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Histoires insolites

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fradinette



BalanceChien
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Jeu 9 Oct - 5:40

LE CRAKEN ( OU KRAKEN ) -

Ses tentacules étaient capablent de couler les plus grand bateaux.









Le kraken est une créature fantastique issue des légendes scandinaves médiévales.

Il s'agit d'un monstre de très grande taille et doté de nombreux tentacules. Dans ses rencontres avec l'homme, il est réputé capable de se saisir de la coque d'un navire pour le faire chavirer, faisant ainsi couler ses marins, qui sont parfois dévorés. Généralement affublé de corne, il était si grand que plusieurs navigateurs le prenait pour une archipel. Lorsque les marins s'approchaient, la gigantesque créature attaquait, coulait leur navire et dévorait l'équipage.

Un passage de l'Histoire naturelle du Romain Pline l'Ancien (Ier siècle de notre ère) narre également le cas d'un monstre marin à tentacules attaquant des réserves de poissons en saumure. La description correspond tout à fait à celle du kraken.

C'est le monstre présent dans le film Pirates des Caraïbes : Le secret du coffre maudit, qui dévore marins et navires à l'aide de ses gargantuesques tentacules d'environ 50 mètres de longueur.

Il est très probable que ces légendes soient des histoires vraies exagérées, et que le kraken soit en réalité un calmar géant. En effet, ces derniers peuvent mesurer jusqu'à 20 mètres de long, et dont les tentacules sont équipés de plusieurs puissantes griffes qui laissent de grosses cicatrices aux cachalots qui les chassent.
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fradinette



BalanceChien
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Ven 10 Oct - 6:20

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LE LÉGENDAIRE GRIFFON -

Aussi coonu sous le nom de Grype, ce gigantesque animal habitait les montagnes.






Le griffon apparaît en, avec un corps de lion, une tête et des ailes d'aigle. Tout au long de son histoire antique, cette forme première ne cesse d'être nuancée par divers apports iconographiques, notamment dans les cultures mésopotamiennes, grecque puis romaine.

Le griffon ou grype est une créature fantastique présente dans plusieurs cultures anciennes. Il apparaît à Élam à la fin du IVe millénaire av. J.-C. et en Égypte vers 3000 av. J.-C. Représenté comme étant mi-lion mi-aigle, le griffon était un formidable et redoutable prédateur, largement plus puissant que les deux animaux composant son anatomie. Il possédait bien la queue et le corps du lion, armé de puissantes pattes, mais était huit fois plus grand. Son corps possédait de grandes ailes, semblable à celles d’un aigle, mais avec une force cent fois supérieure. Il avait aussi la tête d’un oiseau de proie équipée d’un bec puissant et acéré, avec lequel il pouvait déchiqueter les énormes proies qu’il capturait.

Avec quelquefois des variantes le griffon gardera de tout temps la particularité reconnaissable d'être hiéracocéphale (famille de créatures mythiques de l’ancienne Égypte).

Habitant dans les montagnes, il guettait le sol du haut des airs avant de fondre rapidement sur ses proies, qui pouvaient être très grosses. Les légendes racontent qu’il pouvait capturer un cheval et son cavalier, voir même une paire de bœufs attelés. Dans une autre version cependant, il habite un désert riche en or, dont il se sert pour faire son nid.

La mythologie grecque raconte que la Némésis, la redoutée déesse de la vengeance, utilisait un chariot tiré par des griffons comme moyen de locomotion. Cette créature était tellement craint et respectée que les parties de sont corps étaient considérées comme des talismans qui rendaient plus fort et attiraient la bonne fortune.

Ces serres, aussi grosses que des cornes de taureau, noircissent au moindre contact avec du poison. D’ailleurs, il n’était pas rare, au Moyen Âge, que des défenses de mammouth ou des cornes d’antilope soient vendu à de riches et naïfs personnages comme étant des griffes de griffon.
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Mar 14 Oct - 6:04

DES CHATS, DES CHIENS ET DES RATS POUR SOUPER -

Inhabituelles habitudes alimentaires pour les parisiens






Au cour de la guerre franco-allemande de 1870-1871, la ville de Paris se retrouve assiégée. La ville se retrouve coupée du reste de la France, encerclée par l'armée prussienne. Les denrées alimentaires se retrouve coupés, et les prix de la viande, des conserves et des denrées d'épiceries flambent. . En quelques semaines, les marchés se retrouvent complètement vide et même les bien nantis commencent à être alarmés par le manque de nourriture. Les parisiens, qui avait l'habitude de bien manger, sont contraints de se nourrir, eux et leurs familles, avec se qu'ils trouvent.

Ces privations affectent surtout les classes populaires, déjà réduites à la misère par l'arrêt des activités économiques. Des bombardements allemands causent plusieurs pertes et endommage la ville. La famine guette Paris, les gens commencent à tuer des chevaux ( on rapporte 65000 chevaux mangés pendant le siège, dont deux trotteurs offert à Napoléon III par le tsar de Russie ) et les autres affamés se tournent vers les chiens et les chats. Les gourmets inventent de nouvelles recettes pour intégrer leurs animaux domestiques dans leurs habitudes alimentaires.

Mais l'hiver avance, le blocus de l'armée allemande semble devoir durer et les parisiens ajoutent les rongeurs à leur liste de victuailles. Les rats sont vendus au marché comme n'importe quel autre animal, ils sont pendus aux crochets des étals et tous discutent de la meilleure façon de les cuisiner. Les poissons des jardins et fontaines publiques subissent le même sort. C'est une période très sombre pour paris, le taux de mortalité double en quelques mois et la famine s'installe. Le 4 décembre 1870, le quotidien Les Nouvelles publie un menu de circonstance, utilisant toutes les ressources alimentaires donc les malheureux Parisiens peuvent encore disposer:




Consommé de cheval au millet
Brochette de foie de chien à la maître d'hôtel
Émincés de râble de chat sauce mayonnaise
Épaule de filet de chien sauce tomate
Civet de chat aux champignons
Côtelettes de chien aux petits pois
Salmis de rats à la Robert
Gigot de chien flanqué de ratons
Plum pudding au jus de moelle de cheval




En décembre, le zoo, ne parvenant plus à les nourrir, vend les animaux comme viande de boucherie. Dans les restaurants de luxe, on sert alors de l'antilope, du chameau, de l'éléphant. Le zoo refuse cependant de tuer les lions et les tigres. Les singes aussi seront épargnés à cause de leur ressemblance avec l'homme. Un hippopotame est mis en vente, mais personne ne veut payer 80000 francs pour une viande dont tout le monde ignore si elle sera mangeable. Les parisiens peuvent maintenant acheté des morceaux de buffle, de zèbre, de yak et même d'éléphant.

Un armistice, signé le 28 janvier 1871, met fin au siège de Paris et les parisiens pourront enfin revenir à des habitudes alimentaires plus traditionnelles.




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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Mer 15 Oct - 6:05



Burton Agnes Hall - Yorkshire, Angleterre



LES CRÂNES HURLEURS -

Ces fortes têtes qui, même une fois mort, refusent de se taire




Pour beaucoup de peuples primitifs le crâne était l'objet d'une terreur superstitieuse. Il y voyaient le siège de l'âme. Les chasseurs de tête conservaient le crâne de leurs ennemis comme de précieux trophées. Les guerriers scandinaves buvaient dans des crânes, car ils pensaient qu'ainsi ils héritaient des vertus martiales de leurs adversaires.

Les crânes ont toujours joué un rôle important dans les pratiques des sorcières et des magiciens. Il y a eu un procès célèbre au sujet des crânes, celui qui fut intenté en 1612 à Anne Chattox, qui commandait à toute une bande de sorcières du Lancashire. Elle fut accusée d'avoir déterré trois crânes dans un cimetière pour s'en servir dans des rites démoniques. Évidemment, elle fut pendue.

