prophète et qu’elle prédis sa chute. Il mandata donc 3 hommes, le duc de Suffolk, Charles Brandon, ainsi que le seigneur D'Arcy de Yorkshire et le seigneur Percy , comte de Northumberland, d’aller rencontrer la mère Shipton et de voir de leurs yeux si la rumeur était fondée, si elle était une vraie sorcière.

Lorsqu’ils se présentèrent devant la maison de la prophète, cette dernière était déjà à l’extérieur, souriante et invita les trois hommes à venir s’asseoir à l’intérieur, devant un bon feu de foyer. Une fois à l’aise à l’intérieur, un des hommes aurait dit :

«Vous ne seriez pas aussi accueillante si vous sauriez qui nous sommes et pourquoi nous sommes ici…!»

« Je crois que les messagers ont le droit d’être bien accueillis…» répondit elle doucement en leur offrant de la bière.

« Vous savez pourquoi nous sommes ici ? Vous avez dit que le cardinal ne pourrait jamais voir York, et il n’a pas du tout aimé cela…»

« Je n’ai jamais dit qu’il ne pourrait pas voir York, dit elle poliment, j’ai seulement dit qu’il ne l’atteindra jamais de son vivant… »

« Bien » dit le duc avec difficulté, « il a dit que la prochaine fois qu’il viendrait dans York, vous serez brûlée sur un grand bûcher.»

« On verra bien » dit alors la prophète.

Sur ses mots, elle jeta son foulard dans le foyer. Les flammes lui touchait mais ne le brûlait pas. Elle le reprit alors et déclara :

« Non, je ne crois pas que je vais finir brûlé.»

Elle jeta un coup d'oeil sur le duc de Suffolk. Ce dernier et ses deux acolytes transpiraient la peur, cette peur de la sorcellerie. Une des hommes osa lui demander si elle savait ce que leur réservait leurs futurs. Elle devint soudainement très sombre et déclara qu’elle les voyait mort sur les routes pavées de York.

Lorsque le cardinal Wolsey fut mis au courant des dires de la mère Shipton, il décida de partir de Londres pour se rendre à York. Ce voyage était long et dangereux, ainsi sa vrai destination n’était pas York, mais Cawood, une ville à 10 miles plus au sud. Wolsey avait l’intention de monter sur la tour de Cawood, en espérant voir York à partir de cet endroit. Peut-être qu’à la lumière du jour, il arrivait réellement à voir une partie du territoire.

« Elle a dit que je n’arriverais jamais à voir York » ricana le cardinal.

« Respectueusement, elle n’a pas dit que vous ne parviendrez pas à voir York, elle a dit que vous ne l’atteindrez jamais. » le corrigea un de ses hommes.

« Et bien, allons y et brûlons la ! » rajouta Wolsey en regardant la bordure des forêts avoisinants York et quelques toitures de maison à peine visibles.

Mais alors qu’il s’apprêta à quitter Cawood, le cardinal aperçu le seigneur Percy, comte de Northumberland avec quelques gardes.

« Vous êtes venu pour moi ? » interrogea Wolsey

« Effectivement mon seigneur, le roi exige que vous retourniez à Londres pour faire face à des accusations de haute trahison. »

C’est sur la route, sous bonne escorte que Wolsey entama son voyage de retour, sans être parvenu à York. Pendant le voyage, il devint très malade et l’escorte dut arrêter dans un monastère de Leicester pour qu’il reçoive des soins. Il y perdra la raison et y mourra, dans des conditions misérable comme l’avait prédit la mère Shipton. Suite à sa mort, la réputation de la prophète allait prendre des dimensions incroyables, au point d’en faire une légende vivante.

Le parlement décida aussi que l’église avait prit trop de pouvoir, et décida de faire un ménage important. Plusieurs des fidèles de Wolsey en payèrent le prix, dont le seigneur Percy et le seigneur d’Arcy qui se firent tuer sur les routes du Yorkshire.

Henry VIII est mort le 28 janvier 1547, laissant derrière lui un pays changé, très différent de celui dont il avait hérité 40 années auparavant. La vieille puissance de l’église médiévale avait été cassée, le parlement était maintenant la nouvelle autorité.

Le fils de Henry VIII, Edouard VI avait seulement 9 ans lorsqu’il hérita du royaume. La prophète avait aussi des choses à dire à son sujet :


La tour de Cawood

« Pour un prince pieux doux faire de la place,
et dans chaque église préparer un balai,
car ce prince qui ne naîtra jamais rendra les têtes rasées désespérées. »

L’accouchement du jeune prince avait été brutal, et la césarienne qu’avaient pratiquée les sages femmes avait tué sa mère, Jane Seymour. Les têtes rasés – les moines – avaient bien raison de s’inquiétés, car le conflit entre les églises protestantes et catholiques s’envenimait de plus en plus et les protestants dominaient.

« Alors les gens du peuple prendrons les armes,
Et la méchanceté de femme causera beaucoup de mal.
Fierté mortelle d'Oh ! Différends détestables d'Oh !
Frères pour regarder la vie des autres.
Mais l’ambition est tellement mortelle,
Le griffon féroce perdra sa tête.
Peu après la mort du lion,
De part une douce cruauté. »

Elle prédira aussi :

« Une dame vertueuse alors mourra,
Pour être augmenté vers le haut tellement de haut,
Sa mort causera une autre joie,
À une personne qui nuira beaucoup au royaume. »

Effectivement, la population, fatigué du chaos et de l’anarchie qui régnait, prit les armes. Des temps sombres s’annoncèrent pour l’Angleterre, les prix montaient en flèche et la population était de plus en plus pauvre. Le roi Edouard VI est mort alors qu’il n’avait que 16 ans, après seulement un peu plus de 5 années de règne. Dans une première période, son oncle, Edward Seymour, puis dans une seconde, Dudley, sont les hommes forts du pays. Ce dernier est un homme ambitieux, qui intrigue et profite des dissensions pour gouverner et s'enrichir. Il se fait nommer duc de Northumberland. Ce dernier convainc Edouard que ses soeurs (Marie, la catholique et l'aînée, et Elisabeth) sont des dangers pour la couronne et qu'il vaut mieux les déclarer bâtardes, leur bloquant ainsi la succession. À leur place, Jane Grey, une amie sincère du roi, est officiellement choisie pour succéder au trône. Le duc y retrouve son compte, car son propre fils doit ou s'est marié avec Jane.

Quand il meurt, en 1553, Jane est reconnue par le conseil de régence comme reine. Sa famille la pousse à accepter. Mais, sans appui, neuf jours plus tard, elle est chassée du trône (puis exécutée au début de l'année suivante) par Marie Tudor, la soeur du défunt roi. C’était une époque dure, la nouvelle reine étant profondément protestante, les catholiques se font persécutés dans les rues, la population est divisé et plusieurs se font même brûler vivant.

La mère Shipton la surnommera Alecto, et donnera cette prophétie :

« Alecto après avoir assumée la couronne ;
Et les mitres se lèveront, et les têtes tomberont,
À Smithfield le sang coulera.
L'Angleterre s'associera avec l'Espagne,
Certain tenterons de leur nuire, en vain.
Alecto alors de la vie se retirera,
Et le prêtre pontifical moura. »

Le sang coula effectivement à Smithfield, et lorsque meurt Marie Tudor un matin de novembre 1558. Quelques heures plus tard, un cardinal polonais important s’éteint à son tour.

La mort de Marie Tudor signe la fin d’un ère, et le début d’une autre. L’Angleterre ne serait plus jamais la même. Mais au moins, la violence a cessée et la vie semble vouloir reprendre son cour d’antan. Une nouvelle reine prend le contrôle du pays et c’est alors que débute le long règne de la reine Élizabeth I. Elle avait 25 ans lorsqu’elle prit le pouvoir et n’allait jamais se marier. Elle règnera pendant plus de 45 ans et rapportera la paix et la fierté dans son pays.

Comme elle l’avait prédit, la mère Shipton s’éteindra en 1561, à l’âge estimé de 73 ans. Elle laissera de très nombreuses prophéties sur les années à venir. Elle prédira la mort de la reine et le couronnement de James VI en 1603, ainsi que des guerres, la grande peste de 1665, l’incendie de Londres en 1666. Aujourd’hui, certaines de ses prédictions ne nous paraissent plus si obscures. Elle avait prédit, par exemple :

« Il y aura des voitures sans chevaux et le monde connaîtra la plaie des accidents. »

Elle annonça la venue du téléphone et de la télévision :

« Les pensées feront le tour du monde en un clin d’œil. »

Lorsqu’elle avait prédit : « Les hommes marcheront au-dessus des fleuves et sous les fleuves, le fer flottera sur l’eau », ses contemporains avaient dû aussi se demander à quoi elle faisait allusion. Aujourd’hui, les bateaux et les sous-marins de fer sont choses communes, mais à l’époque…

La Mère Shipton prédit plusieurs événements historiques qui allaient façonner le monde moderne. La défaite de l’armada espagnole, par exemple : « Et les chevaux de bois du monarque de l’Ouest seront détruits par les forces de Drake ». Dans un couplet plus élaboré, elle prophétisa que Sir Walter Raleigh ouvrirait le Nouveau Monde au commerce britannique :

« Sur une mer déchaînée et venteuse,
Un noble voguera
Qui ne manquera pas de trouver
Un pays nouveau et merveilleux
D’où il rapportera
Une herbe et une racine… »

L’herbe en question était évidemment le tabac et la racine, la pomme de terre.

Il est très probable que les dires de la mère Shipton aient été exagérés avec le temps, interprétés… modifiés bref, mais ce que nous savons, c’est qu’elle a sans aucun doute existée, qu’elle a marqué l’imaginaire populaire et l’histoire de l’Angleterre à tous jamais. Elle mérite, sans aucun doute son nom au rang des plus grands prophètes de l’histoire.
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Lun 29 Sep - 6:16

- LA CHASSE AU SORCIÈRES -

La naissance de l'inquisition et la guerre aux hérétiques ont fait naître des vagues de massacres à travers tout l'Europe. Une importante partie de cette période est mieux connue sous le nom de "la grande chasse aux sorcières". Voici un texte très intéressant écrit par une dénommé Véro.

Il y a peu je suis tombée sur un très long texte sur l’histoire du sort qui était fait aux sorcières. Plutôt que de le traduire mot à mot j’ai choisi de vous en faire un résumé.

La première crémation de sorcière a eut lieu en 1275 à Toulouse, donc bien avant la bulle papale d’Innocent VII (1484-1492) qui définissait les termes de la chasse aux sorcières. Pourtant avant ce texte les sorcières étaient reconnues et respectées, il arrivait que des notables louent leurs services, comme par exemple le comte de Kryburg qui en 1382 a embauché une sorcière afin qu’elle cause un orage pour mettre ses ennemis en déroute. L’église considérait alors que ces femmes agissaient avec l’autorisation de Dieu et que par conséquent il n’y avait rien à redire.

Mais avec l’autorisation papale et l’inquisition c’était la porte ouverte à tous les abus. Des millions de personnes ont été les victimes de ce mouvement : hommes, femmes, enfants, sans abris, indigents, mais aussi les personnes riches qui faisaient ombrage à d’autres. Ceux qui ne mourraient pas sous la torture finissaient au bûcher. Le sort des enfants était un peu moins pire : on les saignait dans un baquet (ça me rappelle une histoire de Saint Nicolas) ou on les décapitait dans leur cachot.