Au XVIIe siècle, une jeune fille nommée Anne Griffiths, qui vivait à Burton Agnes Hall ( le célèbre manoir où habitera plus tard Elizabeth I ), dans le Yorkshire, fut attaquée et sauvagement battue par des voleurs. Au moment où elle allait mourir, elle exprima le désir singulier que sa tête soit ensevelie dans le manoir qu'elle aimait tant. Mais son voeu ne fut pas respecté, et elle fut enterrée dans le cimetière du village. Peu de temps après les funérailles, la maison se mit à retentir des gémissements affreux, de bruits étranges et sinistres, et les portes claquèrent toutes seules. On déterra le crâne, on le scella dans un mur du manoir, et depuis lors Burton Agnes Hall connait la paix.



Burton Agnes Hall - Yorkshire, Angleterre


Un crâne qui a perdu la tête

De toutes les histoires de crânes qui courent en Angleterre, la plus singulière est probablement celle du crâne hurleur de Bettiscombe Manor, dans le Dorset. Ce château est le berceau de la famille Pinney. Au XVIIIe siècle, un Pinney parti pour les Indes occidentales et en revint avec un serviteur noir. Ce serviteur mourut très rapidement, mais avant de mourir, il fit promettre à son maître qu'il serait enterrer dans sa patrie, une île des Caraïbes appelée Nevis. Le châtelin ne tint pas sa promesse et fit ensevelir son serviteur dans le cimetière local. Assitôt, des cris effroyables s'élevèrent de la tombe et terrifièrent le vosinage. Il fallu exhumer et le rapporter dans la demeure pour obtenir un retour au calme.

Les occupants actuels du manoir, Mr et Mrs Pinney pensent maintenant que la dernière volonté du noir à été respectée et que toute cette histoire est sortie de l'imagination d'un anticaire du XIXe siècle, le juge J.S. Udal.

«Nous pensons, explique Mrs. Pinney, que le crâne a été découvert dans un tombeau celtique qui se trouvait derrière le manoir. On le transporta au château entre 1690 et 1694 et il fut considéré comme talisman. En 1897, le juge Udal qui visitait l'île de Nevis entendit parler d'un esclave qui était autrefois parti pour l'Angleterre. A son retour, le juge Udal s'imagina que le crâne appartenait à cet esclave et il écrivit un article à ce sujet dans un bulletin local.»


En fait, ce crâne, examiné par un spécialiste, se révéla être celui d'une petite fille décédée 2000 ans auparavant.

Mais la légende est tenace. Encore aujourd'hui, on dit que si on enlève le crâne il se met à hurler, et la personne qui oserait le déplacer mourrait dans l'année.
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fradinette



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Sam 18 Oct - 7:27

LA MALÉDICTION DE LOKRUM -

Une île paradisiaque, mais que personne ne veut habiter...








L'île de Lokrum est située dans la mer adriatique, très près de la célèbre ville de Dubrovnik en Croatie. Cette, île, bien que située dans un endroit pouvant être paradisiaque, est pratiquement déserte, seul quelques paons y vivent. Pourquoi ? Selon la légende, de grands malheurs s’abattront sur ceux voulant habiter l’île ou, y passer trop de temps.

Cette mystérieuse histoire commence lors de la fondation d’un monastère bénédictine sur l'île de Lokrum. Selon une légende locale, un redoutable incendie ravagea la ville de Dubrovnik en 1023 et ses habitants firent vœux de construire un monastère en le nom de St Benoît, si celui-ci épargnait leur ville. L’incendie s’éteint presque instantanément. Les citoyens de Dubrovnik, reconnaissant, ont alors construit, sur l’île de Lokrum, le monastère et une église bénédictine en l’honneur de la vierge Marie. C’est l’archevêque de Dubrovnik, qui aurait perdu son habitation durant l’incendie de la ville, qui décida de l’emplacement du monastère. Il fût richement décoré et aménagé.

C’est des siècles plus tard qu’un général de l’armée française ordonna la fermeture du monastère et l'expulsion des moines bénédictines. Il avait clairement l’intention de prendre possession de l’île et de l’utiliser à ses fins. Trois aristocrates provenant de Dubrovnik aidèrent le général à prendre possession de l’île.


Selon la légende, les moines étaient consternés de l'ordre du général français et tous voulaient rester à l’endroit où ils avaient résidé pendant des siècles. Une fois que toutes les tentatives de négociations avec l’armée française et les hommes de Napoléon avaient échouées, les moines firent une dernière messe sur l’île. Les moines ont mis leurs manteaux à capuchon et ont procédé à un curieux rituel. Symboliquement, avec l'intention de créer une malédiction, ils ont tourné leurs bougies allumées à l'envers, le feu vers la terre, de sorte à laisser une traînée de cire fondue sur le sol.

Iles firent le tour de l’île trois fois, ce qui leurs pris la nuit entière. Leurs chants furent terribles et promettrent de grands malheurs à tous ceux qui osèrent s’approprier leur île et y habiter. Selon la légende, la malédiction de Lokrum fit effet très rapidement. Un des aristocrates qui avaient aidé le général français à expulser les moines sauta d’une fenêtre, un autre fût noyé en mer en essayant de rejoindre Lokrum et le dernier fût tué par son domestique.

Le capitaine Tomaševic, celui qui était devenu propriétaire de l'île après la chute de la République était un homme extrêmement riche, mais il fit faillite peu ensuite ayant acheté l'île, qu’il dû donc revendre. Elle a été vendue à l'archiduc Maximilian, le frère plus jeune de l'empereur autrichien Francis Joseph I.



Maximilian a découvert Lokrum par hasard en 1859, alors qu’il enquêtait sur le naufrage d’un bateau, « le Triton », catastrophes qui tua plusieurs marins. Il a dû honorer les marins morts, et c’est a cette occasion qu’il mis le pied l'île pour la première fois. Il a vu le monastère bénédictin antique du 11ème siècle, qui avait été endommagé dans le tremblement de terre de 1667. Il fut fort impressionné par le silence de la forêt aromatique épaisse. Il décida donc d'acheter l'île et de transformer le monastère en manoir d'été.

La nature entourant l’île, ses arbres aromatisé, les nombreux oiseaux et le paysage superbe de la méditerranée, faisait de cet endroit un vrai petit paradis terrestre qu’il avait envi de partager avec sa femme, loin des grandes pressions aristocratiques qu’il connaissait en Europe.

Puis, le devoir ou, selon plusieurs, la malédiction bénédictine, envoya Maximilien au Mexique le 28 mai 1864. Il y resta trois ans avant de se faire prendre prisonnier par les soldats du général rebelle Juarez, qui fit exécuté Maximilien le 19 juin 1867. L’île fût donc offerte au comté de Dubrovnik pour la somme dérisoire de 20 000 pièces d’argent, mais personne ne voulait l’acquérir.

L’île fut ensuite acheté par un noble issu d’une famille italienne, un certain Dujmovic de Poljica, de Vienne. Il eut beaucoup de problème financier peu de temps après avoir acheté l’île et dû revendre l’île rapidement. Cette dernière fut acquise par le Dr. Jakopovic de Budapest, qui était renommé pour contrôler certaines des affaires de l'empereur Francis Joseph I. Cependant, peu de temps après avoir acheté l'île, on a découvert qu'il s'était tout à fait illégalement assigné le titre du docteur des sciences légales, et qu'il était en fait - un coiffeur ! Il fut complètement ruiné, humilié et rejeté par ces amis et le cercle mondain donc il faisait parti.

Son neveu, un jeune dirigeant de Hussar, a hérité de l'île. Déjà le premier jour de son arrivée, un vent très fort a retourné son bateau entre Dubrovnik et l'île, et il s'est noyé.

Rudolf, l'héritier au trône et au seul fils de l'empereur Francis Joseph I, et l'impératrice Elisabeth de la Bavière, héritèrent indirectement de l’île et s’y installèrent. Rudolf invita son épouse, Stefanie, à Lokrum. Ils sont restés là pendant un certain temps, profitant de l'île et de ses paysages merveilleux. Cependant, Rudolf est bientôt tombé amoureux de la belle Maria Vecer. Ensemble, dans le palais de Mayerling, ils ont commis un double suicide sensationnel, qui est encore entouré de nombreux mystères.