Il est remarquable que la chasse aux sorcières ait été particulièrement forte dans les pays germanophones, on estime que dans certaines villes allemandes il y eut 600 exécutions par an, soit deux par jour sauf les dimanches, et dans la région de Wertzberg le chiffre atteignit 900 en un an. Mais il n’empêche que les premiers cas sont recensés en France. Jeanne d’Arc a été condamnée avant la bulle papale (1431 pour ceux qui ne s’en souviendraient pas).

Dans les premiers siècles de notre ère l’église se concentrait essentiellement sur l’extermination des hérétiques, et des Manichéens. En 785 le synode de Paderborn stipulait que « quiconque affirmerait que les sorcières existent, que les croyances païennes existent, serait condamné à mort. » Le texte fut ratifié par Charlemagne. Mais la prolifération de sectes hérétiques fit que l’église changea d’avis. Entre 1000 et 1200 les Manichéens prirent de l’importance Dès 1179 il fut décidé d’œuvrer contre l’hérésie.

1184 marque la naissance officielle de l’inquisition. Cette année là le pape Lucius III déclare que chaque évêque devra visiter deux fois par an chacune des communes de son évêché afin d’y nommer des personnes susceptibles d’aider dans la chasse aux hérétiques et de mettre en place les procès y afférent. Dans certains pays tels l’Angleterre, l’Ecosse ou la Scandinavie, ce système de tribunaux locaux fonctionna sans avoir recours à l’inquisition jusqu’au 15ème siècle. En 1215 un concile décide de livrer les hérétiques à la justice séculière. Le texte fut ratifié par le concile de Toulouse en 1229, en 1231 l’inquisition passa sous la responsabilité papale. Ainsi les inquisiteurs (souvent des dominicains) remplacèrent les évêques. Les tribunaux cléricaux locaux furent annulés en 1235 sur l’initiative de Grégoire IX. En 1375 le pape Jean XXII autorisa que soient poursuivis tous ceux qui pratiquent la magie. Mais, une fois que les divers mouvements hérétiques du sud de la France eussent été réduits à néant l’inquisition eut besoin de nouvelles victimes pour remplir ses caisses. La chasse à la sorcière était donc bienvenue.

Elle s’autofinançait en quelque sorte. Les victimes payaient les frais de justice (veuillez excuser l’utilisation du mot « justice ») ainsi que la corde qui les attachait au pieu, qu’elles payaient également. Les tortures elles mêmes étaient payantes. Un prix avait été déterminé pour chacune d’elles. Il est à noter qu’avant que la torture n’entre en ligne de compte les crémations étaient beaucoup moins fréquentes. Les accusés pouvaient se défendre.

Au milieu du 15ème siècle la chasse aux sorcières se déplaça du sud de l’Allemagne vers le nord. Mais Jacob Sprenger et Henrich Kramer (Henricus Instituoris), deux inquisiteurs, rencontrèrent une certaine résistance parmi les comtes, les évêques et les autorités locales.

Kramer en vint à se plaindre au Pape. Innocent VIII, tout ouïe, édita le 5 décembre 1484 un bulle qui donnait plein pouvoir aux inquisiteurs. Le texte fut imprimé et largement diffusé. Il s’agissait du Malleus maleficarum (1487), en trois parties, 42 chapitres et une FAQ de 35 questions.

A ceux qui parlent de pratiques « moyenâgeuses » je rappellerais que le moyen âge a cessé en 1492 !

A présent les inquisiteurs avaient la part belle. S’il est vrai qu’il y eut essentiellement des victimes féminines, au fil du temps il fallut qu’ils se rabattent sur les hommes. Ils appréciaient aussi les enfants, car ces derniers avouaient bien plus vite ! Ainsi, à Reutlingen, un enfant de 12 ans dénonça 170 personnes (soit 170 nouvelles victimes pour ces messieurs).

Nous avons parlé plus haut de l’aspect pécuniaire de ce mouvement. Il faut ajouter que même les bourreaux ont profité de cette manne. Leurs épouses portaient des vêtements de prix et roulaient en carrosse.

Il fallut longtemps pour que la situation change, c’est avec le siècle des Lumières que l’humain devint capable de raisonner par lui même. Mais en Allemagne il fallut attendre le 18ème siècle. Parmi les réformes importantes des Lumières il y eut la reconnaissance de la liberté individuelle, et l’interdiction des tortures durant les procès.

Mais ce n’est qu’en 1965 que le concile Vatican II renonça officiellement à l’inquisition !

A Ellwangen en 1588, puis entre 1611 et 1618, 450 personnes furent exécutées comme sorcières, parmi elles 350 femmes. Cela représentait la moitié de la population féminine de la ville, et 1 homme sur 6.

Parmi eux Michael Dirr qui avait acquit le moulin du village après que le meunier précédent ait dû le vendre pour payer les frais du procès de sa femme. Lors d’une discussion avec le pasteur Berchtold, Dirr lui avait dit qu’il était convaincu de l’innocence de cette femme. Bien mal lui en prit car il fut enfermé à son tour. Pour éviter la torture il avoua tout ce qu’on voulait et 11 jours plus tard il fut brûlé. Ses frais de justice s’élevaient à 460 Gulden. Quant au pasteur, dans la mesure où il avait trop souvent tendance à penser à l’innocence des prisonniers, il vit sa propre sœur condamnée, afin qu’il comprenne où pouvait être son intérêt. Plus tard seuls les jésuites furent autorisés à rencontrer les prisonniers.