L'impératrice Elisabeth (1837-1898), incité par des histoires de la malédiction, a décidé que la famille royale devait se débarrasser de cette île. Avant de partir pour Corfu, elle l'a offert à Bénédictines, dans l'espoir que la malédiction serait de ce fait soulevée. Cependant, les moines sont restés fidèles au voeu fait par leurs frères précédemment qu'ils ne retourneraient jamais sur cette île et ont tourné vers le bas l'offre de la cour royale. La famille de l'empereur, hantée avec la crainte de perdre encore un autre membre, en ayant déjà perdu deux, a donné son argent aux dominicains de Dubrovnik pour qu'ils achètent l'île en tant que nouveaux propriétaires.

Et ainsi, la vente de Lokrum fut annoncée aux enchères. L’évêque Josip Juraj Strossmayer est apparu avec une offre de 30.000 forinths pour son client, Mihovil Pavlinovic. Cependant, un télégramme a ordonné d’arrêter l'enchère. Le télégramme disait que « quelqu'un du ménage de l'empereur souhaite acheter Lokrum ». C'était la petite-fille de Francis Joseph I, princesse Elizabeth Windischgratz, qui était la fille de Rudolph, l'héritier au trône. Elle l'a persuadé d'acheter Lokrum, ce qu'il fut le 1er octobre 1879. Cinq ans après, le 27 mai 1888, il a enregistré l'île en son nom. Peu de temps après, Elisabeth fût tuée par l'anarchiste italien Lucceni.


Cependant, toutes les histoires innumérables ne sont qu’un fragment des nombreux récits entourant Lokrum. La superstition est devenue si répandue que personne ne veut y vivre à long terme. L’imagination collective est la source de nombreuses légendes entourant cette île mystérieuse. D’ailleurs, les nombreuses cavernes de l’île, lorsque la mer se déchaîne et que les vagues frappent l’intérieur des parois, font des échos menaçants qui ne laisse pas la population indifférente.

Selon de vieux documents dans les archives de Dubrovnik, des criminels ont été jetés dans la mer du haut des falaises de Lokrum durant le Moyen-Âge. Une légende bien connue décrie comment le bateau du roi anglais, Richard Coeur de lion, a été éventré sur les falaises de Lokrum pendant un orage violent.


En 1859, le bateau autrichien « Triton » s’est échoué dans le canal de Lokrum. Seulement un survivant a été retrouvé après que la tragédie - un prisonnier qui a été emprisonné dans les entrailles du bateau de guerre. Le tourbillon de créer par l’impact a expulsé le malheureux avec des restes de sa chaîne sur le rivage, complètement indemne, alors que le reste de l’équipage périssait.

L'Admiral autrichien a confié à la recherche sur cette catastrophe à un commandant de la flotte impériale – un certain Maximilian…

Aujourd'hui, Lokrum est un emplacement tranquille d'excursion pour des touristes, et toutes ces légendes ont contribué peut-être à l'immuabilité des citoyens de la République antique et leur devise est : célèbre et libre. L’île de Lokrum est maintenant sous la protection de l'UNESCO.
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fradinette



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Lun 20 Oct - 6:10

LE LUGUBRE BASILIC -

Il peut vous tuer d'un regard...







Selon le poète grec Nicandre de Colophon (IIe siècle de notre ère), il s'agit d'un serpent de petite taille, au corps brillant. Dans la tradition antique, le venin du basilic est réputé mortel et sans antidote.

Dans des textes en vieux français, on trouve le terme de basilicoq. En effet, au Moyen Âge, il prend l'apparence d'un coq à queue de dragon ou d'un serpent aux ailes de coq. Aussi nommé Cocatris, cette bête mythique naissait d’un œuf pondu par un coq de sept ans, à l’heure où Sirius était à son apogée dans les cieux. Cet œuf était rond et recouvert d’une épaisse et solide membrane devait être couvert par un crapaud. Une version de la légende affirme que le crapaud devait couver l’œuf pendant neuf ans.

La légende dit qu'un basilic a le pouvoir de tuer par son regard s'il aperçoit sa victime avant qu'elle ne le voie, par son souffle tant son haleine est répugnante, ou même par le contact de sa peau, puisqu'il sécrète du venin. On dit que la seule façon d'en venir à bout est de lui présenter un miroir, puisqu'il est vulnérable à sa propre image. L'odeur de la fouine et le chant du coq sont également réputés seules armes animales capables de le vaincre.

Cet être fabuleux est l'incarnation même du pouvoir royal qui foudroie ceux qui lui manquent d'égards. Il est aussi la représentation du danger mortel que l'on ne peut éviter à temps et dont seule la protection d'un ange divin peut préserver.
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Sam 25 Oct - 7:14

LE MARTEAU DE LONDRES (USA) -







Oopart est un acronyme pour Out Of Place Artifact. C’est une dénomination datant du siècle passé pour désigner des centaines d’objets préhistoriques découverts en plusieurs endroits de la planète. Le niveau de technologie remet totalement en cause l’estimation de leur datation par les procédés physique, chimique et/ou géologique.



Les «Oopart» sont devenus un véritable casse-tête pour les scientifiques qui soutiennent la théorie de l’apparition de l’homme il y a 6 millions d’années. A l’inverse, ils s’avèrent être un délice pour les chercheurs aventureux et amateurs de théories non conventionnelles.

Le marteau fut donc découvert à Londres, au Texas, USA en 1934. L ’objet en question était incrusté dans une roche. La partie en bois était fossilisée et la tête en fer était moulée dans la pierre.

Avant même qu’apparaisse l’hypothèse terrifiante selon laquelle, pour que le marteau puisse se retrouver à l’intérieur de la roche c’est qu’il avait dû être construit avant que celle-ci ne soit formée (quelques millions d’années auparavant), les scientifiques ont décidé de le mettre de côté au Musée Somerwell au Texas.

Des analyses ultérieures ont démontré que l’intérieur du manche était carbonisé et que la tête, par ailleurs parfaitement formée, avait été construite avec un fer dont le degré de pureté ne peut être obtenu que par la technologie moderne. Le manche du marteau démontre qu’il n’a pas été exclu du processus de fossilisation mis en évidence par les arbres des forêts texanes.


Selon les géologues, le lent processus de fossilisation préhistorique a eu lieu dans cette zone il y a près de 140 millions d’années. Une rapide déduction du contexte de la découverte laisse supposer qu’il existait non seulement une civilisation humaine antérieure au processus de solidification mais que cette civilisation possédait une technologie suffisamment avancée pour créer un marteau ayant les caractéristiques modernes.

Selon les études de l’Institut métallurgique de Colombie, la tête du marteau est constituée de 97 % de fer pur, de 2 % de chlore et d’1 % de soufre. Fait surprenant, il a été démontré que le fer avait subi un processus de purification et de durcissement digne des métallurgies du XXe siècle. La partie de terre qui entoure la tête du marteau présente également certaines anomalies. Elle s’est totalement fondue à l’objet formant ainsi une sorte d’étui pour le marteau. Comment l’existence de la preuve physique de cet « emballage » peut-il être régulièrement remis en cause ?

L’analyse chimique de cet étui a permis de détecter des traces de potassium, de chlore, de soufre, de calcium et de silicium.

Cette composition contredit les hypothèses selon lesquelles la tête du marteau appartiendrait à un fragment de météorite puisque les corps de notre système solaire ne possèdent pas tant de variété dans la nature chimique.

Selon les scientifiques, le fait que la tête se soit trouvée fondue dans la roche semble démontrer que le processus d’incrustation a eu lieu sous des conditions atmosphériques différentes de celles actuelles (pression atmosphérique différente) qui correspondrait plus à une époque antérieure.