Personne n’était à l’abri dans cette ville. Les juges autorisèrent l’arrestation de 9 collègues du conseil municipal, 12 épouses de conseillers, 6 de leurs filles et 4 de leurs fils.

Le chanoine Georg Mair résista à 8 années de torture sans avouer quoi que ce fut. Il mourut en prison et fut enseveli sous la potence.

Le maire Hanns Blattner qui avait dû faire emprisonner tant de sorcières, dut assister à l’exécution de sa propre épouse en 1615.

Evidemment, la sage femme fut brûlée en 1588.

Le juge communal, dut démissionner en 1615 et quitter la ville avec toute sa famille, car une seule et unique sorcière (le boulanger du village) avait réussi à s’enfuir. On n’avait pas réussi à la rattraper.

Pourquoi tant d’exécutions dans cette seule ville, sous la prévôté de J.Ch von Westerstetten ? Sans doute espérait-il ainsi obtenir la reconnaissance de l’Eglise, et un rang élevé ? Peut-être se considérait-il comme un bon chrétien ? Sous son égide les représentants du tribunal n’étaient que des marionnettes. Il devint finalement évêque de Eichstätt.

Ce ne sera qu’en 1775, avec Anna Maria Schwägel, qu’on verra le dernier procès en sorcellerie officiel d’Allemagne. La Suisse, elle, devra attendre le 18 juin 1782, pour voir exécuter une ultime sorcière : Anna Göldin.
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Mar 30 Sep - 6:13

LA VIERGE DE FER ( IRON MAIDEN ) -

Un terrible instrument de torture




Redoutable instrument de torture utilisé par les chasseurs de sorcières à la fin du 18eme siècle, la vierge de fer se présente comme étant un type de sarcophages de bois ou d'acier dans lequel la victime devait se tenir debout. La boite faisait généralement deux mètres de haut et un mètre de largeur. Des pointes tranchantes (ou perforantes), se trouvant disposées sur les parois intérieures ainsi que sur le couvercle, transperçaient la victime à la fermeture du mécanisme qui pouvait généralement être cadenassé. Ces pointes étaient souvent disposées de façon à perforer la victime sans causer une mort immédiate afin de rendre la séance de torture longue et douloureuse. Forcée à se tenir debout, la personne enfermée à l'intérieur mourait donc au bout de son sang, épuisée et quelques fois asphyxiée. Une ou plusieurs petites ouvertures, généralement disposées sur le couvercle, permettaient aux tortionnaires d'interroger sa victime ou de continuer la torture avec d'autres objets.

Selon certains historiens, la première vierge de fer aurait été fabriqué par l'allemand Johann Philipp Siebenkees, qui aurait conçu "la vierge de Nuremberg" en 1793. Selon un de ces ouvrages, il se serait inspiré d'un outil similaire utilisé au 16eme siècle, le "Schandmantel" (le manteau de la honte). Ce dernier est une boite généralement composée de bois et d'étain, mais dont l'intérieur ne possédait aucune pointe et servait uniquement à humilier les criminels.

Une modification du "manteau de la honte" aurait servie, pour la première fois, à l'exécution d'un faux monnayeur le 14 août 1515. Les archives rapportent qu'une fois que l'homme était placé à l'intérieur de la boîte, on refermait tranquillement la porte afin que de longs clous viennent pénétrer ses bras et ses jambes à plusieurs endroits, ainsi que ses yeux, sa poitrine, ses épaules et sa vessie. Les clous n'étaient pas enfoncés profondément dans la victime, qui pouvait survivre et se lamenter pendant deux jours avant de rendre l'âme. Cet objet de mise à mort aurait été utilisé pendant une dizaine d'années.




Mais ces histoires sont floues, nos connaissances sur les vierges de fer sont basées sur des archives et de la littérature du 19eme siècle, qui ont fortement été influencés par les croyances populaires. La fiction et la réalité sont difficiles à dissocier.

La vierge de Nuremberg est encore aujourd'hui la vierge de fer la plus connue et la plus souvent représentée. Elle était anthropomorphe (de forme humaine) et les rumeurs disent qu'elle représentait la vierge Marie. Elle a été utilisée durant l'inquisition afin d'injecter symboliquement la foi chrétienne dans le corps des hérétiques. Elle mesurait 2.1 mètres de hauteur et 0.9 mètre de largeur, possédait deux portes et était assez grande pour contenir un homme adulte. À l'intérieur de ce cercueil, une dizaine de longs clous se dressaient, prêts à perforer sa victime. Au dessous de cette machine infernale était ouverte une oubliette au fond de laquelle le cadavre tombait émietté et pourrissait dans un ruisseau souterrain, pour servir de nourriture aux poissons. Elle fût totalement détruite au cours de la dernière guerre lors des bombardements aériens de Nuremberg.

Plusieurs vierges de fer datant du 19eme siècle sont exposées dans les musées européens, mais il est probable que la plupart d'entre elles n'aient jamais été utilisées.
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Mer 1 Oct - 6:26

UN MILLIARDAIRE UN PEU BIZARRE -

Le monde étrange et secret de Howard Hughes

À l’âge de trente ans, Howard Robard Hughes est déjà une légende. Producteur de cinéma, as de l’aviation, tout lui réussit, d’autant plus qu’il est l’un des hommes les plus riches du monde. Cependant, il passera les dernières années de sa vie dans la folie, et mourra dans la misère et la solitude.

Howard Hughes est né en 1905. À l’âge de 18 ans, il hérite de la Hughes Tool Company de son père et fait breveter la seule mèche efficace pour forer les puits de pétrole. D’une valeur théorique de 750 000 dollars quand le jeune homme en hérite, la compagnie a fait en 1972 un profit cumulatif de 745 millions de dollars. À cette époque, l’empire de Howard Hughes englobe de nombreux hôtels et casinos à Las Vegas, Reno et aux Bahamas, des intérêts miniers, des biens immobiliers, et la Hughes Aircraft Company – le 9e fournisseur de l’armée américaines.

Public et privé

Hughes n’est pas célèbre uniquement pour sa richesse. En 1942, il dessine et fait construire le plus grand avion du monde : un cargo surnommé Spruce Goose («l’oie d’épicéa») parce qu’on a utilisé du bois d’épicéa pour sa construction. Il pilote avec beaucoup de plaisir, et tient absolument à faire tous les essais pour la Hughes Aircraft Company. Il bat plusieurs records d’aviation; en 1938, il fait le tour du monde en un temps record, et à son retour, New York l’accueille en héro.


Ses exploits dans d’autres domaines sont également remarquables. Il devient producteur de cinéma à Hollywood, remportant de nombreux succès avec des film comme Hell’s Angels, Scarface, le Hors-la-loi. C’est pendant le tournage du Hors-la-loi qu’il dessine pour l’actrice Jane Russell un soutien-gorge sans bretelles. Sa réputation de play-boy lui vaut les gros titres des journaux.

Puis, à l’âge de 53 ans, Hughes décide mystérieusement de se retirer du monde.

Son désir de solitude est absolu. À partir de ce moment, Hughes ne verra plus personne. Tous ces messages passent par une « garde du palais » constituée d’assistants personnels, auxquels il écrit plus souvent qu’il ne parle. Il ne supporte même pas la lumière du jour. Les rideaux de la chambre d’hôtel où il vit son noirs et fixés par un ruban adhésif. Quand il déménage au neuvième étage de son hôtel à Las Vegas, les boutons de l’ascenseur sont changés pour n’indiquer que huit étages. Hughes réussit même à voyager sans passeport, grâce à l’ingéniosité de ses assistants. Ces derniers ont aussi fait en sorte que son mariage en 1949 avec l’actrice Terry Moore n’apparaisse sur aucun registre officiel.


D’étranges obsessions

L’alimentation de Howard Hughes est étrange. Il lui arrive de ne manger pendant des mois que de la soupe en boîte. D’autre fois, il ne mange que des steaks, et parfois rien du tout.

Pendant quelques mois, Hughes insiste pour qu’on lui serve de la crème glacé aux noix et à la banane à chaque repas. Lorsque la production de ce parfum cesse, ses assistants paniquent. Une solution se présente que seul les millions de Hughes peuvent permettre : on demande au fabriquant d’en faire spécialement pour lui. Ceux-ci sont d’accord, mais il faut en commander au moins 1200 litres. Bien qu’il faille maintenant trouver où stocker toute cette crème glacée, le personnel de Hughes respire.


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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Jeu 2 Oct - 5:48






DES ANIMAUX JUGÉS POUR LEURS CRIMES -

Il fut une époque durant laquelle les animaux devaient répondre de leurs crimes devant les tribunaux.





Si il est vrai que l'homme a toujours voulu dominer la nature, cela l'a amené à avoir des agissements plutôt inusités. Un ces agissements est celui de jugé et condamner les animaux ayant commis des crimes, généralement des meurtres. Cette coutume est aussi vieille que la bible elle-même. Dans l'Exode, il est écrit: « Si un bœuf encorne un homme et le tue, alors le boeuf sera lapidé. » Même si les animaux condamnés étaient généralement des bêtes de somme, il y a eu des procès pour plusieurs espèces animales différentes (chèvres, porcs, taupes, taons, chiens, chats, escargots...la liste est longue), voir même des insectes.

La première parution d'animaux devant les tribunaux connus date des années 800 de notre ère. Un essaim d'abeille qui avait attaqué et tué un homme fût condamné à la peine capitale par étouffement.

Quelque part en Normandie, en l'an 1394, un cochon fût jugé et pendu pour avoir dévoré un humain. La même chose se produisit en 1547 alors qu'une truie et ses enfants furent emmenés devant les tribunaux pour le même crime. Ils exécutèrent la truie mais acquittèrent les porcelets en raison de leurs très jeunes âges. Il a été dit que ce n'était pas de leurs fautes si leur mère leur avait montré le mauvais exemple. Ce genre d'accident était plus ou moins commun dans les cités médiévales où les porcs erraient en liberté. Certains d'entre eux pouvaient s'attaquer à des jeunes enfants.

Cependant, les crimes n'étaient pas toujours aussi graves. En 1471, un coq fût condamné à la peine capitale pour avoir pondu un oeuf, ce qui démontrait un grave mépris envers Dieu et sa création. Après avoir été condamné à mort, le poulet en question fût brûlé.

Un jugement particulièrement original fût rendu en 1519 contre des taupes qui avaient ruinées une récolte parce qu'elles avaient creusées tellement de tunnels que l'herbe ne pouvait plus pousser dans ce champ. Les taupes furent condamnées à contumace dans l'exil. Mais la cour accorda un sauf-conduit en allouant 14 jours de délai supplémentaire aux taupes qui avaient des enfants et celles jeune en âge.

Tout cela peut sembler bien étonnant, mais ce n'est que la pointe de l'iceberg. En effet, les tribunaux pour animaux suivaient les mêmes lois que ceux que la population connaissait à l'époque. Ainsi, il pouvait compter sur la présence d'un avocat pour les représenter et faire valoir leurs droits. Certain avocat devinrent célèbres à défendre des animaux. En 1499, l'un d'eux défendit les intérêts d'un ours qui avait semé la pagaille dans plusieurs villages. Il le vît libéré en réclamant le droit de l'ours d'être jugé par ses pairs... soit, les autres ours. L'histoire ne nous dit cependant pas si ses amis ours lui ont fait ce procès (...).