Certains voient la possibilité peu convaincante d’un morceau de bois d’un météorite de composition chimique très étrange et de morphologie exceptionnelle datant de la préhistoire. Des scientifiques plus aventureux ont vu dans cet oopart un indice supplémentaire de la découverte d’une période de l’histoire de notre planète, de civilisations aux capacités techniques avancées, desquelles nous conservons aujourd’hui seulement des légendes. Et peut-être aussi l’existence de vestiges retenus par la roche.
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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Dim 26 Oct - 6:47

LA LÉGENDE DE MERLIN L'ENCHANTEUR -










Connu sous les noms de « Myrddin » ou « Myrdhin » en gallois, « Merzhin » ou « Marzhin » en breton et en cornique, Merlin est un personnage de la mythologie celtique, et plus particulièrement de la branche brittonique, soit la Bretagne continentale et la Grande-Bretagne sauf l’Écosse. En France, son nom est fréquemment associé à sa fonction d’ « enchanteur », c’est-à-dire de magicien.




Le nom même de Merlin n’a pas d’origine clairement définie. Certains le situent à l’époque des druides celtiques. Ce que l’on sait, c’est que les noms « Merddin », « Myrddin », puis ensuite « Merlinus » ou encore « Merilun » furent utilisés successivement pour décrire un seul et même personnage.

Le nom de « Merlin » sera adopté plus tard, sans doute aux environs du XIIe siècle. La légende de Merlin l’Enchanteur (ou « L’Homme des bois ») est très complexe, mais en fait, on ne sait pas si ce personnage a vraiment existé, les sources manuscrites de l’époque ayant disparu.

La plupart des ouvrages qui parlent de Merlin, évoquent aussi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde. Or, ces textes datent du XIIe au XVIe siècle, alors que des récits remontent à bien plus longtemps. Il apparaît qu’un certain Merlinus Ambroisius aurait réellement existé, de descendance royale. L’influence chrétienne au Moyen Âge aurait transformé les écrits de départ en légende : la mère de Merlin ayant enfanté d’un antéchrist aux grands pouvoirs. De plus, certaines femmes deviennent des sorcières s’en prenant aux hommes, même à Merlin.



Merlin l'Enchanteur récitant un poème


Bref, sa description varie au fil des époques jusqu’à ce qu’il devienne le Merlin que l’on connaît à travers les contes et les dessins animés : enchanteur, prophète, hommes des bois, maître des animaux, sage, un magicien pur et proche de la nature. Alors, finalement, peu importe qu’il ait existé ou pas : Merlin l’Enchanteur signifie la bonté et le rêve, l’humanité et la nature… C’est sans doute pour cela qu’il nous captive.



Merlin, dans la geste arthurienne

Son rôle dans le cycle arthurien est d’aider à l’accomplissement du destin du royaume de Bretagne (royaume mythique regroupant l’actuelle Angleterre, le Pays de Galles et la Bretagne continentale). Grâce à une sagesse légendaire, il devient l’ami et le conseiller du roi Uther Pendragon. À la mort de celui-ci, il organise le défi de l’épée Excalibur qui permet à Arthur, fils illégitime d’Uther, de succéder à son père. Puis il incite Arthur à instituer la Table Ronde afin que les chevaliers qui la constituent puissent se lancer dans des missions relevant du mythe, notamment la fameuse quête du Graal. À la fin de sa vie et malgré toutes ses connaissances, Merlin ne pourra rien contre la destinée du royaume de Bretagne et la fin tragique du roi Arthur.

La légende de Merlin n’est pas à l’origine intégrée dans le cycle arthurien. Le personnage sera en quelque sorte « christianisé » par la suite pour pouvoir y figurer, mais on peut y reconnaître l’archétype du druide : proximité avec la nature, pouvoirs magiques, connaissance surnaturelle, sagesse, longue vie, rôle de guide et de conseiller des puissants. Dans un monde chrétien alors en plein essor, il représentait ce qui restait de la tradition ancienne : le monde druidique moribond.



La fin de Merlin

Devin et magicien, Merlin tomba, selon la légende, éperdument amoureux de la fée Viviane, à qui il confia le secret pour se lier un homme à jamais. La fée Viviane entreprit donc de réaliser cette magie, traçant les “neuf cercles” autour de Merlin endormi. La magie étant puissante, Merlin fut enfermé pour l’éternité dans sa geôle, au grand regret de la fée Viviane qui ne croyait pas que la chose fut possible. On dit aussi que même maintenant, il est encore enfermé. Ainsi, dans la forêt de Brocéliande, sur une stèle est écrit : “ici a été enfermé Merlin l’enchanteur par la fée Vivianne”.



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Mar 18 Nov - 7:02

- LA MAISON DES JEUNES -

Une histoire qui nous vient d'un village du nom de Ste-Eugénie, au Québec

Par Mireille Thibault





"Cette histoire a débuté par le coup de fil d'une jeune fille de 17 ans, dénommée Carla. Elle me raconte qu'elle fréquente une maison de jeunes située dans un coin isolé du village de Ste-Eugénie. Plusieurs des jeunes fréquentant cet endroit ont ressenti une présence au sous-sol de l'établissement. Des coups frappés ont été entendu et une jeune fille s'est sentie repoussée par une force invisible à quelques reprises. Les jeunes sentent la présence se rendre au premier étage de la maison à chaque nouvelle arrivée puis retourner au sous-sol. Le chien de garde de cette maison isolée, a été vu à quelques reprises battant de la queue devant un individu que personne ne voyait. Après ces quelques informations, rendez-vous est pris pour débuter l'enquête.

Cette maison de jeunes est en fait très "sélect" et seuls quelques jeunes du village la fréquente. Cet endroit, à l'origine, appartenait à un groupe de motard. Il ne semble pas cependant qu'il s'agissait de gens criminalisés, leur réputation révèle plutôt une organisation ésotérique fortement axée sur les messes noires et autres pratiques de ce genre. Le chef fondateur de ce premier club, Adrien Pelletier, semblait un jeune homme assez cultivé et même poète si l'on se fie aux différents poèmes et pensées qu'il avait affiché partout dans cette maison et qui d'ailleurs s'y trouvent encore. Ce jeune homme est décédé suite à un accident de moto à l'âge de 26 ans, accident qui s'est produit devant la demeure de ses parents. Depuis ce premier accident, cinq membres du groupe sont décédés, tous accidentellement, en motocyclette.

Ce qui me frappe lors de ma première visite est la présence continuelle du fondateur de la maison de jeunes. Partout dans ces lieux, on retrouve des photographies de lui, des poèmes de sa composition, même la boîte aux lettres est faite d'une partie de sa moto accidentée et tout cela bien que sa mort remonte à une vingtaine d'années. C'est d'autant plus curieux que même les plus vieux membres actuels du groupe ne l'ont pas connu. Certaines "légendes" également sont véhiculées concernant ce jeune homme, par exemple; sa veste de cuir aurait pratiquement fondue, dans le placard, quelques temps après sa mort. Il aurait été, de son vivant, capable de faire des voyages astraux et divers autres phénomènes de ce genre. On retrouve d'ailleurs, affiché au sous-sol, un poème sur la mort qu'il avait composé peu avant son décès.

Au premier étage de la maison se trouve un bar et une salle de billard, à ces endroits je ne ressens aucune présence particulière. Nous descendons alors au sous-sol. Immédiatement, je ressens une forte impression ( bien que je ne sois pas médium, loin de là), je ressens en fait les curieuses vibrations que l'on perçoit lorsqu'une entité semble présente. Celle-ci semble s'attarder dans un coin précis du sous-sol, près du poème concernant la mort, composé par Adrien. Les jeunes me fournissent quelques objets et des photographies datant de l'époque du premier groupement formé par Adrien. Avec ces objets en main, j'irai consulter quelques médiums. Entre temps, je demande aux jeunes qui m'ont consulté, de s'informer auprès des anciens membres du groupe, de l'histoire la plus complète possible de la maison.

Je rencontrerai d'abord une dame médium qui ne me rapporte que des éléments négatifs et des mises en garde contre cet endroit. Pendant ce temps, Carla m'informe que la situation devient de plus en plus pénible à la maison de jeune, certains deviennent agressifs sans raison apparente. Elle-même a été repoussé par une force invisible sur une distance d'environ trois mètres, de l'intérieur de la demeure jusqu'à l'extérieur de celle-ci. Elle n'a réussi à y entrer de nouveau qu'avec une photographie d'Adrien en main. Certains membres du groupe actuel croient qu'il vaudrait mieux cesser l'investigation. Mais rendez-vous étant pris je m'y présente en compagnie d'une médium, Andrée.


Nous faisons donc le tour de la maison pendant que certains jeunes nous informent des histoires qu'ils ont pu apprendre concernant ces lieux. Andrée ressent bien la présence d'une entité et en discutant nous indiquons aux membres du groupe qu'ils peuvent conserver leur fantôme ou encore nous pouvons tenter de l'envoyer. À cette suggestion nous ressentons la colère de cette présence. Des photographies seront prises sur les lieux qui ne donneront aucune nouvelle information. J'emprunte à nouveau quelques photographies pour d'autres consultations médiumniques. Mais au moment du départ, un dénommé Bob arrive à la maison. Agé d'une trentaine d'année, c'est un individu que je connais de vu, il s'agit d'un jeune homme renfermé, aimable et peu communicatif. Il entre tout bonnement se servir une bière. Je discute alors à l'extérieur avec Andrée et Clara. Nous voyons alors Bob venir à nous précipitamment. Furieux, il me retire le dossier des mains et déclare: "Tout ceci appartient à la maison et personne à part les anciens n'a le droit de les prendre", Il s'empare alors des photographies et de toutes les notes prises jusqu'à présent. Je m'oppose à lui alors qu'il veut fouiller ma voiture où se trouve d'autres dossiers d'enquête en cours. Sur mon affirmation que je ne possède rien d'autre concernant la maison de jeunes, il entre à nouveau. Nous nous consultons tentant de comprendre ce qui vient de se produire. Est-ce Adrien qui l'a fait agir ainsi car ce comportement ne ressemble pas du tout à Bob? De plus, il ne fait pas partie des anciens et n'a jamais connu le fondateur, sa réaction nous semble donc incompréhensible.

Mon dossier est donc vide mais ma mémoire est récente et je pourrai recopier toutes mes notes sans difficultés. De plus, Bob n'a pas vu mon appareil photo et je conserve les clichés que j'ai pris à ce moment. Les jeunes décidèrent par la suite de laisser tomber l'investigation entreprise, Carla pour sa part cessa complètement de fréquenter cet endroit. Ce qui me sembla une sage décision. L'histoire complète de ce cas d'enquête est rapportée dans mon ouvrage: Histoires de hantise, publié chez Louise Courteau."

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fradinette



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Ven 21 Nov - 7:03

TOUT EST À VENDRE : L'HISTOIRE DE ARTHUR FURGUSON -

Le prix de Big Ben et de la statue de la Liberté







L’écossais Arthur Furguson possédait d’exceptionnels talents de vendeur, mais, comme bien d’autres génies, il ignorait tout de ce don jusqu’au moment fatidique où l’étincelle jaillit de l’occasion et de l’inspiration conjuguées. C’est à Trafalgar Square, par une belle matinée de 1920, que le destin sourit à Furguson lorsqu’il surprit un riche Américain contemplant avec dévotion la célèbre colonne qui surmonte la statue de Nelson.

S’improvisant guide touristique, Furguson expliqua au touriste béat que le monument représentait l’amiral Nelson, glorieux héro de l’histoire anglaise. Sans la statue, la place ne serait plus jamais la même. Mais, hélas! Les dettes de l’empire avait trop besoin d’être épongée et tout devait disparaître : la colonne, la statue, la fontaine et les lions. Bouleversé, l’Américain s’enquit du prix. A peine 6 000 livres, soupira Furguson. Bien sûr, il ne s’agissait pas de céder le monument à n’importe qui; l’acheteur devait se montrer digne d’accueillir ces émouvants témoignages d’une grandeur passée.

Par heureuse coïncidence, c’était lui-même, Furguson, qu’on avait chargé de négocier cette affaire délicate, laquelle devait bien entendu rester secrète. L’Américain supplia Furguson de lui accorder la priorité. Harcelé, ce dernier consentit finalement à demander des instructions téléphonique à ces supérieurs.


Tout fut réglé en quelques instants. C’était d’accord. L’Empire britannique se montrait disposé à accepter immédiatement un chèque et à conclure l’affaire sans autre délai. Serviable, Furguson alla jusqu’à confier à son nouvel ami le nom et l’adresse d’une entreprise digne de confiance qui se chargerait de démonter le monument et d’en assurer le transport.

L’Américain lui tendit un chèque en échange d’un reçu, et les deux hommes se séparèrent fort contents l’un de l’autre. Ferguson se mit immédiatement en devoir d’encaisser le chèque. De son coté, son client prenait contact avec la société indiquée; mais celle-ci montra une curieuse réticence à faire ce qu’on lui demandait, et lui en donna les raisons. Pourtant, ce n’est qu’après avoir eu une entrevue avec les policiers de Scotland Yard que le naïf acheteur consentit à reconnaître qu’il avait été berné…

Cette année-là, la saison d’été à Londres fut une des plus fructueuse pour Ferguson. Seule la police ne partageait pas sa satisfaction : tantôt un Américain venait se plaindre d’avoir payé 1 000 livres pour Big Ben, tantôt un autre « client » assurait avoir effectué un paiement comptant de 2000 livres sur Buckingham Palace dont on lui refusait pourtant la livraison!




Furguson en déduisit que, les Américains constituaient ses meilleurs clients, il pourrait être intéressant de poursuivre ses opérations dans leur propre pays.

En 1925, il se rendit à Washington, où il loua la Maison-Blanche à un éleveur de Bétail pour une durée de 99 ans, au prix modique de 100 000 dollars par an, le loyer de la première année étant payable d’avance.

Furguson pouvait envisager une retraite dorée mais il voulu quitter la scène de ses exploits avec une apothéose.

Il découvrit alors la victime idéale, un Australien de Sydney, pour lequel il déploya toutes les ressources de son ingéniosité. Le port de New York allait être agrandi; la statue de la Liberté gênait les travaux. Bien sûr, des souvenirs sentimentaux y restaient encore attachés; mais cela ne devait pas entraver la marche du progrès, et le gouvernement fédéral acceptait de céder le monument à quiconque voudrait l’emporter.

L’Australien consacra fébrilement les journées suivantes à se faire envoyer les fonds nécessaires, 100 000 dollars, depuis Sydney. Furguson ne le lâchait pas d’une semelle, l’empêchant soigneusement de se vanter de la superbe affaire qu’il venait de conclure. En souvenir de la transaction, Furguson consentit à se laisser photographier côte à côte avec son client au pied de la Statue dont ce dernier allait devenir l’heureux propriétaire.

Comme la somme tardait à venir, Furguson montra quelque impatience, ce qui éveilla les soupçons de l’Australien. Il finit par se rendre à la police muni de la photographie. C’était la piste que les policiers espéraient depuis longtemps.

L’Australien les mena directement à Furguson qui fut promptement arrêté. Il fut condamné à cinq années de réclusion, une bien petite peine en regard de la fortune qu’il avait amassée. Relâché en 1930, il vécut à Los Angeles, dans l’opulence grâce à de nouvelles escroqueries, jusqu’à sa mort survenue en 1938.
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O brien



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Ven 21 Nov - 10:31

décidément,peut importe l'époque,peut importe le rang et peut importe la combine,il y auras toujours un naif quelque part dans ce monde ,pour ce faire couillonner.
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fradinette



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Dim 23 Nov - 7:49

L'HYDRE -

Exterminée par Hercule dans la mythologie grecque, la tête du centre était considérée comme immortelle.





L’hydre est probablement une des créatures les plus intéressantes de la mythologie grecque. La légende raconte qu’elle fût tuée par Hercule (Héraclès) durant l’accomplissement de ses douze travaux.

Le monstre est décrit de façon différente selon les différents contes et mythologie. Plus récemment, il a été décrit comme ayant un corps de dragons et sept têtes. La tête centrale était la « tête intelligente » qui dirigeait le corps et qui était immortelle. Chaque fois qu’un vaillant chevalier la coupait, deux nouvelles têtes poussaient.