Une anecdote que je trouve personnellement très amusant est celle des chenilles italiennes de 1669. Elles avaient été forcées de comparaître pour destruction volontaire de propriété publique. Un papier de notification fût donc cloué sur un arbre de cinq paroisses différentes. Il était clairement indiqué que les chenilles étaient libres d'habiter la forêt et de jouir de leur liberté, mais elles ne devaient pas nuire à l'homme. Aux États-Unis, des gens envoyaient des lettres aux rats habitant leurs demeures. Ces messages très polis les priaient de bien vouloir quitter les lieux. En 1906, deux frères et leur chien furent accusés de meurtre. Les hommes ont purgés une sentence à vie et le chien fut exécuté. En 1974, en Libye, un chien coupable d'avoir mordu un homme fut condamné à un mois de prison au pain et à l'eau. Le chien fut ensuite libéré car justice avait été faite.

Un autre de ces avocats, un français du nom de Bartholomée Chasse-née, devint célèbre en plaidant la cause d'un groupe de rats. Croyez le ou non, ces rats qui avaient dévastés une culture d'orge, ne s'étaient pas présenter à leur propre procès. Leur avocat contesta la citation à comparaître, sous prétexte que l'accusation ne l'avait pas présentée à tous les rats de la région. Ils réclamèrent donc que les rats comparaissent un autre jour, chose qu'ils ne firent pas davantage. Chasse-née déclara donc que les chats des plaignants étaient les responsables car ils empêchaient les rats de se rentre au tribunal en leur faisant peur. Il demanda ensuite à ce que les plaignants garantissent la sauvegarde des rats sur leurs terrains, ce qu'ils refusèrent et l'affaire fût classé.

Tout cela peut sembler invraisemblable ou complètement imbécile, mais les choses vont encore plus loin. En effet, des animaux ont même comparu aux tribunaux comme témoins. En effet, en Savoie au cour du XVIIe siècle, ont croyait que Dieu accorderai le pouvoir de parler aux animaux plutôt que de laisser un criminel échapper à la justice. Évidemment, ils pouvaient aussi observer la réaction de l'animal. Lorsque l'accusé disait ne pas avoir commis un crime, si son animal bronchait, c'est qu'il mentait. Si l'animal n'avait aucune réaction étrange, c'est que l'accusé disait la vérité et qu'il pouvait être libéré.

Dans la plupart des pays du monde, les animaux ne se retrouvent plus dedans les tribunaux depuis bien longtemps déjà. Les croyances ont beaucoup changés et c'est probablement pour le mieux. Évidemment, les animaux ayant mordus des humaines ou tués des animaux appartenant à un individu sont généralement exécutés, sans procès...

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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Ven 3 Oct - 6:22

O-KEE-PA: L'INITIATION PAR LA TORTURE -

La terrible épreuve que subissait les guerrier Mandans.




Les Mandans étaient une tribu qui vivait en Amérique du Nord, plus précisément dans les plaines du Missouri, aux États-Unis. Ils vivaient de la chasse du bison et habitait des petites huttes de terre.

Chez les Mandans, devenir guerrier était un évènement de la plus grande importance, et pour y accéder à cette dignité suprême, le jeune homme guerrier devait présenter une endurance et un courage des plus exceptionnels. L'initiation finale se nommait « O-kee-paa » et était une cérémonie de torture rituelle d'une grande cruauté.

Pour commencer le rituel, le prétendant guerrier devait passer 4 jours sans dormir, sans boire ni manger. Ensuite, son corps était couvert de peinture de guerre, il enfilait des vêtements richement ornementés et pouvait ce présenté dans la hutte des cérémonies.

C'est à cet endroit que le chef des sorciers de la tribu lui entaillait la poitrine et les épaules avec un couteau et installaient des broches de bois sous les muscles. Le jeune guerrier avec ses plaies sanglantes était prêt à passer à la seconde étape.

Les autres sorciers attachaient alors des lanières de cuir résistantes à ces broches de bois, et le soulevait dans les airs. Pour augmenter le supplice de cette torture, ils attachaient des objets lourds à leurs jambes et ils faisaient tournoyer le corps, généralement jusqu'à l'évanouissement de l'apprenti guerrier.


On ignore combien de exactement combien de temps le jeune guerrier devait rester dans cette position, mais nous savons que certains y succombait. Cependant tout n'est pas terminé pour le futur héro, en fait, la cérémonie ne fait que commencer.

Une fois descendu sur le sol et plus ou moins rétabli, les sorciers lui remettaient une hachette avec laquelle il devait se couper lui-même le petit doigt de la main gauche. On lui attachait par la suite des cordes aux poignets et le faisait courir en rond jusqu'à ce qu'il perte totalement conscience et tombe par terre, totalement épuisé.

Un fois qu'il avait surmonté toutes les tortures, le jeune homme était nommé authentique guerrier et pouvait rentrer chez lui avec toute l'honneur qui lui était du. On ignore cependant combien de leurs guerriers ont eu à affronter cette cérémoniel, combien en sont morts reste également un mystère. D'après plusieurs historiens, cette initiation par la torture était aussi une méthode de sélection naturelle. Les plus faibles devaient mourir au cour de l'initiation alors que les plus forts dirigeraient la tribu.

C'est un peintre américain qui vécut pendant quelque temps avec la tribu qui rapporta cette coutume de torture insolite. Sans lui, le O-kee-pa serait resté inconnu de tous. D'ailleurs, l'image sur cette page est une peinture réalisée par cet homme. Selon ses dires, il a repeint fidèlement une partie de la cérémonie donc qu'il avait pu observer.