Dans la mythologie de la Grèce antique, cette redoutable créature habitait les royaumes aquatiques et les marais. Elle possédait un corps de chien et entre 5 et 1000 têtes. Encore une fois, la tête centrale est immortelle et fait en partie d’or. Ces têtes se régénéraient doublement lorsqu'elles étaient tranchées. De plus, l'haleine soufflée par les multiples gueules exhalait un poison radical, même durant le sommeil de l'animal. Le monstre ravageait le bétail et saccageait les récoltes...

La bataille d’Hercule et du monstre se déroula comme suit :

Ce dernier, recouvert de sa peau de lion pour se protéger des morsures, attira la bête hors de son repaire en lui décochant quelques flèches enflammées. L'Hydre apparut accompagnée d'un crabe (ou une écrevisse géante) envoyé par Héra dans le but de distraire Hercule lors du combat. Agacé par les pincements du crabe, Hercule l'écrasa du talon. Héra en fera une constellation : celle du Cancer à côté de celle du Lion.

Débordé par les multiples regénérations céphaliques, Hercule appela Iolaos, son neveu et fidèle compagnon, à la rescousse. Sur l'ordre de son oncle, il enflamma quelques arbres et utilisa des brandons afin de cautériser les moignons de cou. Quant à la tête immortelle, elle fut tranchée et enterrée encore sifflante, sous un rocher.

Hercule dépeça l'animal et en recueillit le venin pour en imprégner ses flèches. Le sang qui s'écoulait de la carcasse se déversa dans le fleuve Anigros en répandant une odeur pestilentielle. Eurysthée refusa cet exploit car Hercule avait bénéficié de l'aide de Iolaos.

Il existe cependant, encore une fois, plusieurs versions de cette histoire. Dans la première, Hercule devait assécher le marais de Lerne. Les sources qui alimentaient le marais, filtraient le sol en permanence et rendaient vains ses efforts. Le marais fut ainsi comparé à l'hydre, et les sources aux têtes renaissantes.

Dans une autre, les cités environnantes de Mycènes étaient soumises à Eurysthée, sauf une : Lerne, gouvernée par un roi du même nom. La seconde tâche d'Héraclès consista à soumettre cette ville et à détruire une citadelle nommée « Hydre » gardée jour et nuit par cinquante archers postés au sommet d'une tour. La tour fut assaillie et, à chaque fois qu'un archer était abattu, deux autres venaient le remplacer. Le roi Lerne fit appel à l'armée d'un mercenaire carien nommé Crabe dans le but de renforcer ses lignes. Héraclès fit de même avec l'aide de Iolaos, venu avec des renforts thébains. La tour fut incendiée et l'armée de Lerne anéantie.
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fradinette



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Lun 24 Nov - 7:12

LE BATEAU DES MORTS - LE BAG-NOZ -

Dans plusieurs croyances du monde, la mort emporterait les âmes des morts (généralement ceux qui ce sont perdus en mer) dans une barque ou un vaisseau, nommé le bateau des morts. En Bretagne, cette ou ces barques noires se nomme Le Bag-Noz (Bag-an-noz ou Bag Veru). Cette vieille légende datent de la nuit des temps, et prend racine dans les croyances disant que l'âme d'un mort ne peut traverser un cour d'eau sans pont ou bateau.







La légende du bateau des morts est l'une des premières qui aient été constatées sur notre littoral et existait sans doute bien avant la conquête romaine, et au VIe siècle Procope la rapportait en ces termes :

« Les pêcheurs et les autres habitants de la Gaule qui sont en face de l'île de Bretagne sont chargés d'y passer les âmes, et pour cela exempts de tributs. Au milieu de la nuit, ils entendent frapper à leur porte. Ils se lèvent et trouvent sur le rivage des barques étrangères où ils ne voient personne, et qui pourtant semblent si chargées qu'elles paraissent sur le point de sombrer et s'élèvent d'un pouce à peine au-dessus des eaux. Une heure suffit pour ce trajet, quoique, avec leurs propres bateaux, ils puissent difficilement le faire dans l'espace d'une nuit. »

Ce navire des morts n'a pas disparu de la tradition contemporaine, et de 1830 à nos jours, on le voit figurer dans plusieurs récits, recueillis sur divers points de la Bretagne. Selon un conteur, les apparitions du Bag Noz se déroulent comme ceci:

« Près de Saint-Gildas, les pêcheurs de mauvaise vie, et qui se soucient peu du salut de leur âme, sont réveillés la nuit par trois coups que frappe à leur porte une main invisible.

Alors ils se lèvent, poussés par une force surnaturelle.

Ils se rendent au rivage, où ils trouvent de longs bateaux noirs qui semblent vides, et qui pourtant s'enfoncent dans la mer jusqu'au niveau de la vague.

Dès qu'ils sont entrés, une grande voile blanche se hisse seule au haut du mât et la barque quitte le port, comme emportée par un courant rapide.

On ajoute que ces bateaux chargés d'âmes maudites ne reparaissent plus au rivage, et que le pêcheur est condamné à errer avec elles à travers les océans jusqu'au Jugement. »

D'après C. d'Amazeuil, ce bateau doit, jusqu'à la fin des siècles, aller de plage en plage, d'île en île, à la recherche des corps des marins pour les ramener au hameau qui les a vu naître. La croyance au navire des morts se retrouve aussi, sous des formes variées, et pas toujours précises, dans plusieurs autres récits.

Les Bolbiguéandets du Morbihan, qui sont des espèces de lutins, forcent des voyageurs à entrer dans une barque noire, où se pressent des fantômes. Quand elle est chargée, elle part avec la rapidité d'une flèche pour une île inconnue. Les âmes s'envolent, la barque repart, le conducteur tombe dans un sommeil profond, et, le lendemain se retrouve endormi à terre.

Sur les côtes du Finistère, la Barque des Morts, Lestr an Anaon, vogue la nuit, chargée à couler bas, et ses passagers, à qui les hèle, ne répondent que par des amen.
On ne dit pas quelle est sa destination, ni par qui elle est conduite.

À Audierne, on est mieux renseigné, au moins quant au capitaine d'un bateau qui s'y montre de temps en temps, il est rempli de lumières et l'on n'aperçoit personne à bord. D'autres fois, on entend seulement des bruits d'aviron, des commandements d'étarquer les voiles, mais on ne voit rien. C'est le Bag-Noz (bateau de nuit) qui fait, sur mer, l'office que le Carrik Ankou, le Chariot des morts, fait sur terre. Il est commandé par le premier mort de l'année.

A l'île de Sein, l'homme de barre du Bag-Noz est le dernier noyé de l'année.

Une femme, dont le mari avait disparu en mer sans que son corps eût été retrouvé, l'aperçut qui tenait la barre, un jour que le Bag-Noz passait tout près d'une des pointes de l'île.

Ce bateau se montre quand quelque sinistre doit se produire aux environs, il apparaît sous une forme assez indécise à la tombée de la nuit et son équipage pousse des cris à fendre l'âme. Dès que l'on veut s'en approcher cependant, la vision disparaît. Un marin parvint cependant à le serrer, une nuit, d'assez près pour voir qu'il n'y avait personne à bord, que l'homme de barre, sitôt qu'il lui eut parlé, le bateau disparut.

On croit dans le pays de Tréguier qu'il y a des barques qui portent les âmes des morts, et surtout celles des noyés, à des îles qu'on ne connaît pas, et que personne n'a jamais vues, mais qui n'en existent pas moins et qui se montreront à la fin du monde. Les soirs d'été, quand le vent se tait et que la mer est calme, on entend gémir les rames et l'on voit des ombres blanches voltiger autour des bateaux noirs. Si quelqu'un tente de suivre en mer les barques qui portent les âmes des morts, il est obligé de les accompagner jusqu'à la consommation des siècles.