L'histoire de la tribu Mandans est très triste cependant, malgré leur bravoure et les prouesses de leurs jeunes guerriers, ils ne purent vaincre l'épidémie de variole qui frappa leur village et la majorité d'entre eux moururent. Les quelques chanceux indiens qui en échappèrent s'intégrèrent à de nouvelles tribus, laissant ainsi les traditions et la mémoire des Mandans disparaître à tout jamais.




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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Sam 4 Oct - 7:29





LE MYSTÈRE DES MOMIES CELTES DU XINJIANG -


Que font ces corps naturellement momifiés, de grands Indo-Européens, admirablement préservés malgré leurs 3 000 ou 4 000 ans d'âge (au temps des pharaons) et récemment découverts, dans une des régions les plus reculées du monde, le désert du Taklamakan, à l'ouest de la Chine ? Découvrez le mystère des momies blanches de Xinjiang...


La découverte de cadavres de type européen à des milliers de kilomètres de distance permet d’entrevoir l’existence d’un lien jusque-là inconnu entre l’Orient et l’Occident à l’âge du bronze.

L’homme a des cheveux d’un brun roux parsemés de gris, des pommettes saillantes, un long nez, des lèvres pleines et une barbe rousse. Quand il vivait, il y a 3 000 ans, il mesurait près de 2 mètres. Il a été enterré dans une tunique rouge croisée et des chausses à carreaux. On dirait un Européen de l’âge du bronze. En fait, il a tout d’un Celte – même son ADN le dit.

Mais il ne s’agit pas là d’un habitant primitif du centre de l’Ecosse. C’est le cadavre momifié de l’homme de Cherchen, découvert dans les étendues désolées du désert du Taklamakan, dans le Xinjiang, région inaccessible de l’ouest de la Chine. Il repose désormais dans un nouveau musée de la capitale provinciale d’Urumqi. Dans la langue que parlent les Ouïgours du Xinjiang, Taklamakan signifie : “on entre pour ne pas ressortir”.

Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que l’homme de Cherchen a été retrouvé – ainsi que les momies de trois femmes et d’un bébé – sur un site funéraire situé à des milliers de kilomètres à l’est des principales implantations celtiques, en France et dans les îles Britanniques. Les tests d’ADN confirment que, tout comme des centaines d’autres momies du bassin du Tarim, dans le Xinjiang, il est originaire d’Europe. Personne ne sait comment il est arrivé là, ni pourquoi, ni combien de temps les siens et lui y ont vécu. Mais, comme le laisse entendre le nom du désert, il n’en est jamais ressorti.


L’une des femmes partageant sa tombe a des cheveux châtain clair qui donnent l’impression d’avoir été brossés et tressés hier à peine, pour ses funérailles. Son visage est orné de symboles peints, et sa magnifique robe funéraire rouge n’a rien perdu de son éclat au fil des trois millénaires durant lesquels cette grande femme aux traits fins a reposé sous le sable de la route de la soie.

Les corps sont nettement mieux conservés que les momies égyptiennes, et le spectacle des nourrissons a quelque chose de poignant. Le bébé a été enveloppé dans une somptueuse étoffe brune attachée par des cordelettes rouges et bleues, et on a placé une pierre bleue sur chaque œil. A ses côtés se trouvait un biberon doté d’une tétine fabriquée avec le pis d’une brebis. A partir de la momie, le musée a reconstitué l’aspect de l’homme de Cherchen et son mode de vie. Les ressemblances avec les Celtes de l’âge de bronze traditionnel sont frappantes. Les analyses ont par ailleurs montré que le tissage des étoffes était comparable à celui des vêtements portés par les mineurs de sel vivant en Autriche en 1300 av. J.-C.


Un peuple pacifique et égalitaire

À leur apogée, vers 300 av. J.-C., l’influence des Celtes s’étendait de l’Irlande au sud de l’Espagne, à l’ouest, ainsi qu’à la vallée du Pô, à la Pologne, à l’Ukraine et à la plaine centrale de Turquie, à l’est. Mais ces momies semblent suggérer que les Celtes avaient pénétré profondément en Asie centrale, atteignant les marches du Tibet. Les Celtes se sont installés peu à peu en Bretagne [la Grande-Bretagne actuelle] entre 500 et 100 av. J.-C. On ne peut pas à proprement parler d’invasion organisée : ils sont arrivés à des époques différentes, et sont considérés comme un groupe de peuples vaguement liés par une même langue, une même religion et une même culture. Ceux de Cherchen étaient apparemment pacifiques : les sépultures contenaient fort peu d’armes, et les indices qui attestent l’existence de castes sont rares. Avec ses 4 000 ans, la Beauté de Loulan est encore plus ancienne que les trouvailles de Cherchen. Elle a de longs cheveux blonds et fait partie d’une série de momies découvertes près de la ville de Loulan. L’une d’entre elles était la momie d’un enfant de 8 ans drapé dans une étoffe de laine à motifs, fermée par des boutons en os. Les traits de la Beauté de Loulan sont nordiques. Elle était âgée de 45 ans à sa mort, et a été enterrée avec un panier de vivres pour sa vie dans l’au-delà, panier qui contenait du blé, des peignes et une plume.

Au cours des vingt-cinq dernières années, le désert du Taklamakan a rendu des centaines de cadavres desséchés. Les découvertes effectuées dans le bassin du Tarim comptent parmi les plus importantes du quart de siècle écoulé. “A partir des alentours de 1800 av. J.-C., les plus anciennes momies du bassin du Tarim sont exclusivement caucasoïdes”, déclare le Pr Victor Mair, de l’université de Pennsylvanie, fasciné par ces momies depuis qu’il les a aperçues, en 1988, presque oubliées, dans l’arrière-salle de l’ancien musée. Le sujet l’obsède, et il n’a reculé devant rien, même pas les pires imbroglios politiques, pour en savoir toujours plus sur ces personnes remarquables.

Il explique que des immigrants d’Asie de l’Est sont arrivés dans les régions orientales du bassin du Tarim il y a à peu près 3 000 ans. Les Ouïgours, eux, sont arrivés après l’effondrement du royaume ouïgour d’Orkhon, situé en Mongolie actuelle, vers l’an 842.


Cette partie de l’antique route de la soie est l’une des contrées les plus désolées du monde. C’est l’endroit le plus éloigné de la mer de toute la planète, et la Chine l’a choisi pour y procéder à ses essais nucléaires. Des camps de travail y sont éparpillés un peu partout – qui oserait s’en évader ? Mais cet éloignement est une bénédiction pour les archéologues. Du fait de l’extrême sécheresse des sols alcalins, les corps ont échappé à la décomposition. Ils ont beau être là depuis des milliers d’années, la moindre fibre parfaitement conservée des vêtements a fait l’objet d’une politisation incessante.

En Chine, on affirme traditionnellement que, deux siècles avant la naissance du Christ, l’empereur Wu Di envoya un émissaire vers l’ouest afin d’établir une alliance contre les Huns, alors installés en Mongolie. La route qu’emprunta Zhang Qian, l’ambassadeur, à travers l’Asie devint plus tard la route de la soie. Des siècles plus tard, Marco Polo fit le chemin inverse et l’ouverture de la Chine commença. La seule idée que des Blancs aient pu s’installer dans une région de Chine des milliers d’années avant les premiers contacts de Wu Di avec l’Occident et les voyages de Marco Polo a des conséquences politiques considérables. Quant au fait que ces Européens auraient vécu dans la province rétive du Xinjiang des centaines d’années avant les Asiatiques de l’Est, c’est une hypothèse explosive.


Les momies regroupées sur des critères politiques

Ji Xianlin, historien chinois, dans sa préface au livre de l’archéologue Wang Binhua, Les Sépultures antiques du Xinjiang, traduit par Mair, affirme que la Chine “soutient et admire” les recherches effectuées par des spécialistes étrangers sur les momies. “Toutefois, en Chine même, un petit groupe de séparatistes ethniques ont profité de cette occasion pour fomenter des troubles et se comportent comme des bouffons. Certains se présentent comme les descendants de ces antiques ‘Blancs’ et n’ont d’autre but que de diviser la patrie. Mais ces actes pervers sont voués à l’échec.”

Il n’est donc pas surprenant que le gouvernement n’ait que lentement fait part de ces découvertes historiques d’une grande importance, craignant d’attiser les courants séparatistes dans le Xinjiang. La Beauté de Loulan est ainsi revendiquée par les Ouïgours, qui ont fait d’elle leur figure emblématique, que célèbrent des chants et des portraits. Même si les tests génétiques démontrent désormais qu’en réalité elle était européenne.









En tout, on recense 400 momies à divers stades de dessèchement et de décomposition. A cela s’ajoutent des milliers de crânes. Les momies ont de quoi occuper les scientifiques pendant longtemps. Seules quelques-unes des mieux conservées sont présentées dans le nouveau et impressionnant musée du Xinjiang. Les travaux sur ce dernier avaient commencé en 1999, mais avaient été interrompus en 2002 à l’issue d’un scandale de corruption et de l’emprisonnement d’un ancien directeur, impliqué dans un trafic d’antiquités. L’institution a enfin ouvert ses portes pour le cinquantième anniversaire de l’annexion de la région par la Chine, et les momies sont présentées dans des vitrines de verre. On trouve dans la même salle des momies han [l’ethnie dominante en Chine], beaucoup plus récentes. Elles sont tout aussi intéressantes, mais ne font que susciter la confusion, puisque les momies se retrouvent ainsi regroupées. La decision est logique sur le plan politique.
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Dim 5 Oct - 5:43

LES INVASIONS DE SAUTERELLES

- Leurs essaims entraînent avec eux mort et destruction. -

10.14. - Les sauterelles montèrent sur le pays d'Égypte, et se posèrent dans toute l'étendue de l'Égypte; elles étaient en si grande quantité qu'il n'y avait jamais eu et qu'il n'y aura jamais rien de semblable.

10.15. - Elles couvrirent la surface de toute la terre, et la terre fut dans l'obscurité; elles dévorèrent toute l'herbe de la terre et tout le fruit des arbres, tout ce que la grêle avait laissé; et il ne resta aucune verdure aux arbres ni à l'herbe des champs, dans tout le pays d'Égypte.

La bible – Exode 10.14 – 15
Env. 3500 ans avant J.-C.




Cet extrait de l’Exode est probablement le plus ancien témoignage d’une invasion de locustes. La mémoire des hommes est marquée de nombreux désastres provoqués par les essaims de sauterelles. En 125 avant J.-C., 80 000 personnes périssent de la famine en Afrique du Nord suite à la destruction des récoltes de grain. Le fléau frappe l’Italie en 591, tuant plus d’un million d’homme et de bêtes. En 1613, en Camargue, les sauterelles n’ont besoin que d’une journée pour dévorer autant d’herbe que 4000 bœufs en un an. En 1784, un des plus grands essaims jamais observé ravage l’Afrique du Sud. Cet essaim couvrait près de 3000 km² et engloutissait 600 000 tonnes de nourriture chaque jour. Heureusement, un orage chassa l’ennemi au loin de la côte et l’essaim disparut en mer. Sur 90 km de long, la marée rejeta les cadavres des insectes sur la rive, un banc de plus d’un mètre d’épaisseur.

La vallée du Nil est frappée en 1889, une fois les récoltes détruites, même les souries mourraient de la faim. La Palestine est durement touchée e