On raconte au port de la Claye que, jadis, on entendait un bruit de rames et de soupirs sur la rivière du Lay. Une barque mystérieuse remontait jusqu'à Morteville, puis redescendait vers la mer avec la marée. Les légendes bretonnes connaissent une sorte de navire-enfer, qui comme le Voltigeur hollandais, navigue sans repos et est monté par un équipage de damnés, composé de tous les « faillis » matelots, des coquins morts sous la garcette pour vol à bord, des lâches qui se sont cachés pendant les combats.

À l'île d'Arz, à l'île aux Moines, et dans quelques autres localités du Morbihan, il est assez souvent parlé de vaisseaux de haut-bord montés par des hommes et par des chiens de taille gigantesque. Ces hommes sont, paraît-il, des réprouvés dont la vie a été souillée par des crimes, les chiens sont des démons préposés à leur garde et qui leur font endurer mille tortures.

Suivant des croyances constatées dans un assez grand nombre de pays, les âmes, une fois séparées du corps, ne peuvent franchir un cours d'eau, sans l'aide d'une barque ou d'un pont, c'est pour le salaire du batelier que même en France, à des époques récentes, on plaçait une pièce de monnaie dans la main du défunt.

Presque chaque année, le jour des Morts, on voit apparaître au bout de la jetée de Dieppe un des navires qui ont péri depuis un an. On le reconnaît, ce sont ses voiles, ses cordages, sa mâture. Le gardien du phare lui jette la drome, l'équipage la saisit et l'attache à l'avant-pont, suivant l'usage.

Alors le gardien de crier aux gens du port :

« Accourez ! Veuves, voici vos maris;
Orphelins, voici vos pères ! »

Et les femmes accourent, suivies de leurs enfants;
tous s'attellent à la drome et halent le bateau.

Bientôt dans le bassin, près du quai, chacun reconnaît ceux qui sont à bord :

« Bonjour, mon homme; bonjour, mon père; bonjour, Pierre, Nicolas, Grégoire ! »

L'équipage ne répond pas.

« Alors, amenez vos voiles ! » les voiles restent tendues.

« Venez donc, que nous vous embrassions. »

A ces mots on entend sonner la messe, et aussitôt les voiles, le bateau, l'équipage, tout disparaît;
les femmes et les enfants des naufragés s'en vont à l'église en pleurant.

« Payez vos dettes » murmure autour d'eux la foule des spectateurs.

Une barque, montée aussi par des âmes en peine faute de prières, apparut à deux marins dont le bateau, surpris par la marée, s"était échoué dans la rivière de Quimper. Ils s'étaient roulés dans leur voile et allaient s'endormir en attendant le retour du reflux, quand ils furent hélés à plusieurs reprises par une voix forte qui leur demandait, en les appelant par leur nom, d'aller chercher des gens embarrassés.

À la fin, ils regardèrent dans la direction de la voix et virent que le fond de la baie venait de s'éclairer subitement d'une lumière qui semblait sortir des eaux. Dans cette lumière se profilait une barque où cinq hommes, pareillement vêtus de cirés blancs parsemés de larmes noires, se tenaient debout, les bras tendus. L'un des marins, pensant que c'étaient des âmes en détresse, leur cria qu'ils étaient échoués, mais étaient prêts à faire ce qu'ils pourraient pour eux. Alors les cinq fantômes s'assirent chacun à leur banc et se mirent à ramer, mais comme ils ramaient tous du même côté, le bateau, au lieu d'avancer, virait sur place. Les deux marins, avec de l'eau à mi-jambe, se dirigèrent vers la barque blanche, mais quand ils furent tout proches, elle sombra soudain et la lumière de la baie disparut. À la place où étaient les quatre rameurs s'allumèrent quatre cierges, et le cinquième, celui qui tenait tout à l'heure le gouvernail, avait encore la tête et les épaules au-dessus de l'eau.

L'un des matelots lui ayant demandé s'il était de Dieu ou du diable, l'homme lui répondit :

« Nous sommes ici cinq âmes qui attendons le passage d'un homme de bonne volonté. »

Comme le marin lui répondait qu'ils étaient disposés à faire ce qui était nécessaire pour les délivrer, il ajouta que pour cela, il fallait faire dire cinq messes mortuaires pendant cinq jours, au maître-autel de Plomelin, auxquelles devaient assister trente-trois personnes. Lorsqu'elles eurent été dites, les marins retournèrent à la baie où la lumière se montra de nouveau au-dessus des flots, et les cinq fantômes apparurent dans la barque, encore vêtus de leurs cirés blancs, mais les larmes en avaient disparu, ils avaient l'air heureux et une musique délicieuse se fit entendre pendant qu'ils remerciaient par trois fois les marins.
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O brien



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Lun 24 Nov - 11:07

wow.toute une légende...c'est bien
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fradinette



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MessageSujet: Re: Histoires insolites   Dim 30 Nov - 7:33

LES FÉES DE COTTINGLEY -

L'histoire de deux jeunes filles qui fit croirent au monde que les fées existaient.



Voici l'une des supercheries les plus incroyables du 20eme siècle. Cette histoire insolite est celle d'un simple mensonge enfantin, qui souleva la controverse partout sur la planète et ce, jusqu'à sa démystification, environ 66 ans plus tard par les aveux d'une des auteurs de cette impressionnante imposture.

L'histoire débute donc en juillet 1917, durant la première guerre mondiale, dans un petit village du nom de Cottingley, dans le West Yorkshire. Elsie Wright et sa cousine, Frances Griffiths, sont respectivement agées de 15 et 8 ans lorsque, pour la première fois, elles déclarent au père de Elsie qu'elles voient et s'amusent avec des fées dans le boisé entourant la maison. Leur père est incrédule et ne veut pas croire ces histoires et devient bien vite agacé par les multiples déclarations de sa fille à cet égard.

Cependant, les deux fillettes avaient bien l'intention de prouver à ce dernier que leur récit était vrai. Elles empruntèrent donc son appareil photo pour aller prendre quelques clichés de ces fées. C'est le père lui-même qui développa les photos dans sa chambre noire et, à sa grande stupéfaction, il y vit effectivement 4 petites fées comme l'avaient mentionné les fillettes. Sur la photo, on peut y voir Frances, fixant directement l'appareil, avec une petite chute d'eau à sa droite et les fées, les ailes étrangement statiques, dansant devant elle.




Cependant, malgré cette photo très impressionnante, leur père reste sceptique et rationnel. Il ne croit pas aux fées, et refuse d'y croire. C'est probablement pour le convaincre et faire taire ces moqueries que, environ un mois plus tard, les fillettes empruntent de nouveau son appareil photo pour prendre une seconde photographie. Sur cette image, nous pouvons voir Elsie, assise devant le boisé, tendant la main à un gnome.




Même après avoir vu cette deuxième preuve, le père reste fidèle à sa pensée. Les jeunes filles en parlent à leur famille, leurs amis, leurs professeurs d'école... Personne ne veut les croire. Cependant, la mère de Elsie est moins sceptique que son mari et, en 1919, elle amène les photographies des fillettes à une réunion d'un groupe théosophique et y montre les clichés. Les photos font évidemment sensation.

À cette réunion ce trouvait une femme du nom de Edward L. Gardner, un membre de la Société Théosophique et conférencier militant qui croit à l'existence des fées, des lutins et autres féeriques du même genre. Il voit, à travers de ces images, la preuve irréfutable de l'existence des fées. De fils en aiguille, c'est en mai 1920 que cette nouvelle vint aux oreilles de Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes.

Conan Doyle est en pleine rédaction d'un ouvrage portant sur l'existence des fées lorsque cette nouvelle vint à ses oreilles, et de ce fait, il fait des pieds et des mains pour voir ces fameuses photographies. Rapidement, il réussit à mettre la main sur les copies des images et décident de faire équipe avec Gardner pour réaliser une enquête impartiale sur le sujet. Selon leur expertise, les photos ne semblent en aucun cas avoir été truquées.

En Août 1920, le duo fraîchement formé offre du meilleur matériel aux fillettes afin qu'elles puissent prendre de nouvelles photos des fées. Évidemment, les fées refusent d'apparaître si les deux fillettes ne sont pas toutes seules. Ces pourquoi un photographe du nom de Mr. Snelling se contentera de développer et d'authentifier les photos. Les jeunes filles retournent donc dans le boisé, s'amuser avec les fées et les résultats sont exactement comme le rêvait Conan Doyle, les jeunes filles prennent de nouveaux clichés, donc un qui est particulièrement surprenant et prouve, sans le moindre doute selon Conan Doyle, l'authenticité des images.

Sur la première (à gauche), nous pouvons voir la jeune Frances, de profil, qui regarde une fée qui semble bondir vers elle. Les regards ne semblent pas coïncider, mais peut-être que la petite créature avait tout simplement bougée trop vite. Sur la seconde image (celle de droite), une gentille fée, perchée sur une branche offre une fleur à Elsie.










Cette troisième et dernière photo est sans aucun doute la plus surprenante. C'est cette dernière qui fit durer le débat aussi longtemps. La photographie fût nommée "Les fées prenant un bain de soleil" et, contrairement aux autres clichés, les ailes des fées semblent en mouvement. C'est probablement la plus crédible des photographies.



Convaincu d'avoir mis la main sur des photos prouvant l'existence de créature magique, Conan Doyle partagea donc sa découverte avec quelques amis. Cependant, ces derniers n'étaient pas tous de son avis. La plupart soupsonnèrent un montage ou un trucage photographique. L'un d'entre eux lui fit d'ailleurs remarquer qu'une des fées porte une coiffure tendance...

C'est en décembre 1920 que la nouvelle parut dans le Strand Magazine. Conan Doyle y révéla toute l'histoire, tous les détails de leur enquête. Les fées existaient, des fillettes les avaient vues et un membre de la Société Théosophique, Geoffrey L. Hodson, prétendait en avoir vu et confirma par le fait même le témoignage des jeunes filles.

Il dit dans son article que: " toutes les objections possibles et imaginables ont été formulées et réfutées ". Il balaye l'objection des photographes " selon laquelle les silhouettes de fées projettent des ombres très différentes de celles des humains ". En fait, " les ectoplasmes, comme on nomme aujourd'hui les protoplasmes éthérés, ont une faible luminosité qui leur est propre et qui modifie considérablement les ombres ".

Pour conclure, Conan Doyle déclare: " il me semble que si nous les étudions davantage et découvrons de nouveaux moyens de les voir, ce petit peuple nous paraîtra aussi vivant et réel que le peuple des Esquimaux "; il précise que les fées sont " un composé d'humain et de papillon tandis que le lutin tient plus du lépidoptère "... Et si les fées paraissent tellement "conventionnelles", " c'est sans doute parce que, de génération en génération, les hommes ont vraiment vu les fées et en ont transmis une description exacte ".

Pour le créateur du célèbre Sherlock Holmes, il est évident que les fées et les gnomes existent. Lorsque ces collègues remettent en doute l'existence de ces créatures, il défend sa position fermement. Il déclarera d'ailleurs, en évoquant la possibilité d'un trucage, " toutes les objections possibles et imaginables ont été formulées et réfutées ". Il se moque des photographes " selon laquelle les silhouettes de fées projettent des ombres très différentes de celles des humains ". Selon si Arthur, " les ectoplasmes, comme on nomme aujourd'hui les protoplasmes éthérés, ont une faible luminosité qui leur est propre et qui modifie considérablement les ombres ".

Malgré les commentaires défavorables et l'incrédulité des gens qui l'entourait, Sir Arthur continua à croire en ses fées. C'est donc en août 1921, un an après avoir saisi ces fabuleuses images, que lui et Garnder proposent de renouveler l'expérience avec de l'équipement à la fine pointe de la technologie. En procédant de la sorte, ils seront capables de prouver que les fées sont bien en mouvement et que le tout n'est pas une supercherie. Malheureusement, le temps est maussade presque tout l'été et les créatures féeriques ne se présentent que durant les journées ensoleillées. Aussi, les jeunes filles ont grandit et il est évident qu'il ne sera pas évident de reprendre contact avec les fées. Elsie aurait eu ses règles, ce qui fait qu'elle n'est plus pure alors que Frances a été influencé par son éducation au pensionnat.

Il semblerait donc que les choses se compliquent pour sir Arthur. Heureusement, un médium, avec qui il va sur les lieux, lui confirme que la forêt est magique et remplie de fées, gnomes et farfadets. Heureusement pour lui, il aura un nouvel argument de poids contre ses adversaires septiques.

C'est donc en 1922 que Conan Doyle écrit un livre nommé relatant les détails de l'affaire Cottingley. Ce livre nommé The Coming Of The Fairies raconte l'aventure vécue par les deux jeunes filles, les recherches de sir Arthur ainsi que les critiques auxquelles ont fait face Doyle et Arthur. Cependant, l'auteur est formel, les fées existent et les photos sont originales. C'est cette position qu'il défendra jusqu'à sa mort, 8 ans plus tard.

C'est des années plus tard, en 1983, que suite à un article parut dans un journal anglais au sujet des fées de Cottingley, le journaliste reçu une très imposante lettre signée de la main d'Elsie. C'était une lettre d'aveux. La femme qu'était devenue Elsie (elle était maintenant âgée de 82 ans) n'en pouvait plus de faire duré le mensonge. Frances, 76 ans, confirma toute l'histoire.

"...(Vous avez) fait preuve d'une bien grande compréhension pour les beaux draps dans lesquels nous nous sommes mises, Frances et moi, ce jour bien lointain de 1916, lorsque notre petite plaisanterie est tombée à plat et que personne n'a voulu croire que nous avions pris des photos de vraies fées.

"Rendez-vous compte que si seulement on nous avait crues, notre farce aurait pris fin tout de suite et nous aurions tout raconté; j'avais quinze ans et Frances huit.

"Mais on s'est moqué de nous au contraire et tout le monde nous a demandé en riant comment nous nous y étions prises, et, toutes les deux, nous nous sentions très bêtes et nous avons laissé tomber, jusqu'au jour où, quelques années plus tard, Conan Doyle s'en est mêlé.

"Mon père m'a dit que je devais raconter immédiatement comment j'avais fait ces photos, alors, comme la plaisanterie était mon fait, j'ai pris Frances à part pour en discuter sérieusement. Mais elle m'a suppliée de ne rien raconter, parce que depuis l'article dans le Strand Magazine , on la taquinait à l'école (NDA : le nom des protagonistes s'était bien sûr éventé assez vite). J'avais aussi de la peine pour Conan Doyle. Nous avions lu dans les journaux qu'on lui adressait des commentaires désagréables à cause de l'intérêt qu'il portait au spiritisme, et maintenant on se moquait de lui parce qu'il croyait à nos fées. (...) Il venait de perdre son fils à la guerre (NDA : blessé gravement durant la bataille de la Somme, celui-ci était mort de la grippe espagnole, ainsi d'ailleurs que le frère cadet de Conan Doyle) et le pauvre homme essayait certainement de se consoler comme il le pouvait avec des choses qui ne sont pas de ce monde.

"Alors j'ai dit à Frances : "Bon, nous ne dirons rien puisque Conan Doyle et M. Gardner sont les deux seules personnes autour de nous qui ont cru à nos photos de fées et comme ils ont au moins trente-cinq ans de plus que nous, nous attendrons qu'ils meurent de vieillesse et, après, nous dirons tout (...)."

Les fillettes avaient tout simplement découpé des images de fées et collé sur des épingles, qu'elles avaient ensuite enfoncées dans le sol. Rien de bien compliqué. Le fait le plus surprenant est que l'auteur des dessins originaux n'a jamais vu ou reconnu son travail, malgré la popularité incroyable que ces clichés ont obtenue. La solution avait été trouvée en 1920, mais les rêveurs ne voulaient pas y croire.

Finalement, sur son lit de mort, l'une des dames déclara que malgré leur fraude évidente, elles avaient bien vu des fées dans la crique de Cottingley. Le mystère reste entier. Laissons la légende enchanter nos rêves...



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